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TRAVAUX HISTORIQUES. ACTES DES MARTYRS

TRAVAUX HISTORIQUES DU 11° ET DU 1ii® SIÈCLES.

$ 35. Actes des Martyrs et Mémoires d’Hegesippe. Cf. Permaneder, Patrologia specialis, t. I, p. 373-803, 681-692.

1. Outre les nombreux renseignements sur les martyrs, qui remontent aux actes du martyre de saint Ignace, ce témoin héroïque des temps apostoliques, et qui ont été poursuivis ensuite avec de grands développements, on avait encore autrefois les Calendaria martyrum, qui, à raison de leur destination ecclésiastique, ne donnaient que le noni des martyrs de chaque jour. En y ajoutant quelques détails sur leur vie et sur leur mort, on fit ce qu'on appelle les Martyrologes, ou, comme disaient les Grecs, les Ménologes, mêlés encore de bien des éléments apocryphes. Le plus célèbre Ménologe grec, composé au neuvième siècle par ordre de l'empereur Basile, fut édité en 4747 sous ce titre : Menologium jussu Basilii imperatoris (sæc. 1x) græce colleclum, nunc primum græc. el lat. ed. Cardinal. Hannibal Albani, Urbini, 1727, 3 vol. in-fol. Chez les Latins, saint Jérôme, au dire de Cassiodore, est l’auteur du plus ancien martyrologe.

Chez les Grecs, Siméon Métaphraste, et, en Occident, Jacques de Voragine dans la Légende dorée, ayant écrit les vies des saints et des martyrs suivant les traditions populaires, avaient enregistré bien des détails erronés ou peu acceptables. De là, pour Ruïnart! et pour les Bollandistes®, la nécessité de les soumettre à une sévère révision. Le martyrologe romain, le seul qui fût universel et qui s’étendit à toute l'Eglise, était défectueux à bien des égards.

! In acta primorum martyrum sincera et selecta, Amsterd., 1713 et ailleurs. — ? Acta sanctorum per menses digesta.

? Edité par Baronius sur l’ordre de Grégoire XIII, en 1886. Edition augm. par Hérab. Rosweid, S. J. Nouv. éditions à Malines, 1846, Ratisbonne, 1847 et 1858,

2. Nous n’avons plus le travail, en cinq livres, com: posé au deuxième siècle par Hégésippe. Suivant Euseke, qui le cite souvent mot à mot!, l’auteür aurait appartenu à la première génération qui succéda aux apôtres. Saint Jérôme confirme ce sentiment par l'expression de vicinus apostolorum. Pour mieux s'assurer de la doctrine traditionnelle des apôtres, il avait entrepris de grands voyages et avait longtemps séjourné à Rome, ce qi donne un grand prix à ses documents. Le terme d’imuvnuorioduevos, dont Eusèbe qualifie sa méthode, et ce passage de saint Jérôme : Omnes a passione Domini usque ad suam ztatem ecclesiasticorum actuum texens hislorias, font supposer que son ouvrage était intitulé : “YropvAparı av éxxAnctaotixv rpdkewv.

Cf. Jess, Valeur historique d’Heyesippe (Niedner , Rev. de théol. hist., 1865, p. 1).

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