‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 125 sur 198 · GiUj. Thèse de Paris · texte numérisé non relu

GiUj. Thèse de Paris

& Variot. RôIp pathoginique des lésionu du foie dans la leucy^ IKémie. Th. de Païu. 1882.

4C0 PATHOLOGIE DU SAiNG.

réticulé fait défaut et il y a des infiltrations et des infarct, de cellules lymphatiques. Le rein présente des lésiez analogues à celles du foie. On trouve des productic^ lymphoïdes dans les séreuses (plèvre, péritoine, méninge dans le cœur, dans la rétine, dans les ovaires. A la p^ se forment de petites tumeurs molles et donnant 2^ coupe un suc lactescent (mycosis fongoïde). Ces petm. tumeurs dans lesquelles le tissu conjonctif de la pesi^ u a l'ait place au tissu conjonctif réticulé subissent Tulcérai ou la régression.

On rencontre sous le microscope toutes les vari^ morphologiques de leucocytes : des globules blancs v^mineux, à un ou plusieurs noyaux, des éléments pet nucléo-cellulaires, et des noyaux libres. Les leucoc sont parfois altérés dans leur qualité et subissent la d» nérescence graisseuse.

Les granulations que contiennent certains d*entre se colorent à Tétat normal sans l'action des réactifs très, il n'en est pas de même dans la leucocythémie. finité pour les réactifs colorants acides et boriques vient très prononcée ; aussi ces granulations sontdites hasophiks et éosinophiles.

Le nombre des globules rouges est notablement di: ^ -■inn-

nué, ce qui constitue une véritable anémie jointe s- ^ '^

leucémie. Leur forme est en outre modifiée, irréguliâ^ ^ère, et certains d'entre eux renferment des noyaux. Les -^ "^ matoblastes sont généralement diminués de nombri^^ "^ ^^ présentent des dimensions inégales, ainsi qu'on Tobse^^^*'^* dans la plupart des anémies chroniques.

La densité du sang tombe de 1055, qui est l'état mal, à 1040 et au-dessous. Sa réaction est habitue ment acide ; il contient moins de fer, mais on y trouve la leucine, de la tyrosine et des acides lactique et mique, substances qui existent également dans le liqu splénique (Sée).

Les lésions organiques de la lymphadénie sont re| scntées par l'hypergenèse et par la formation hétén

^Igae du tissu adénoïde (lymphadénomes). Tantôt le tissu ^<iéDOîde est au complet, avec ses cellules lymphoïdes et *^}0 relicvlum, tantôt le reticulum est absent ou à peine ^ Jbauché, mais les corpuscules lymphatiques encombrent ^38 petits vaisseaux, sortent des capillaires par diapé- M^ése ou par rupture et forment des infarctus blancs, des M.émorrhâgies blanches' (leucorrbagie).

Les productions lymphoïdes (lymphomes), nées par hy- ><rgenèse ou par hétérolopie, affectent quelques sièges t « prédilection.

La raU est enyahie neuf fois sur dix ; il y a même des '«s où la lésion splénique est tellement prédominante lu*on a décrit une variété de lymphadénie à foi-me liénale.

Ëtiologie. — Les causes de la lymphadénie sont à peu ;^rès inconnues. Elle est plus fréquente chez Thommeque ^liez la femme; elle se développe surtout à Tàge moyeu 1« la vie. Cependant, on a décrit la lymphadénie splériique des nourrissons (Jaksch, Luzet*). Dans les antécédents des malades on trouve souvent la malaria, la fièvre ^ ^hoïde, la syphilis, Talcoolisme. Les privations, les cha- S'iins, les grossesses répétées, semblent jouer un certain r^Ole. Parfois le début de TafTection semble remonter à un traumatisme sur Thypochoodre gauche, à un refroidisab^ment, à une lésion locale, à une ostéo-myélite, suite d'amputation, à un écoulement chronique de Foreille C^irchow). « Peut-être serons-nous autorisé à soupçonner dans ces faits l'existence oubliée de quelque irritation niuqueuse ou cutanée rendant compte de radénopathie primitive qui précède l'explosion de Tadénie généralisée. » (Trousseau.)

Dans ces dernières années, l'origine infectieuse de la leucocythémie a été invoquée par plusieurs auteurs {Bard», Delbet*); mais la contagion n'a pu être constatée

'l' Oemange. Élude sur la lymphadénie. Th. de Paris, 1874.

^ Uiset Th. Paris, 1891.

^ Bard. L^on médical, 1888.

>• SMhei, Semmme médicale, 13 scpl. 1893.

OtHILAIOT, PAnOL. T. IV. '^G

daus une même description, car ces deux termes ne sont pas synonymes. L*anémie n'est qu*uu symptôme dont les origines et les variétés sont multiples et complexes. Les hémorrhagies, les pertes de toute nature subies par Torganisme, bon nombre de maladies aiguës et chroniques, provoquent Tanémie. L'étude de l'anémie, ou mieux l'étude des anémies, est donc une question de séméiologie et ne peut trouver place ici^ La chlorose, au contraire, est une entité morbide mieux définie ; par un de ses côtés elle confine aux anémies, par l'autre elle confine aux névroses; non pas que l'élément dyscrasique et l'élément nerveux soient forcément subordonnés l'un à l'autre, mais leur association et leur origine en font un type morbide qui a son autonomie.

Étiologie. — La chlorose (xXci>p6çy jaune vert) doit son nom à la teinte que prend la peau des chlorotiques (pâles couleurs). C'est surtout une maladie des jeunes jolies parvenues à l'âge delà puberté (cachexia virginum), et son apparition parait intimement liée à l'évolution des organes génitaux. Elle existe cependant avant la puberté : c'est sans doute quand l'accroissement physique de l'enfant n'est pas en rapport avec ses moyens de réparatio (Sée). La chlorose peut exister chez les jeunes garçons

de même que l'hystérie, maladie spéciale à la fenmie, es^ observée chez l'homme.

L'hérédité ' joue un grand rôle dans le développement de la chlorose ; les troubles menstruels, les perturbation, du système nerveux, émotions, chagrins, épuisement les habitations obscures, le manque de lumière, lui sei vent de causes occasionnelles.

Pathogénie. Anatomie pathologique — La path» j^ogénie et Tanatomie pathologique de la chlorose ont é^^^té depuis quelques années l'objet de nombreux travaux, ^. et l'on s'est demandé si les modifications du sang qu' on

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