‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 198 sur 246 · Guertin. Chorée dite électrique. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

Guertin. Chorée dite électrique. Thèse de Paris

paramyoclontu multiplex, et chez nous sous le nom de myaclonies rythmiques*, doit être distingué de la chorée de Sydenham. Cette maladie est caractérisée par des convulsions cloniques» brusques, involontaires, habituellement sans déplacement du membre convulsé ; les convulsions se répètent à intervalles inégaux et occupent généralement un certain nombre de muscles symétriques des membres. La volonté peut atténuer ces mouvements convulsifs; on n'observe habituellement aucun trouble psychique, sécrétoire, ou vaso-moteur. La myodonie rythmique peut apparaître brusquement, durer des mois, des années, et guérir.

Différents traitements ont été préconisés contre la chorée. Les pulvérisations d'éther le long de la colonne vertébrale, les préparations arsenicales, le bromure de potassium, le chloral, les douches froides, les bains sulfureux, la gymnastique, toutes ces médications revendiquent quelques succès. L'antipyrine donne de remarquables résultats. Chez les sujets hypnotisables, la suggestion a quelquefois enrayé les accès de chorée.

Vanatomie pathologique de la chorée est encore à faire, et à côté d'autopsies complètement négatives, on a trouvé dans les centres nerveux des lésions disparates sans valeur pathogénique.

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