Arch. de physiol,, nov. 188 i
KALADIES DE U MOELLE ÉPLNIÊRE. 275
dries; au lieu d'avoir un volume double des racines antérieures, comme à Tétat nonnal, elles sont deux et ,trois fois plus petites. On sait que les libres des racines postérieures, aussitôt entrées dans la moelle, se divisent en deux branches terminales; — Tune descend par le faisceau de Burdach qui contient dans son tiers externe la itandetette externe de Charcot et Pierret, et s'arrête bientôt dans la moelle; l'autre remonte verticalement dans le cordon postérieur pour se terminer à diiTérents étag»;s ^s la corne postérieure. U en est qui atteignent \ti bnlbe. Ces branches terminales émet'.ent des collatérales <ini pénètrent la substance grise par de fînes arborisations ; ^ plus courtes se terminent bientôt autour des cellules lesphis proches; d'autres, les moyennes, vont former un nehe plexus autour des cellules de la colonne de Clarke, celleïdenvoient un faisceau direct au cervelet; certaines, passant par la commissure gnse poiït*^rieure, se perdent dans la corne postérieure du côté opposé. U existe enfin des collatérales longues qui forment le faisceau collatéral i^éllexe de Kôlliker, sensitivo-moteur de Kamon y Cajal. ^ se termine dans la corne antérieure.
Cet appareil collatéral, bien décrit par Ramon y C;ijal, ^ le siège de lésions constantes et pr-^cocrs ûhui Je ^^^9 comme l'ont montré Lissauer et W^i:rvrt*. Plerret *vait signalé en 1871 la dégénére^c^enc^ des fibr.ll^» i^^euses qui cheminent dans la substance vrihK d^^i ^^ncs postérieures. La dézénérescence des f:f/.'.h*Arh\'i'i '^teesetdes collatérales de la colonne d^ ^..htKK ri./e ^ le début du tabès (Xarinesco *; e:ie coiLC:*: to,//iri •>ec l'altération des cordon § po • l-': ri - • j r ^ . , f^ racines postérieures sont le si-:--^ 'ie l^'.jrrz *:■■. évidentes dans le tabès ancien: kur iri*.-:T!*>î r/a -•■': ^^^^erréeque dans le tabès au d'^but. ^*^\[>,<:, '\r\ W'.j, ^ plus tard Schnltxe, Leyden, D-^j^nfi^ -.r.t a:::.-- :-> U
j2* ^^viiier et WeigerL De» wiudificatù/ia <U Ji t'^w^^nrut m L*»r*A '^f'tMkm dormi, ténitrif»L
lésion médullaire était la conséquence d'une névrite des racines postérieures*. Les lésions des ganglions sont beaucoup plus vagues et plus rares. Il résulte des intéressantes recherches de Vulpian que les racines postérieures, qu'on retrouve très altérées entre la moelle et le ganglion qui leur est annexé, sont parfaitement saines au delà du ganglion, ce qui semblerait prouver (Vulpian) que la lésion ne débute pas par la périphérie des nerfs pour remonter vers la moelle, pas plus du reste qu'elle ne commence par les racines, car il arrive de trouver ces racines postérieures presque saines avec des cordons postérieurs très malades *, Le tabès dorsalis débute donc par les cordons postérieurs pour s'étendre de là aux parties voisines, et cette sclérose, qui est systématique (Vulpian), c'est-à-dire qui intéresse un même système de fibres et qui y reste longtemps confinée, fait supposer que la myélite est d'abord parenchymenteuse (Hallopeau) avant de devenir interstitielle, l'irritation initiale s'emparant du tube nerveux avant d'attaquer le tisssu conjonclif.
La lésion primordiale et constante, avons-nous dit, est la sclérose systématique des cordons postérieurs de la moelle; c'est vrai, mais cela ne suffit pas et demande explication. Il faut savoir (Pierret)' que le cordon postérieur de la moelle est lui-même divisé en plusieurs teritoires indépendants, dont les lésions distinctes provoquent des symptômes différents. Les notions tirées de l'embryologie, de Tanatomie et de la pathologie nous montrent que chaque cordon postérieur de la moelle se divise en deux faisceaux secondaires, l'un médian, l'autre externe, dont le volume réciproque est variable suivant les régions de la moelle.
1. Déjerine. Anatomie pathol, du tabès dors. Sent, méd.y 1892.