‹ Manuel de pathologie interne. v. 3Chapitre 34 sur 198 · Congr. de la tuberc.^ 1889, p · texte numérisé non relu

Congr. de la tuberc.^ 1889, p

bilieuse, comparable à Téry thème et au catarrhe morbilleux de la gorge et du larynx, ouvre la porte aux infections secondaires dont voici Ténumération :

La stomatite aphtheuse, dont les ulcérations sont fort douloureuses et qui a pour siège de prédilection la langue, les lèvres et la face interne des joues.

La stomatite ulcéro-membraneuset qui apparaît surtout au déclin de la rougeole ou pendant la convalescence *.

La stomatite diphikériquCf ou diphthérie buccale, qui occupe les gencives, la langue, les joues, les lèvres et qui peut être le point de départ de diphthérie pharyngolaryngée.

Le miKfuety qui s'observe fréquemment vers la fin des rougeoles graves.

Quant à la gangrène de la bouche (noma), elle est devenue infiniment plus rare depuis que les moyens antiseptiques et prophylactiques sont employés avec rigueur. Le noma est souvent un accident tardif, du vingtième au trentième jour; il n'est pas, comme on pourrait le supposer, l'apanage des rougeoles graves ; il apparaît après des rougeoles fort bénignes; sa rapidité est telle qu'en deux jours une excavation gangreneuse peut se produire. La gravité du noma morbilleux est d'autant plus grande, qu'il coïncide souvent avec des gangrènes du poumon, de la vulve, du pharynx.

Entérite, — La diarrhée, conséquence naturelle du catarrhe morbilleux intestinal, peut revêtir une telle intensité, que chez les jeunes f»nfants elle devient une terrible complication en prenant les allures du choléra infantile. On peut se demander s'il ne s'agit pas en pareil cas d'une association bactérienne analogue à celles qui ont été décrites à la Société de médecine de Berlin par M. Baginsky.

Parfois l'entéro-colite morbilleuse est dysentéri forme, le malade éprouve du ténesme, des épreintes, et rend des matières sanguinolentes. J'ai souvent observé chei l'adulte cette cntéro-colite dysentériforme, bien décrite

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