Gombaull. Archives de physiologie y 1873, p
2. Laborde. Thèse de Paris, 1864. — Roger et Damaschino. Gaz, de tnéd. 1876. — Charcot. Des amyotrophies spinales.
3. Laurent. Symptômes prémonitoires de la par, spin, aiguë, Th« de Paris, 1887.
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difficilement sur son lit à cause de la paralysie des bras », et en effet la paralysie est flagrante aux jambes, bientôt elle touche quelques muscles des bras ; les muscles du trono et du cou peuvent être atteints et la tête de Tenfant s'incline alors en tous sens et en difl'érentes directions. Dans un cas que j'ai observé avec Jofl*roy, ces symptômes furent même accompaigiiés pendant quelques Jours de troubles de la respiration, avec accès dv suffocation, dyspnée continue et paroxystique qui nous donna les plus vives inquiétudes. Évidemment, les noyaux bulèakreg étaient en cause. Parfois, raffection s*étendant aux noyaux bulbo-protubérantiels, détermine et laisse après «Ue une double paralysie des muscles moteurs oculaires externes*.
Les réflexes tendineux sont diminués, les sphincters sont intacts.
L'exploration électrique pratiquée dès le d('>but l'ait connaître les résultats suivants : augmentation de Texcitabilité galvanique et signes de réaction de dégénérescence <lans les muscles qui doivent rester paralysés ; disparition xapide de l'excitabilité galvanique dans ces mêmes muscles. La persistance de la contractilité faradique •après une quinzaine de jours de maladie est un bon signe pronostique.
A la période de paralysie fait suite une sorte de rémission lente. Deux à six mois après le début de la maladie, Ja paralysie abandonne successivement un certain nombre de muscles, et se localité définitivement ^ et de préférence, à l'extenseur des orteils, aux péroniers latéraux et au jambier antérieur. On l'observe également sur le triceps crural, sur le grand dentelé, le sous-épineux, le rhomboïde, etc. Quand la paralysie se fixe aux nicmbres supérieurs, ce qui est beaucoup plus rare, c'est surtout le deltoïde qui est atteint.
1. Sauvineau. Paralysies oculaires chez les enfants du premier âge. ^auU d'ophthalmologie, 1893, p. 528.
Alors commence la période d*atrophie, — Vatrophie, qui peut apparaître dès le premier mois, s'empare des muscles choisis par la paralysie et les anéantit. Les troubles trophiques frappent aussi le système osseux | certains os, fémur ou tibia, sont arrêtés dans leur développement et restent plus grêles et plus courts que ceux du côté sain, ce qui devient une cause de claudication. Entre l'altération des os et l'altération des muscles, il n'y a aucun rapport ; l'os peut être altéré dans le segment d'un membre, sans que le système musculaire soit lésé, et réciproquement, comme si les os et les muscles avaient des centres trophiques dilférents. Dans le membre paralysé et atrophié, on a signalé un refroidissement notable (Gharcot) et une diminution du calibre des vaisseaux.
Ces atrophies partielles sont suivies de la déformation des membres. La prédominance des muscles antagonistes restés sains détermine des attitudes vicieuses, telles que le pied bot, surtout le varus équin, qui force le malade à marcher sur le bord externe du pied. Quand la lésion atrophique a été plus étendue, les jambes sont grêles et déformées, les malheureux ont recours pour marcher à différents artifices et se traînent sur les ischions (cul-dejatte). Aux membres supérieurs on a observé la main bote et au tronc la scoliose. L'arrêt du développement des os d'un côté détermine la claudication. Le pronostic de cette maladie n'est pas redoutable, en ce sens que la vie du malade n'est pas directement compromise, mais des infirmités incurables en sont la conséquence.
Diagnostic. — Le très jeune âge des enfants explique les difficultés du diagnostic, au début de l'affection. Plusieurs maladies peuvent en effet simuler la paralysie spinale infantile. 11 y a une hémiplégie cérébrale infantile avec paralysie et atrophie des deux membres du même côté, mais la paralysie qui est flasque au cas de paralysie spinale, est accompagnée de contracture au cas de para-
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lysie cérébrale. Il y a une pseudo-paralysie infantile d'origine lyphilitique qui peut atteindre comme la paralysie spinale un ou plusieurs membres, mais cette psoudopnralysie syphilitique est due à la disjonction de la diapliyse et de l'ëpiphyse des os (Parrot, Troisier) ; on la r-econnait aux Tives douleurs qu'on provoque par les ouvementsetà la tuméfaction des jointures accompagm^e »u non de crépitation. Quant aux paralysies radiciilaires M^stétrieales, qui sont dues à Tapplication du forceps, lies affectent une localisation spéciale (I)uchenne), elles spectent une partie des muscles de Tavant-bras, et elles localisent à un groupe de muscles : deltoïde, sousineux, biceps, brachial antérieur, long supinateur et raco-brachial. Il est bien rare que les très jeunes enfants ient atteints d'hystérie avec atrophie; néanmoins on ^'^ira le diagnostic en se rappelant que dans l'hyst^Tie, les **^ilexes tendineux sont normaux et les réactions élec- '^^^igues conseryées.
^ Etiologie. — VéHologie de la paralysie infantile est plus obscures, et les différentes causes invoquées, froid, la dentition, etc., ne sont rien moins que déontrées. Habituellement la maladie apparaît chez les ^ ^"^ifants entre Tàge de un à trois ans ; dans quelques cas ^lle a éclaté à la suite d'états infectieux (rougeole, scar- * ^^ tine, etc.).
Tout fait supposer que la poliomyélite infantile, est le
**'^^sultat d'une infection ; comme les maladies infectieuses,
^^ile a un début fébrile accompagné de symptômes géné-
^^^uxet elle éclate parfois à l'état épidémique (Marie). En
^Jïïet, on a publié la relation de plusieurs épidémies :
*^ 11 4885, (k>rdier a vu en quelques mois, à Sainte-Foy-
*-*-Argentière, 15 cas de paralysie infantile sur une popu-
*^ition de 1500 habitants^ En 1888, Medin a constaté on
X mois 44 cas de paralysie infantile dans une même
ontrëe. En 1890, Leegard a relaté 8 cas de paralysie