Jaccoud. Clinique de la Charité. Paris, p
de saint Guy doit être fait avec Vhémichorée symptoma- Uque, Cette hémichorée» qui est généralement associée à rhémi-anesthésie et à Thémiplégie, parait coïncider avec la lésion du pied de la couronne rayonnante» en un point Toisin delà région dont la lésion produit l'hémi-anesthésie ^ . . VtUhétose (Hammond) est caractérisée par un mouvement continu des doigts et des orteils et par l'impossibilité de les tenir en repos; c'est une variété de l'hémichorée post-hémiplégique, c'est un mouvement choréiforme*.
La chorée hystérique doit nous arrêter un instant, car l'association de la chorée et de l'hystérie peut se faire de différentes manières. Tantôt le sujet atteint de danse de saint Guy, de chorée vulgaire, est franchement hysté rique ; tantôt, l'hystérie est moins manifeste, mais on en retrouYB des stigmates indéniables, tels que : point douloureux hystérogènes, possibilité du transfert, rétrécissement du champ visuel, hémi-anesthésic (Marie). Dans ces différents cas l'association morbide se fait entre l'hystérie et la chorée vulgaire, et le malade est atteint de chorée arythmique, à mouvements contradictoires et illogiques; mouvements qui ne présentent aucune cadence et qui ne répondent « à aucun mouvement expressif ou professionnel »'. Mais en opposition à cette variété de chorée, doublée d'hystérie, il faut placer une autre variété de chorée hystérique dans laquelle l'hystérie a la plus large part, car c'est elle qui donne aux mouvements choréiques leur signification ; cette variété, encore nommée grande chorée, chorée rythmique hystérique, est caractérisée, non plus, comme la précédente, par des mouvements désordonnés, mais par des mouvements systématiques, rythmés, cadencés, mouvements de danse, oumauvements professionnels (mouvements du forgeron). Telle malade a des mouvements d'épaule, des mouvements de flexion et d'extension du tronc. « On dirait l'image
1. Raymond. De Vhémiancsth, et de Vhémichorée. Th. de Paris, 1876.
S. Yoy. Grasset. Mal. du sysl. nerv., 1886.
3. Monographie des chorécxAinnno'xs. Thèse d'agroj^alion. Paris, 1886.
d'une salutation profonde et répétée, rendue ridicule par sa répétition même et par son exagération*. » Cette chorée rythmique hystérique peut se prolonger des mois et des années ; dans quelques cas, au contraire, elle cesse brusquement.
Sous le nom de chorée électrique, Dubini a décrit une affection caractérisée par des crises de secousses rapides, accompagnées d'accélération du pouls, d'élévation de température et se terminant habituellement par une attaque d'apoplexie. « On peut discuter si c'est une forme particulière de typhus cérébro-spinal ou une méningite anormale, mais ce qui est certain, c'est que ce n'est point une chorée. » (Jaccoud.)
La dénomination de chorée électrique a été donnée également à une névrose convulsive rythmique, dififérente de la chorée, et surtout fréquente chez les enfants. Plusieurs fois par minute, le petit malade est pris de spasmes musculaires subits et rapides comme une décharge électrique; la tète est brusquement projetée en arrière ou en avant ; chez un autre, le spasnie consiste en une brusque élévation des épaules ou une projection des bras en avant. Un vomitif au tartre stibié-fait parfois disparaître du premier coup ces mouvements choréiformes*.
La danse de saint Guy doit être séparée des fausses chorées, telles que les crampes, les tics et les « impulsions locomotrices systématiques » (Jaccoud), qui n'ont rien de commun avec la vraie chorée. La plupart de ces états morbides, chorea saltatoria et festinans, la chorée rotatoire ou oscillatoire, diffèrent de la chorée en ce que les mouvements anormalement produits ne sont pas continus et peuvent même être suspendus ou retardés par un effort énergique de la volonté. Or la volonté ne suspend jamais les mouvements choréiques; au contraire, elle les exagère.
L'état convulsif décrit par Friedreich sous le nom de