Grasset. Leçon de clinique médicale, 1896, p
8. Grasset. Leçon de cKnique médicale, Montpellier, 1891, p. Adi.
3. Atlumassio. Troublée trophiques dam V hystérie. Thèse de Paris,
4. Ghlpault. Hémorrhagie hystérique du sein. La Presse médicale, 1886, p. 406.
Aux troubles* trophiques hysténques appartiennent les atrophies musculaires. L'atrophie musculaire hystérique se superpose presque toujours aux parties atteintes de paralysie de contracture, d'anesthésie, il est bien rare qu'elles en soient indépendantes. Elles atteignent la main, le bras, la jambe. Dans quelques cas elles ont eu une marche ascendante débutant par la main et remontant au bras. Ces atrophies musculaires hystériques*, diflerent notablement des amyotrophies myélopathiques; elles n'atteignent pas le degré d'atrophie qu'on observe dans l'atrophie musculaire progressive, elles ne sont pas habituellement accompagnées de secousse fibrillaires; la coniractilité électrique est diminuée proportionnelle^ ment à Tatrophie, et il n'y a pas généralement de réaction de dégénérescence. Toutefois, ces signes distinctifs ne sont pas absolus, car dans quelques observations on a constaté des contractures fibrillaires et une faible réaction de dégénérescence. Le début est rapide, et l'amélioration, dès qu'elle survient, aboutit vite à la guérison. La pathogénie de ces atrophies est mal connue; peut-^tre sont-elles dues à une altération simplement dynamique des centres nerveux, et elles seraient comparables aux amyotrophies qui succèdent au traumatisme articulaire (Vulpian).
Viscères et appareils. — V appareil respiratoire est le siège de désordres variés. Le^ spasmes de la glotte provoquent des accès de dyspnée : la paralysie des muscles crico-aryténoïdiens postérieurs, dilatateurs de la glotte, est accompagnée de dyspnée avec sifflement ou oomage inspiratoire. Les convulsions des muscles laryngés et les spasmes du diaphragme provoquent des cris d'aboiement et de grognement qui se répètent par accès ou qui se succèdent d'une façon incessante. Les mouvements spasmodiques du diaphragme déterminent des bâillements, du hoquet et des accès de rire que rien ne peut mattri-