Vulpian. Arch. de physiologie^ 1868, p
3. îiote sur la sclérose des cord. poster, dans Vat. locom., in >lrrA. de physiul.^ 1872. p. 363. — Note sur un cou de sclérose pi imit, de faisceau médian des cord. poster. {Arch. de physioLf 1873, p. 74j.
UAUDiËS DE U MOELLE ÉPINIuRE. 277
^^- fmceau médian, mince à la région lombaire, plus lai'geila région dorsale, offilé à la région cervicale (cordon de Goll), va se terminer dans les pyramides postérieures. Ce faisceau médian existe donc dans toute la haateurde la moelle; il est composé de fibres longitudinales qui naissent de la substance grise à différentes banteurs et ({ui sont sans doute en rapport avec les cellules des colonnes vésiculaires de Clarke ; plus ces filtres longitudinales doivent parcourir un long trajet, rt plus elles sont superficielles; certaines d'entre elles sont assez longues pour relier le renflement lombaire aux pyramides postérieures.
fin dehors de c^ faisceau médian existe un autre fais- <^au, le faisceau de Burdach, qui contient dans sou tiers «teme la bandelette externe de Charcot et Pi(»rret, qu'on ■^trouve aussi dans toute la hauteur de la moelle. Il est ^«rnié, d'une part, de fibres arciformes superposées, ^res commissurales établissant des relations intimes entre différents points de la substance grise postérieure (Todd, Yulpian), et d'autre part de fibres à direction transversale et oblique, qui proviennent des racines postérieures des nerfs (masses fibreuses internes de Kôlliker) et qui '<>nl se jeter dans les cellules de la corne postérieure.
fin résumé, les cordons postérieurs de la moelle sont formés des cordons médians de Goll, et des faisceaux de ^'rdach contenant les bandelettes externes de Charcot elPierret. Eh bien, dans le tahes dorsalis, l'altération envahit-elle le cordon postérieur tout entier, ou bien, t^ste-t-elle cantonnée à l'un des deux faisceaux secondaires; et dans ce cas lequel est pris; est-ce le cordon de ^H ou le faisceau de Burdach? Quand on fait les aii- *^Psies à une période avancée de la maladie, on trouve '* sclérose généralisée à la totalité des faisceaux postérieurs; mais, quand Texamen anatomique est pra- 'jquéàdes périodes moins avancées, on peut saisir la lésion à ses différents stades d'évolution (Pierret), et l'on voitqu'ji côté de la lésion primordiale, caractéristique et
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constante, il en est d*autres qui sont secondaires et inconstantes.
La lésion caractéristique et constante est celle des bandelettes externes* (faisceau de Burdach); et au nombre des lésions secondaires se trouve celle des faisceaux médians (cordon de Goll).
La sclérose isolée du cordon de Goll à la région cervicale s'observe surtout à titre de sclérosé ascendante secondaire, lorsque la moelle est lésée dans sa région dorsale (mal de Pott, tumeurs), elle n'est accompagnée ni de douleurs fulgurantes, ni d'ataxie. C'est une preuve que la sclérose isolée de ce faisceau médian ne tient pas sons sa dépendance les symptômes tabétiques; et, si on la trouve fréquemment dans les aulopsies de tahes d or salis ^ c'est simplement parce qu'elle est consécutive à la lésion dorso-lombaire du tabès (Pierret) comme elle est consécutive à une tumeur ou au mal de Pott. Ce n'est donc pas dans la sclérose, des faisceaux médians qu'il faut rechercher la lésion du tabès*.
La lésion constante et caractérisliquedu tabès est localisée à l'autre partie des cordons postérieurs, aux handelettes externes , et M. Pierret a réuni plusieurs observations où la maladie n'était encore qu'à son début, à la période des douleurs fulgurantes, et la lésion scléreuse des bandelettes externes existait déjà, étroite et isolée, sans altération des faisceaux médians de Goll. La lésion médullaire débute donc par les bandelettes externes du faisceau de Burdach, elle envahit ensuite les racines spinales postérieures, la substance grise postérieure, et détermine secondairement la sclérose ascendante des cordons médians de Goll.
1. C'est à celte r(^pfîon dos bandelettes externes que correspondent les faisceaux radicul.iires internes des racines postérieures (Réllikei^
'i. Cette sclérose des faisceaux médians peut être primitive ou secondaire, associée à d'autres lésions ou isolée, et l'on connaît mal les symptômes qui se rattachenl à cette forme de sclérose faseicnlée médi ane.
MALADIES DE lA UOELLE ÉPINIËRE. 270
D. Les lésions du grand sympathique sont encore mal connues; toutefois on a trouvé des lésions dos ganglions ^ ce qui n*a pas lieu de surprendre, Torigine médullaire du grand sympathique paraissant exister dans les colonnes Tésiculaires postérieures de la moelle et de tractus in 1ermedio-latcralis de Glarke (Pierret). On a constaté des névrites dans différents plexus.
E. Mvrites périphériques, — Dans le cours du tahes, un certain nombre de nerfs périphériques sont atl oints denéTrite*; ce n*est pas constant, mais c'est très fréquent. Ces altérations siègent à la périphérie des uo.vh et sont le plus souvent péripliéri(|ues d'emblée. Kn cllel, les ganglions spinaux correspondants sont sains jus({u'à une certaine distance. Les névrites périphériques peuvent être très accusées, alors même que le tabès est à son début, et inversement les nerfs périphériques peuvent être intacts dans les cas où les cordons postérieurs de la moelle sont depuis longtemps sclérosés. Dans quehpies cas on n'a constaté les névrites périphériques que dnn seul côté, tandis que la lésion de la moelle est symétrique. Tout ceci prouve bien que la névrite péripliériqne tabétique parait évoluer pour son propre compte, parallèlement à la lésion de la moelle, mais sans lui être <^rectement associée. Du reste, celUi autonomie des névrites périphériques n'enlève rien à la loi de Waller, niais elle prouve que les lésions périphériques des nerfs peuvent évoluer indépendamment des lésions des centres trophiques.
^ névrites périphériques peuvent atteindre les nerfs sensitifs, mixtes et viscéraux; elles sont très fréquentes sw les nerfs cutanés, on les a également observées sur les nerfs musculaires. Entre autres nerfs atteints de né-, ^rite périphérique, je citerai : les nerfs du relcvenr de I* paupière supérieure (l)éjerine), le récurrent et le
^' Raymond et Arthaud. Société de biologie, jullet 1SS2. ^ l^jerine. Altérations des nerfs cutanés chez les ninxiques {Ardu ^P>»Wioiogte, juiUet 1883. — Soe. de biologie, 18 octobre 1884).
pneumogastrique (Oppenheim), le plexus cardiaque, le plexus cœliaque et le sympathique abdominal (Grocéo et Fusari)*.
Ces névrites sont de nature parenchymateuse : fibres nerveuses atrophiées ou en voie de destruction, lésions interstitielles et périnévrite. Certaines de ces névrites périphériques sont curables (Pierret).
Physiologie pathologique. — L'apparition des symptômes de Tataxie locomotrice est-elle en rapport avec la marche systématiquement envahissante de la lésion? C'est ce que nous allons étudier.
La douleur — Au début de la maladie, à la période des douleurs fulgurantes, la lésion est confinée aux bandelettes externes sous forme d'une bande scléreuse très mince et très limitée : or, comme à cette époque les racines postérieures des nerfs spinaux ne sont pas encore atteintes, il faut admettre que les douleurs du tahes dorsalis sont dues à l'altération de ces racines postérieures pendant leur trajet intra-spinal. Ces lésions expliquent bien les douleurs des membres et du tronc, mais quand il s'agit des crises si douloureuses de l'estomac, de la vessie, du rectum, du rein, il est probable qu'il faut les rapporter aux névrites périphériques qui ont été constatées dans les plexus et nerfs viscéraux correspondants. Les névrites périphériques des nerfs laryngés et pneumogastriques expliquent les crises laryngées.
Les anesihésies, — La diminution, la perle, la perversion des sensibilités' (toucher, douleur, température, sensibilité musculaire et articulaire, sens des attitudes), sont des phénomènes qu'on n'observe qu'à une période assez avancée de la maladie; l'anesthésie et lanalgésie sont souvent disséminées sous formes de plaques; elles sont parfois complètes (pied, jambe, face), et souvent il
1. Pitres et VaiUard. Névrites tab. périph, {Rev, de m^<l., juU. 1886).