Caubet. Siomatites morbilleuses. Thèse de Paris
par Trousseau et qui a servi de thèse à l'un de mes élèves*.
Organes des sens. — La rougeole peut déterminer des complications aux yeux et .aux oreilles :
Complications oculaires, — La conjonctivite morbilleuse est un des symptômes bénins et constants de la période d'invasion, mais |la rougeole peut être l'occasion de complications oculaires multiples. Il y|a une conjonctivite phlyclénulaire et une kérato-conjonctivite phlycténulaire caractérisées par l'apparition de phlyctènes isolées ou confluentes*. Cet accident, qui survient habituellement pendant la convalescence, peut exister dès le début de la maladie ; il peut même être la seule manifestation d'une rougeole fruste'.
Ces complications oculaires sont chez quelques enfants l'origine de lésions plus graves ou plus persistantes : blépharite chronique, rebelle et tenace, avec perte des cils ; taches opalines, leucome, de la cornée (Xeux6b>, blanchir) ; inflammation du sac lacrymal, dacryocystite (Sdtxpuov, larme, et xtidTtç, sac) ; ulcère et abcès de la cornée, épanchement de pus dans la chambre antérieure, hypopyon (dizà, sous, et icoov, pus) ; perforation de la cornée, staphylome, perte de la vue*; troubles de réfraction, strabisme, asthénopie.
Otite. — L'otite morbilleuse a pour siège de prédilection l'oreille moyenne; elle est presque toujours double, et tellement fréquente, que sur vingt-trois autopsies de malades ayant succombé à diverses complications morbilleuses, M. Cordier* a constaté vingt fois, à des degrés divers, l'otite de la caisse du tympan. Sur seize autopsies d'enfants ayant succombé à des complications de la rougeole, Mùnchen a toujours trouvé l'otite, même quand la mort était survenue au troisième jour de la maladie. Cette fréquence s'explique, car la trompe d'Eustache met