Mme Déjerine-Klumpke, tof. êiL^ p
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f^errant à ralimentation, et rendre leur duir ^énèneose pour lliomnie.
Les symptômes é^oloent, chez les enfants, en on jour et même eo quelques heures; chez traduite la marche est plus lente. Dans une première phase, dont la durée est de quelques heures, le malade sent une saTeur alliacée dans la boudie et parfois son haleine est phosphorescente dans Tobscurité. Les phénomènes caractéristiques con> sistent en douleurs à la gorge et à Foesophage, en Tomissements alimentaires, souvent bilieux, rarement hémof^ rfaagiques, lumineux dans Tobscurité et exhalant une forte odeur de phosphore. Le ventre est ballonné et douloureux et le malade souffre d*une diarrhée dans quelques cas lumineuse, quelquefois hémorrhagique.
A cette première phase de troubles digestifs, dont la durée est en général de i à 2 jours, succède une période de rémission trompeuse qui peut durer quelques jours.
La deuxième période est la plus caractéristique. Elle se manifeste par le syndrome de l'ictère grave, si bien que Ton a pu considérer Tintoxication phosphorée comme une reproduction expérimentale de Tatrophie jaune aiguë. L*ictère, symptôme cardinal, apparaît du troisième au quatrième jour. Les urines sont rares, riches en pigment biliaire, renferment de la leucine, de la tyrosine, et sont presque toujours albumineuses.
Comme dans Tictère grave, il peut y avoir prédominance de phénomènes nerveux ou de phénomènes hémorrhagiques. Dans le premier cas on observe des douleurs plus ou moins généralisées, des contractions fibrillaires, de rhyperesthésie, de la photophobie, du délire et des hallucinations. Dans cette forme nerveuse, à la phase d'excitation fait place une période de dépression se terminant par le coma ou le collapsus. La forme hémorrhagique est caractérisée par des épistaxis, des hématémèses, du mélaena, des hématuries, de larges et nombreuses pétéchies, et elle aussi se termine le plus souvent par collapsus.
rapidement, les lésions sont à peu près ni41e&.^ é»i borit de â ou 3 jours on constate la dégén^scence graisseuse aiguë des organes, qui est la lésion caractéristique de Tempoisonnement phosphoréé Elle est marquée surtoiil dans le foie, qui est jaune, mou, pâteux, presque diflluent.
Les cellules hépatiques sont surchargées de graisse, et, d'après M. Gornil, cette stéatose débute déjà 6 à 8 heures après rinloxication. Les cellules du foie ne fonctionnent plus, d*où rictère grave.
Les reins, le cœur, les vaisseaux, Testomac, sont atteints par la stéatose. Les cellules des tubuli contorti sont surchargées de graisse; les Obres du cœur perdent leur striction ;répithélium des glandes à pepsine est surchargé de vésicules adipeuses. On observe encore sur la muqueuse gastrique de petites ulcérations qui, d'après Gornil et Ranvier, sont dues à l'acide nhosphorique né sur place.
On peut trouver des hémorrhagies plus ou moins généralisées dans les différents organes.
Kn toxicologie, pour déterminer la production de lueurs phosphorescentes, il est bon d'acidiOer au préalable les organes, car les matières alcalines ne luisent pas dans l'obscurité. Quelques jours après rempoisonnement cette recherche devient très délicate.
Traitement. — Si l'on est appelé immédiatement après l'empoisonnement, il faut recourir aux vomitifs et au lavage de l'estomac. La térébenthine, administrée d'une façon continue à la dose de 6 à 8 grammes par jour, est un antidote excellent.
B. Intoxication chronique. — Elle s'observe chez les ouvriers qui fabriquent les allumettes, surtout chez ceux qui imprègnent les bois avec la pâte phosphoréé, ou qui pratiquent le triage. L'alcoolisme, le long séjour dans des ateliers mal ventilés, la malpropreté de la figure et des mains favorisent l'intoxication.
La nécrose phosphoréé des m.irhoires of certains trou»
blés généraux caractérisent l'intoxication chronique. Suivant les individus, elle s'observe après quelques mois ou même après quelques années de travail. Elle peut occuper les deux maxillaires, mais elle atteint de préférence le maxillaire inférieur.
Les recherches de Roussel et Magitot ont démontré qu'il y avait carie dentaire préalable, puis pénétration jusqu'à l'os. Aux douleurs de dents succèdent des symptômes de périostite alvéolo-dentaire, les joues se tuméfient, des abcès se forment, et au-dessous la mortification de l'os peut être extrêmement étendue. La nécrose peut s'étendre aux os de la face et même à ceux de la base du crâne : on peut l'arrêter par le traitement chirurgical appliqué à temps.
La nécrose amène la mort 1 fois sur 2. Lorsqu'elle est de longue durée, elle se complique de cachexie, d'albuminurie et d'œdème.
Une anémie grave, avec vomissements et diarrhée, peut être encore le fait du phosphorisme chronique.