‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 219 sur 246 · Clinique médicale, t. II, p · texte numérisé non relu

Clinique médicale, t. II, p

'È. Landouzy. Gaz. méd.de Paris j 1839. — Stephan. Rev.de méd., juillet 1888.

3. Dargaud. Hémipl. faciale dans la période second, de la syphili*. Th. de Paris, p. 38.

4. Tiiëse de Testaz. Paralysij douloureuse de la septième pair.\ p. 42.

quelle des douleurs très étendues ont précédé de plusieurs jours la paralysie; elles durent encore, mais amoindries, après six mois de maladie. Pour expliquer cette névralgie qui vient s'associer à la paralysie, il faut admettre un retentissement sur le rameau auriculaire du pneumogastrique, qui s'anastomose avec le nerf facial, et sur les branches du nerf trijumeau.

La paralysie se traduit par des signes qui sont beaucoup plus accusés si l'on fait rire ou causer le malade, parce qu'on provoque ainsi la contraction des muscles du côté sain. Le nerf facial étant le nerf qui préside à la mimique de la face, toute expression est abolie du côté paralysé. Les muscles du côté sain attirant à eux le côté paralysé, il en résulte une déviation des traits et une déformation du visage. Quand on regarde en face un individu atteint d'hémiplégie faciale, le côté paralysé a l'air de se présenter en avant, comme s'il était mis en saillie par le côté sain qui se cache derrière lui. Le côté paralysé est immobile et offre un étrange contraste avec l'animation de l'autre côté du visage ; les muscles ne«e contractent plus, le muscle frontal n'exprime plus l'attention, le muscle pyramidal n'annonce plus l'agression, le muscle sourcilier n'exprime plus la souffrance, le grand zygomatique ne donne plus signe de joie, les élévateurs de l'aile du nez, de la lèvre supérieure et le petit zygomatique ne peuvent plus peindre la tristesse et le pleurer ; la peau du front est lisse et les rides s'effacent du côté paralysé. L'hémiplégie faciale est accompagnée de la paralysie des muscles qui concourent au fonctionnement des organes des sens,

A. Organe de la vision, — L'œil, du côté paralysé, parait plus grand et plus largement ouvert, à cause de la paralysie du muscle orbiculaire. Deux muscles président aux mouvements des paupières : l'un sert à les fermer, c'est l'orbiculaire, animé par le facial ; l'autre sert à les ouvrir, c'est l'élévateur de la paupière supérieure, animé par le moteur oculaire commun. Quand l'orbiculaire est

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paraiysé, l'occlusion complète de l'œil est impossihlo; l'équilibre est rompu au profit de l'élévateur, qui tient la paupière supérieure toujours relevée ; le dignement est imparfait, et le globe de l'œil reste en piu*tie décoojvert, même pendant le sommeil. La paupière inférieure est légèrement renversée et subit un commencement d'ectropion; l'ouverture palpébrala est déformée, le grand angle de l'œil prend une forme plus aiguë, les larmes ne sont plus étalées uniformément, la conjonctive s'injecte, se dessèche et peut s'enflammer

La paralysie du nerf facial donne lieu à un épiphomt l'écoulement des larmes sur la joue est dû à la paralysie du petit muscle de Homer, dont le rôle est de faire saillir les points lacrymaux en les portant en dedans vers le sae lacrymal, où ils vont, pour ainsi dire, puiser les larmes.

B. Organe de Vodorat, — Le nerf facial meut les nari* nés : aussi, dans l'hémiplégie faciale, le bout du nés est légèrement dévié vers le cdté sain, l'ouverture nasale est rétrécie, l'aile du nez n'est plus soulevée à chaque in* spiration et l'olfaction est moins parfaite par suite du rétrécissement de l'oriûee. Chez l'homme, dont les narines sont rigides, la paralysie fadale a peu d'influence sur la respiration, mais chez le cheval, dans le cas de paralysie double du nerf facial, les naseaux s'affaissent à chaque inspiration, et, comme le larynx remonte très haut jua^ qu'à l'ouverture postérieure des fosses nasales, il en résulte de graves troubles respiratoires.

G. Parole et maeticalion, — Les mouvements des lèvres sont abolis du côté paralysé : le malade ne peut ni siffler ni souffler, et la prononciation des labiales est presque impossible. La bouche est de travers, la commissure du côté sain est déviée et attirée en haut, et la difformité s'accroît quand le malade veut rire ou parler. L'occlusion des lèvres étant incomplète, la salive s'écoule quelquefois hors de la bouche, la joue paralysée est flasque, à cause de l'inertie du musde bucdnateur, les alûnents, mal contenus par les lèvres* s'accumulent entre l'arcade

dentaire et It joue paralysée; la mastication est gênée. La joue» devenue flasque, ne résiste plus à Tair expiré; elle est soulevée comme un voile à chaque expiration; on dit du malade qu*il fume la pipe.

D. Les troubles du goût et de Vouîe seront étudiés à propos de la paralysie intra-temporale.

Dans la paralysie faciale a frigarCf la contractilité électrique subit de notables modifications. Quand la paralysie est légère, la contractilité électro-musculaire persiste presque intacte (Erb); c*est là une forme bénigne qui guérit en deux ou trois semaines ; mais dans les formes graves Texcitabilité galvanique et faradique des nerfs est perdue, ainsi que l'excitabilité faradique des muscles, ce qui indique pour la paralysie une durée de plusieurs mois; il n*est même pas rare que les mouvements soient encore compromis après plusieurs années, et certains muscles sont parfois atteints de contracture, ainsi que nous allons le voir au sujet du pronostic.

Des injections de pilocarpine pratiquées du côté sain et du côté paralysé donnent un retard de une à trois minutes dans Tapparition de la sueur du côté paralysé. Ce phénomène est spécial aux paralysies faciales périphériques à forme grave; il n*existe pas dans la paralysie faciale d'origine cérébrale; dans ce dernier cas, « la réaction sudorale » au moyen de la pilocarpine est égale des deux côtés de la face (Straus)*.

2" Paralysie d'origine intra-temporale. — Le nerf facial ayant pénétré dans le conduit auditif interne, avec le nerf auditif et le nerf de Wrisberg, parcourt un long trajet dans l'os temporal ; il s'engage dans l'aqueduc de Fallope et présente le ganglion géniculé dans lequel se perd le nerf de Wrisberg. De ce ganglion naissent le grand nerf pétreux superficiel et le petit nerf pétreux superficiel. Le nerf facial continue son trajet, il fournit le nerf du muscle de l'étrier, la corde du tympan, et il sort de l'aqueduc par le trou stylo-mastoïdien.

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