‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 167 sur 198 · Souza-Leite. Thèse de doctorat · texte numérisé non relu

Souza-Leite. Thèse de doctorat

2. Verstrœten. Revue de médecine^ mai et Juin 1888. 5. Brissaud. Revue neurologique ^ IB man 1893

ACR0HÉ6ALIE. 543

L'étendue de la yoûfe et du yoile du palais est crénéralement augmentée, les amygdales et la luette sont hypertrophiées. Le nez est large, épaté, hypertrophié.

Les pommettes sont saillantes ainsi que les apophyses orbitaires internes, ces saillies tiennent à la dilatation des sinus maxillaires et des sinus frontaux. Les oreilles sont liypertrophiées, épaissies, allongées; la peau aussi bien que les cartilages participent à cette hypertrophie. Le front parait bas et sans proportion avec les dimensions exagé- F'ées de la face. Le crâne a conservé ses dimensions normales. Les yeux, ordinairement petits et enfoncés, sont parfois plus saillants. La vergé, les grandes lèvres, le clit.oris, sont souvent augmentés de volume.

L'existence d'une cyphose cervico^orsale est consignée dans presque toutes les observations ; elle est quelquefois aiccompagnée d'une lordose lombaire ou d'une scoliose à inclinaison variable. A la partie antéro-inférieure du t^horax, on constate souvent l'existence d'une voussure oompensatrice. La clavicule, les côtes, le sternum, sont ordinairement épaissis et l'hypertrophie des cartilages oostaux gène dans bien des cas la respiration qui prend silors le type thoracique inférieur et abdominal.

V aménorrhée précoce et presque constante sert dcins certains cas à étayer le diagnostic au début de la maladie. La coloration bistrée de la peau, les sueurs profuses, l'élévation de la température périphérique, les engorgeiDdents ganglionnaires, la diminution de volume du corps "thyroïde (Bury), l'hypertrophie du thymus caractérisée par une zone de matité rétro-sternale (Erb), l'asymétrie des deux moitiés du corps, les amyotrophies, les craquements articulaires, les douleurs erratiques, l'impressionnabilité aufroid, la sensation du doigt mort sont autant de phénomènes assez souvent signalés.

Une place à part doit être réservée aux troubles visuels qui peuvent varier depuis l'amblyopie légère jusqu'à la cécité complète. Le rétrécissement du champ visuel, Théxniauopsie, la saillie des globes oculaires, accompagnée

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d*un cerlain degré de parésie des muscles extrinsèques (le Toeil, la congeslion papillaire peuvent s'expliquer par rhypertrophie du corps pituitaire si fréquente dans celte maladie.

Le larynx participe parfois à l'hypertrophie des extrémités, la voix prend alors un timbre grave qui frappe surtout lorsqu'on a affaire à une femme, la dUatation des sinus de la face contribue encore au retentissement de la voix (Marie).

La polyurie (Balzer *), l'albuminurie légère, la peptonurie, la glycosurie peu abondante, la phosphaturie ont été signalés chez certains* malades; il en est de même des palpitations et de l'hypertrophie cardiaque, cdle-ci est presque toujours associée à l'artério-sclérose.

L'intelligence est habituellement intacte, mais les moiilications du caractère sont fri^quentes (tristesse, irascibilité, humeur inégale), ce qui ne doit pas surprendre étant donnée l'impression profonde que produit sur les malades l'infirmité dont ils sont atteints.

L'acromégalie débute de vingt à vingt-six ans, sa marche est progressive ainsi qu'il est facile de s'en assurer en examinant comparativement les photographies des malades faites à de longs intervalles. Les temps d'arrêt suivis de poussées actives sont fréquentes. Aussi la durée de la maladie atteint-elle vingt, trente ans en général. La mort arrive par cachexie lente, par maladie intercurrente; parfois le malade meurt subitement sans que le mécanisme de la mort soit expliqué par les lésions trouvées à i*autopsie.

Étiologie. — L*étiologie de Facromégalie est complèt< ment inconnue; tout ce qu'on p«it dire c'est qu'dle n' ni héréditaire, ni congénitale et qu'elle diflSre sous deux rapports de la plupart des maladies dystrophiques Le froid, la syphilis, les chagrins, les traumatismes, l'ai coolisrae, le rhumatisme, etc., ont été tour à tour

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