Lannois. Chorée héréditaire {Rev. de méd.^ août
l Riga] Ann. d*hijg. et de méd» lég.^ 1873. — Breton. État mental dans la chorée. Th. de Paris, 1893.
«Ue sunrienl à Tépoque de la dentition, dans le cours de la seconde enface, à la puberté ; on Ta néanmoins obser^ vée chez des gens âgés. La chorée des vieillards présente même quelques caractères particuliers : elle est brusque dans son apparition et n*est pas annoncée par des pro dromes; elle laisse intactes les facultés intellectuelles, mais eUe persiste à Tétat d'inûrmité et ne guérit pas comme la chorée du jeune âge *. U hérédité a sur le développement de la chorée une influence manifeste ; des parents épileptiques ou hystériques engendrent des enfants choréiqueSy car la transformation des névroses par hérédité est un fait qui s'observe journellement (Trousseau)- Les causes déterminantes les plus habituelles sont les émotions, la frayeur, la colère, la chloro-anémie, la grossesse, Vimitation, le rhumatisme. L'imitation (contagion nerveuse), fréquente dans les hôpitaux d'enfants, rend compte des épidémies de chorée.
Au sujet du rhumatisme, diverses opinions sont en présence. Pour certains auteurs (Sée), la diathèse rhumatismale crée la chorée, au même titre qu'elle engendre les douleurs articulaires ou les affections du cœur. La chorée, vu son origine rhumatismale, pourrait même atteindre directement le cœur sans que le sujet eût nécessairement à subir la phase des douleurs articulaires. En d'autres termes, la chorée, les affections cardiaques et les douleurs articulaires sont des manifestations de la diathèse rhumatismale : elles s'appellent, se suivent ou se remplacent, et la manifestation articulaire « est l'associée qui porte la plus grosse part » (Roger) *. Chez un malade atteint de chorée, il faut donc toujours ausculter le cœur, car les lésions valvulaires modifient singulièrement le pronostic. Aux conclusions précédentes on a opposé une autre théorie : on a prétendu (Broadbent) (fue les relations de la chorée et dës affections du cœur