‹ Manuel de pathologie interne. v. 3 (volume 2)Chapitre 6 sur 246 · Bouchard. Rev. de médecine^ 1881, p · texte numérisé non relu

Bouchard. Rev. de médecine^ 1881, p

DIEULAFOT, PATIIOL. T. U. '2

18 XALADIES DE L'APPAREIL nU^AIRE.

Mais d'autre part, quand on connaît le peu d'affinité des bactéries pour les reins et la faible tendance qu*ont les reins à l'élimination en masse des microbes, on se dit que les microbes doiTent surtout agir par leurs toxines sur les épithéliums du rein. Ne sait-on pas, du reste, que certaines maladies infectieuses, la diphthérie, le choléra, le tétanos, proToquent des altérations rénales, des nécroses, des dégénérescences cellulaires, bien que leurs microbes ne pénètrent pas dans le sang? N*a-t-on pas TU des néphrites, et des néphrites terribles, survenir à la suite de vaccinations anti-tuberculeuses faites avec des cultures vieillies*, et à la suite d*inject ions sous-cutanées faites avec la tuberculine de koch'?

Expérimentalement, on a pu provoquer des lésions rénales en injectant des cultures du microbe dXberth (Chantemesse et Widal), et des cultures du pneumocoque (Roger et Gaume), de même qu'on a pu, expérimentalement, provoquer des néphrites par des inoculations de toxine. Chez des lapins inoculés avec la toxine pyocyanique. Charrin a observé la néphrite chronique granuleuse avec hypertrophie du ventricule gauche. Chez un singe inoculé avec la toxine diphthérique. Enricjuez et Halhon ont trouvé une néphrite granuleuse avec hypertrophie du ventricule gauche*.

Tout ceci nous prouve donc que les éléments du rein peuvent être et doivent être adultérés par les toxines, comme ils le sont du reste par les poisons minéraux. Que le poison ap:is>e directement sur répitliélium des tulHili, qu*il agisse sur les petites arlérioles en créant la diapédésê et rartério-sclérose, que les lésions soient a>-^K-iéH> oïl indépendantes, plus ou moins dégénérativ»*> ou j»hle;.'masiques, peu importe, nous savons maintenant, nu du moins nous commençons à savoir, pourquoi

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