‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 183 sur 246 · Carré. Des hémoptysies nerv. {Arch. de tnéd.j 1S · texte numérisé non relu

Carré. Des hémoptysies nerv. {Arch. de tnéd.j 1S

2. Ferrand. Vomissement de sang élans Chysiérie. Thèse de Paris,

3. Parrot. Sueur de sang et himorrhagies névropath. (Ga». heba. 1809).

mais encore d'une fièvre qui est continue comme la fièvre typhoïde» et qui peut se prolonger plusieurs septénaires*. J*ai plusieurs fois été témoin de faits de ce genre; cet état pseudo-fébrile consiste en troubles de caloriftcafton, le thermomètre marquant et dépassant 40 et 41 degrés.

Diagnoftic. — Le diagnostic doit porter : 1* sur l'hystérie convulsive; 2* sur Thysténe non convulsive.

L'hysténe convulsive vulgaire, la petite hystârie» diffère de l'épilepsie par tous les caractères que j'ai énumérés. Dans certains cas, l'épilepsie se joint à l'hystérie, mais l'association des deux névroses est tantôt réelle, tantôt apparente. Elle est réelle, lorsque les deux névroses, hystérie et épilepsie» restent distinctes dans leurs crises : ainsi telle jeune fille épilep tique qui devient hystérique à sa puberté pourra avoir distinctement des crises d'hystérie ou des attaques d'épilepsie. Dans d'autres cas, l'association des deux nécroses n'est qu'apparente : c'est la grande hystérie ou attaque épileptcide, mais ce n'est pas là de l'épilepsie vraie (Gharcot) : en effet, l'attaque d'hystéro-épilepsie peut être arrêtée par la compression de l'ovaire; la température ne s'élève pas après une série d'attaques comme elle s'élève dans l'état de mal épileptique ; la malade n'est sujette à aucune des manifestations du petit mal épileptique, et elle n'est pas exposée aux terribles conséquences de la manie épileptique. L'hystérie est différente de la catalepsie, névrose caractérisée par l'abolition momentanée des actes intellectuels et par l'exagération des contractions musculaires, les membres restant immobiles dans la position qu'on leur a donnée : toutefois la catalepsie est fréquemment associée de l'hystérie*.

Le diagnostic de l'hystérie locale (non convulsive) com-

1. Briand. De la fièvre hystérique. Thèse de Paris, 1877. Crouiet Fièvre hystérique. Thèse d« Paris, 1895. S. Rieher. OuTrage eiU.

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prend le diagnostic des innombrables symptômes que j'ai énumérés. Il ne faut pas confondre Thémiplégie hystérique et l'hémiplégie des lésions encéphaliques, la contracture hystérique et la contracture des scléroses latérales de la moelle. Certains syndromes hystériques peuvent simuler les maladies de la moelle épinière, la sclérose eu plaques, la syringomyélie, le tabès, les paraplégies. Le diagnostic est en général possible, même quand il y a « associations hystéro-organiques* ».

Il faut discerner la gastralgie et l'hématémése d'origine hystérique de ces mêmes symptômes dépendant d'une lésion de l'estomac; la toux et l'hémoptysie d'origine hystérique seront également différenciées des lésions pulmonaires de nature tuberculeuse. Pour éclairer le diagnostic dans les cas difficiles, on doit rechercher si la malade n'a pas eu quelque attaque d'hystérie convulsive, si elle n*a pas, dans son état, quelque indice, quelque stigmate suspect, tel que boule hystérique, hémianesthésie, hyperesthésie ovarienne, anesthésie pharyngée, zones hystérogènes, troubles oculaires, etc. ; il faut enfin analyser avec soin les caractères spéciaux du symptôme en litige, ce qui vient d'être fait avec l'étude de chacun d'eux.

Étiologie. — Pronostic. — Traitement. — L'hystérie peut exister chez les enfants*, néanmoins elle fait son apparition surtout vers l'âge de la puberté, quelquefois plus tard, et elle diminue notablement de fréquence ùl l'époque de la ménopause. L'hérédité la prépare ; suivant certains auteurs, elle aurait des rapports étroits avec la tuberculose (Grasset)'. Les émotions, les chagnns, l'amour malheureux, l'imitation (contagion nerveuse), la chlorose, en sont les causes les plus habituelles. Elle coexiste souvent avec le goitre exophthalmique, avec la

1 Sgndromeê kiftiériquet, iimulateurs deê maladie» de la moelle épiniire. Souques, thèse de Paris, 1891. S. Mlle Goldspiegel. Hytt, chez les enf. Th. de Paris, 1888. ft. Graaet. Mal. du tytt. nerveux, 1886^

neurastliéniey a^ec l'astasie-abasie, avec la chorée de Sydenham. Les faits de contagion nerveuse, qu*on retrouve du reste dans d'autres névroses, expliquent les épidémies célèbres des Ursulines de Loudun en 1634 et des convulsionnaires de Saint-Hédard en 1727.

La grande cause prédisposante de l'hystérie c'est l'hérédité nerveuse, et les agents provocateurs sont nombreux ^ Au nombre de ces agents provocateurs je citerai les maladies infectieuses (typhoïde, pneumonie, paludisme, syphilis, rhumatisme), les intoxications chroniques (plomb, mercure, alcool), les maladies génitales, la grossesse, l'accouchement, les traumatismes.

Au sujet du traumatisme je dois faire quelques restrictions : le traumatisme est en effet la cause occasionnelle de bon nombre d'accidents hystériques, mais ces accidents ne sont-ils pas parfois hystéiîformes? La preuve, c'est que l'autosuggestion, qui a une si heureuse influence sur certains accidents hystériques, sur la paralysie flasque, par exemple, n'en a pour ainsi dire pas sur les paralysies hystérif ormes d'origine traumatique'.

Bon nombre de ces hystéries pourraient être décrites comme hystéries secondaires ou symplomàtiques; de même qu'à côté de la grande névrose, l'épilepsie, prennent place des épilepsies secondaires ou symptomatiques. Le syndrome de l'hystérie peut être réaUsé avec quelques-uns de ses caractères les plus tranchés, dans l'intoxication saturnine, dans l'intoxication mercurielle^, dans l'intoxication par Valcool et par le sulfure de carbone*.

L'hystérie est loin d'avoir la gravité de l'épilepsie ; il

1. GuignoD. Agents provocateur* de Vhystérie. Th. de Paris, 1889. — D'Aurelle de Paladines. Associations morbides depath. nerv. Th. de Paris, 1889.

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