Barrié. Artérite aiguë typhoïde {Rev. de méd
MAUDIES TYPHOÏDES. 140
observations; la douleur, la diminution des battements artériels, le gonflement plus ou moins fort du membre, le refroidissement des téguments, sont autant de signes de Tartérite, mais Tabsence d*un cordon dur et la persistance des battements artériels indiquent bien que le vaisseau n'est pas complètement oblitéré ; en pareil cas, la guérison se fait sans autres accidents.
Phlébite. — La phlébite de la fièvre typhoïde est, comme Tartérite, un accident de la convalescence. Sur 70 cas réunis par M. Yeillard, la pblegmatia alba dolens occupait 45 fois la jambe gauche. La phlébite est moins douloureuse que l'artérite, elle est accompagnée d'un œdème blanc; dans quelques cas très rares elle peut provoquer de la gangrène humide. Le danger de la phlébite vient surtout de la possibilité d'embolies^ qui vont échouej dans le cœur droit, dans l'artère pulmonaire, et qui provoquent la mort subite ou la mort rapide par syncope et par asphyxie. La patbogénie de ces phlébites infectieuses est aujourd'hui connue; elles sont dues à des micro-organismes.
Hydropiêies. — Les hydropisies qui surviennent dans le décours de la dothiénentérie sont de cause mécanique ou de cause dyscrasique. Les premières ont pour origine l'oblitération d'un tronc veineux {phlegmatia alba dolens)^ et l'œdème occupe le visage, l'^s membres supérieurs, ou, ce qui est beaucoup plus fréquent, les membres inférieurs.
Les hydropisies d'origine dyscrasique s'observent dans le décours ou pendant la convalescence de la dothiénentérie, comme à la suite de toutes les fièvres graves; les œdèmes débutent par la face on par les membres inférieurs et peuvent se généraliser à font le eorps et aux cavités séreuses. Ces hydropisies débutent sans prodromes, bien que liées dans qoelques cas à an léger mouvement fébrile et à une éruption de sudamina ; elles
1. De Brun. Phlegmatia alba doUns, Tb« de Paris, 1SS4, p. S2.
sont sans gravité et disparaissent aprt^s une durée de huit :i quinzf^ jours. Ln fait remarquable, c'est que les hydropisies sont pins fréquentes dans certains pavs et suivant les épidémies. Très rares à Paris, elles ont été fréquemment notées à Rouen iLeudetjS et dans une épidémie observée en Allemagne (Griesinger), un quart des malades fut atteint d'hydropisie. La cause des bYdropisies cachectiques est complexe et mal connue, peut-être certains cas sont-ils associés à la néphrite qui accompagne parfois la dothiénentérie.
Organes génito-urinaires. — J*ai déjà dit que Talbomin u rie est un symptôme dresque constant de la fièvre typhoïde (Gubler). Cette albuminurie est souvent le sed symptôme, le seul témoin de la néphrite typhoïde, qv n'est habituellement ni grave ni durable. Cependant, dans quel(|ues cas, la néphrite est si nettement accentuée, l'albuminurie est si intense, les symptômes prennent une telle prédominance, que les allures de la fièrre typhoïde en sont modifiées, des accidents urémiqnes viennent s'ajouter aux accidents typhoïdes et la manifestation rénale devient une redoutable complication. (Test ce que prouvent les publications de Robin, Legroux et llanot*, Hardy', Amat*, Leudei*, Renaut», Petit^ Sarda*.
Dans quelques cas la néphrite typhoïde présente des abcès miliaires®.
La néphrite dothiénentérique est due soit aux microbes lyphiques qui traversent le rein, soit et surtout ans
i. Arch. génér. deméd.^ octobre 1838.
t. Arch. génér, de méd.y 1876.