‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 170 sur 198 · Gastou et Brouardel. La Presse médteaUy 1896, p · texte numérisé non relu

Gastou et Brouardel. La Presse médteaUy 1896, p

2. Brissaud et Meige. Gigantisme et acromégalie. Journal d« médecine et de chirurgie pratiques, 18^, p. i9.

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torse, de Tacroinégalique ; il réunissait « ces deux modes de dystrophie exubérante du corps humain ». Mais comment peut-on interpréter l'association de ces deux dystrophies ; leur association est-elle indépendante ou dépendante d'une même cause? Voici les conclusions de Brissaud et Meige : a Le gigantisme et Tacromégalie sont une seule et même maladie. Si la période de temps pendant laquelle Pexubérance de l'ossature s'accomplit, appartient à l'adolescence et à la jeunesse, le résultat est le gigantisme et non l'acromégalie. Si cette période de temps appartient à l*ége adulte, c'est-à-dire à une époque de la yie où la stature est depuis longtemps déjà un fait accompli, le résultat est l'acromégalie. L'acromégalie est le gigantisme de l'adulte, et le gigantisme est l'acromégalie de l'adolescent. Si le processus de l'exubérance de l'ossature commence pendant la jeunesse, à l'âge où la taiUe continue à s'accroître et empiète sur l'âge où l'on est homme fait, le résultat est la combinaison de l'acromégalie et du gigantisme. »

L'ostéiharthropaihie hypertrophiante pneumique se rencontre chez des gens atteints de lésions pulmonaires ou pleuro-pulmonaires anciennes et chez quelques cardiaques. Les mains sont énormes, mais l'hypertrophie atteint Surtout les doigts qui, au lieu d'être courts et cylindriques Comme dans l'acromégalie, sont allongés, aplatis et renflés en baguette de tambour à leur partie terminale ; le pouce est comparé par la plupart des auteurs à un « battant de cloche » (Rauzier^).

Le métacarpe, en revanche, est à peine modifié et ne présente ni les saiUies, ni les bourrelets charnus de l'acro- Unégalique. Le volume du poignet est au contraire légèreluent accru. L'hypertrophie atteint surtout le squelette et respecte les parties molles. Les ongles sont élargis, incurvés en longueur et en largeur. Aux pieds on observe les mêmes déformations : ce sont les orteils, leur extrémité libre surtout qui attirent l'attention, tandis que le métatarse est beaucoup moins atteint. La face est toujours épar-

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