ET AUX ANIMAUX
§ 1. RAQE.
£tiologie. — La rage de l'homme ne se développe pas )ontanément ; elle provient toujours de la morsure animaux enragés (chien, loup, chat). Toutefois bien des îns sont mordus par un animal enragé sans que la rage î soit la conséquence, parce qu'ils ne sont pas tous i^nlement en état de réceptivité; de plus, les morsures ui atteignent des parties recouvertes de vêtements sont îen moins redoutables que les morsures faites aux mains 1 au visage.
Depuis quelques années l'histoire de la rage est entrée ms une nouvelle phase. Jusqu'en 1881, on savait que rage était une maladie contagieuse, se communiquant dinairement d'un animal à un autre par morsure. Ippant surtout le chien, les ruminants, les carnassiers, lapin, le cobaye, ne se développant probablement jaiis spontanément, apparaissant après une période d'inbation variable et se terminant souvent par la mort.
M. Pasteur, dans une série d'admirables travaux qi ^^i
devaient aboutir à la vaccination antirabique, est parvea ~ii à modifier ce pronostic si sombre. Nous allons esquisst=iv rapidement les diverses étapes qui ont permis d'arrive^Eur à ce merveilleux résultat .
Les troubles du système nerveux chez les individ^^BUS atteints de la rage sont tellement constants, que, depi^Kiziis
longtemps déjà, Tattention des anatomo-pathologist =^es
s'était fixée sur les centres nerveux, mais sans grand r-^â^résultat, il faut bien Tavouer. M. Duboué avait avancé q ^^RW® le virus rabique se propageait à la moelle par rintern" -^lédiaire des nerfs et que de là il gagnait le bulbe; M. J^ iaccoud avait placé dans le mésocéphale le réceptacle du
virus rabique, mais ces affirmations n'étaient appuyi^ ^^ées sur aucune preuve expérimentale. M. Pasteur eut Tir :^ i<l<^c d'injecter à des chiens de la moelle rabique délayée dz^- M»us du bouillon stérilisé. Lorsque ces injections étaient fai ^ >iites dans le tissu cellulaire sous-cutané, la période d'incu ^^-ibation était longue et incertaine ; lorsque au contraire e' ^^^Hes étaient pratiquées sous la dure-mère, après trépanât sM^ion préalable, la durée de cette période était abrégée et '«s
animaux prenaient à coup sûr la rage dans un temps dé-
terminé*.
Disposant d'un procédé expérimental commode et exi 'pé-
ditif, il eut l'idée de comparer la puissance virulentes^ de moelles provenant d'espèces animales différentes, et il put s'assurer que la moelle d'un singe mort de la rage ^5/ moins virulente que la moelle du chien, laquelle est mc:^ins virulente que la moelle d'un lapin rabique*. D recoim ^ut aussi que la puissance virulente augmentait à mes «-""«î qu'on passait d'un lapin à un autre lapin, et qu*^"^ diminuait parallèlement à mesure que l'on passait ci'"** singe à un autre singe. Au delà d'un certain chiffre du"^ chaque série, la virulence restait stationnaire.
Ainsi mis en possession de deux virus rabiques, l'un