Renaut. Thèse de Duchesneau. Lyon, décembre
DIEULAFOY, PATUOL. T. IV. 55
blement élargis. Les ostéopathies de racromégalie ont été étudiées sur le vivant avec les rayons Rôntgen ^.
Diagnostic. — Le diagnostic de Tacromégalie est en général facile, surtout à une période avancée de son évolution. Cependant elle a été confondue avec le nufxœdème dans un certain nombre de cas. L'erreur est facile à éviter, car le faciès « en pleine lune 0 du myxœdémateux ne ressemble guère au prognathisme de l'acromégalique. Dans le myxœdème l'hypertrophie porte exclusivement sur les parties molles : la peau est tendue et ne peut être déplacée, le corps thyroïde est atrophié, les troubles mentaux sont très fréquents, la cyphose fait toujours défaut.
La maladie osseuse de Paget est caractérisée par c un développement consid^able des os longs des membres du tronc et de la tête; le fémur et les tibias sont fortement courbés en avant, les jambes sont écartées, le tronc et le cou sont fléchis en avant par l'incurvation du rachis ; la respiration est gênée et prend le type presque exclusivement diaphragmatique, à cause de l'hypertrophie et de la soudure des côtes. Assez souvent, au début ou dans le cours de l'afifection, il existe des douleurs intenses, assez analogues aux douleurs fulgurantes. » (Marie.)
Les géants ont, eux aussi, des mains et des pieds énormes, mais, dans le gigantisme, les diflérentes parties du corps sont proportionnées en proportion de leur développement anormal; l'accroissement se fait d'une façon régulière en longueur et en largeur, à l'inverse de ce qui a lieu dans l'acromégalie. Gigantisme et acromégalie sont donc deux états difiërents, et cependant on a publié quelques observations, dans lesquelles ces deux états .se trouvaient réunis; la plus remarquable de ces observations concerne le géant de Montastruc^. Ce géant était en même temps acromégalique ; il avait la taille du géant, mais il avait les mains, les pieds, la face, la langue, le