Jaccoud. Clinique de la Ckiriié
titrait à Toccasion de refroidissements ou de variations >ttiuiis[Mriqne8 : est-ce une raison suffisante pour Admettre rorigine rhumatismale de la névralgie ? Tel autre est s^fet à des douleurs musculaires, torticolis, pleurodynie ou lumbago : est-ce une raison pour dire qu'il est attemt de rhumatisme musculaire ? La confusion est née d'une notion étiologique mal interprétée. Gomme le refroidissement est une causé de douleurs névralgiques et SQssî l'une des causes les plus actives du rhumatisme, on A pris facilement Thabitude d'attribuer au rhumatisme tous tes troubles qui naissent sous Tinfluence commune de refroidissements.
Ne parle-t-on pas tous les jours de paralysie radiale i^humatismale, de paralysie faciale rhumatismale, alors <iue souvent le rhumatisme est étranger à la pathogénie de ces paralysies? Même observation pour certaines conti^ctures telles que la tétanie.
Quel rôle n^a-t-on pas fait jouer à la diathèse rhumatis- ^^uihf en englobant sous cette dénomination une foule d*états morbides et de troubles fonctionnels, troubles digestifs, troubles utérins, troubles nerveux, etc., dont ^'origine ou la nature n'étaient pas nettement élucidées.
Certes, je ne dis pas que ces- troubles ne puissent pas ^tre de nature rhumatismale, mais il faut se montrer B^vére dans l'appréciation des notions étiologiques. Avant d'admettre qu'une manifestation morbide abarticulaire ^st d'essence rhumatismale, il faut avoir pour cela de bonnes raisons; il faut consulter l'hérédité, l'état anté- "^eur et l'état constitutionnel du sujet.
L'état antérieur du sujet fournit des renseignements Pi*édeux : si un individu a été atteint, à une période quel- ^Oque de son existence, de rhumatisme aigu, ou du rhumatisme chronique, on aura quelque raison pour rapporter au rhumatisme, les accidents abarticulaires d'apparence rhumatismale qu'il présentera plus tard. Si un ^Ufaat né de parents rhumatisants présente de l'eczéma, ^U sycosis, du psoriasis, des maux de tête (Bazin), des
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douleurs musculaires» desmouTemenU nerveux (ties)» on pourra, jusqu'à un certain point, mettre cee troubles sur ie compte de l'hérédité rhumatismale. Si on sujet présente quelques accidents abarticulaires d'apparence rhumatismale, bien que n'ayant jamais'eu de manifestations articulaires, on pourra préjuger de la nature rhumatismale de ces accidents, si le suyet, par son état constitutionnel, fait partie de la grande famille des arthritiques (diabète, lithiase biliaire, obésité). Il faut igouter que la possibilité d'accidents goutteux (la goutte faisant également partie de cette famille moii>ide) vient quelquefois compliquer le diagnostic. Gela dit, passons en revue quelques-unes des variétés du rhufiuUwne àbarticulaire :
11 y a un rhumatisme musculaire, mais il est souvent diflQcile de faire la part de ce rhumatiime mtMCtiiaire, attendu que le musde n'est pas le seul tissu en cause, et l'on ne sait pas toujours s'il s'agit de myosite, de névrite ou de névralgie. Ainsi, dans l'affection qui avait été décrite sous le nom de rhumatUme deltcUdien airoji^ùque (Ihichenne) et qui est caractérisée par les douleurs vives de l'épaule et du deltoïde avec parésie et atrophie rapide du muscle, on trouve des lésions de myosite, de névrite et de périarthrite, en ^rte jque la dénomination de rhumatisme scapulaire atrophique est préférable (Sabourin). Le lumbago, le torticolis, la pleurodynie sont souvent de nature rhumatismale.
Les névralgies sont fréquentes chei les riiumatisants; la névralgie sciatique est la plus commune.
Au sujet du rhumatisme aigu, j*ai déjà signalé quelques éruptions, a L'eczéma sec, circonscrit, le pseudosycosis de la lèvre supérieure ou inférieure, le sycosis simple de la lèvre supérieure, le psoriasis solitaire on très discret, le psoriasis vrai en larges placards, occupant la paume de la main ou la plante du pied, le psoriasis scarlatiniforme limité aux organes génitaux, Tacné rosée, racué pilaris cicatricielle, etc., sont au premier rang des affections que nous avons constatées avec
^^ plus de fréquence chez les sujets rhumatisants, et qui Pi*ésentent incontestablement des caractères assez précis pour qu'il soit possible de préjuger leur nature rhumatismale et l'état arthritique du malade. » (E. Besnier.)
Viritig aiguë survient parfois dans Tintervalle des attaques de rhumatisme aigu, Virido-chorotdite chronique Accompagne le rhumatisme chronique.
Vœdème rhumatismal est une des manifestations abartîculaires les plus intéressantes. Nous avons déjà signalé l'oedème qui accompagne la fluxion des tissus péri-arliculaires pendant une attaque de rhumatisme aigu ou sab- ^gu, et l'œdème plus ou moins coloré qui s'associe aux exanthèmes rhumatismaux, les manifestations articulaires aiguës ou subaiguës peuvent être insignifiantes, et néanmoms l'œdème rhumatismal prend un développenient considérable*. Cette hypercrinie du tissu cellulaire, <^e flux, est bien dans les allures du rhumatisme. Chez ^'autres sujets, bien que la diathèse rhumatismale ne so Soit jamais traduite que par des douleurs vagues dans les musdeSy ou par quelques tuméfactions chroniques plus ou moins douloureuses d'une ou plusieurs jointures. ^ Un moment donné, l'œdème rhumatismal peut envahir ^ne région, un membre, les jambes, et s'y fixer avec ténacité. Cet œdème n'a rien de commun avec les œdè- 'ïïes qui accompagnent les altérations du cœur ou des '^eins, il n'est le résultat ni d'un état cachectique, ni ^'une oblitération veineuse, il n'a aucune gravité pro- '^pstique, il représente l'une des manifestations de la ^îaihèse rhumatismale sur le tissu cellulaire sous-cutané. (ï*otain«).
, C*est encore chez les rhumatisants, chez les arthritiques, qu'on observe dans la région claviculaire une ^^lliequi comble le creux sus-claviculaire, où elle fait un '"elief de 2 ou 3 centimètres. Cette saillie, élastique, non
1> Davaine. CEdème dans le rhumatisme. Th. de Paris, 1879, ^ ^> Potain. Communicalion de V Académie de médecine, 17 oclohre
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douloureuse» ne garde pas l'empreinte du doigt, eUe n'est ni réductible, ni fluctuante, elle ne s'accompagne pas de changement de couleur à la peau. Elle a été nommée pseudo-lipome sus-claviculaire par Verneuil*. Cette tumeur serait due à une accumulation circonscrite de tissa adipeux suivant Verneuil, ou à une sorte d'infiltration séreuse d'après Potain.