Mémoire sur V hydrocéphalie. Genève
MALADIES DE L'ENGËPHALE. 521
tif, qui se répète à intervalles plus ou moins rapprochés.
Période de dépression. — A la période d'excitation, qui dure de quelques jours à deux semaines, fait suite une période de dépression : la céphalalgie et les vomissements se calment ou disparaissent, la somnolence succède à l'insomnie, et l'enfant parait goûter un repos calme et trompeur qui pourrait faire supposer à tort une amélioration qui est factice. Le petit malade, indifférent à toute chose, et plongé dans une sorte de torpeur, répond péni-^ blement aux questions qu'on lui adresse; l'anestbésie remplace l'hypereslhésie, et les cris hydrencéphaliques sont plus rares. La température, quoique moins élevée que précédemment, reste néanmoins au-dessus de la normale, le pouls est irrégulier et tombe n 60 pulsations par minute; c'est une fièvre dissociée (Jaccoud)^ Le ventre est rétracté, creusé en bateau, la face rougit et pâlit tour à tour, la tache cérébrale est fort accusée (Trousseau)*. La respiration est irrégulière : ainsi le malade, après quelques inspirations amples et précipitées, s'arrête tout à coup quelques instants, comme s'il oubliait de respirer. A cette période apparaissent des convulsions généralisées ou limitées à une jambe, à un bras, à la face ; des contractures passagères, qui s'emparent des mains, des muscles du cou et des mâchoires (trismus), des muscles de l'œil (strabisme).
Cette période de dépression, souvent entremêlée de phénomènes passagers d* excitation , dure quelques jours et fait place à la période paralytique. Les paralysies qui surviennent dans le cours de la méningite tuberculeuse ont des caractères spéciaux : elles font suite habituellement à un accès convulsif, elles affectent souvent la forme hémiplégique, elles frappent un bras, puis une jambe, elles sont successives plutôt