‹ Manuel de patrologieChapitre 59 sur 97 · CHOIX DE TEXTES TIRÉS DE SAINT AUGUSTIN · texte numérisé non relu

CHOIX DE TEXTES TIRÉS DE SAINT AUGUSTIN

Ame.

a Le véritable mouvement de l'âme est de rappeler ses esprits des objets extérieurs au dedans de soi, et de soimême s'élever à Dieu » (De quant. anim., n. 55).

a L’äme qui s’est éloignée de la source de son être ne connaît plus ce qu'elle est. Elle s'est embarrassée dans toutes les choses qu'elle aime, et de là vient qu'en les perdant elle se croit aussitôt perdue elle-même » (De Trinit., üb. VI, 0. 7).

a Il y a deux sortes de vie en l’âme, l’une qu'elle communique au corps, et l’autre dont elle vit elle-même. L'âme est la vie du corps, Dieu est la vie de l’äme » (Tract. xix in Joann., n. 12; Serm. cLx1, n. 6).

« Celui-là possède le tout qui tient la partie dominante; en toi, la partie qui est la plus noble, l’âme, est celle qui domine. Dieu, tenant ce qu'il y a de meilleur, c'est-à-dire ton âme, par le moyen du meilleur il entre en possession du moindre, c'est-à-dire du corps » (Serm. czxi, n. 6).

« Le vice de notre nature n’a pas tellement obscurci dans l’âme humaine l’image de Dieu, qu’il en ait effacé jusqu'aux moindres traits » (De Spirit. et litt., n. 48).

« Quand l'âme possède ce qu'elle aimait, comme les honneurs, les richesses, elle se l’attache à elle-même par la joie qu’elle a de l’avoir, elle se l’incorpore en quelque façon, si je puis parler de la sorte; cela devient comme une partie de nous-même et comme un membre de notre cœur » (De lib. arb., Lib. I, c. xv).

« Les larmes sont le sang de notre âme » (Serm. ceui, n. 7). |

4 Ces extraits ont été insérés par le traducteur.

Amour de Dieu et du prochain.

« Si un père et un époux mortel doit être craint et aimé, à plus forte raison notre Père qui est dans les cieux et l’Epoux qui est le plus beau de tous les enfants des hommes, non selon la chair, mais par sa vertu; car de qui est aimée la loi de Dieu sinon de ceux qui l’aiment lui-même ? Et qu'a de triste pour de bons fils la loi d’un bon père » (Serm. xxx1) ?

« Vous devez aimer Dieu de tout votre cœur, en sorte que vous rapportiez toutes vos pensées, toute votre vie et toute votre intelligence à celui de qui vous tenez toutes les choses que vous lui rapportez » (De doct. christ., lib. T).

« Si Dieu venait en personne et vous disait de sa propre bouche : « Péchez tant que vous voudrez, contentezvous ; que tout ce que vous aimez vous soit donné; que tout ce qui s'oppose à vos desseins périsse; qu'on ne vous contredise point; que personne ne vous reprenne ni ne vous bläme; que tous les biens que vous désirez vous soient donnés avec profusion; vivez dans cette jouissance non pour un temps, mais pour toujours, je vous dirai seulement que vous ne verrez jamais ma face : mes frères, d’où vient le gémissement qui s’élève parmi vous à cette parole, si ce n’est que cette crainte chaste, qui demeure aux siècles des siècles, a déjà pris naissance en vous » (In ps. CXXVII) ?

« Mon Dieu, que la flamme de votre amour brûle tout mon cœur, qu'elle ne laisse rien en moi qui soit pour moi, rien qui me permette de me regarder moi-même, mais que je brûle, que je me consume tout entier pour vous; que tout moi-même vous aime, et que je sois tout amour, comme étant enflammé par vous » (In PS. CXXXVII).

« Je ne demande point les félicités de la terre ; je sais les désirs qu’inspire le Nouveau Testament; je ne de-

mande point mon salut temporel; vous m'avez appris ce que je dois demander; c'est de psalmodier avec les anges, d'en désirer la compagnie et l'amitié sainte et pure dont Dieu est le lien, de désirer les vertus : voilà les vœux qu’il faut faire expressément; et vous n'avez rien à désirer davantage, parce que la vertu comprend tout ce qu’il faut faire, et la félicité tout ce qu'il faut désirer » (In ps. cxxxu; De civit. Dei, IV, xzı). :

a Chacun chante ce qu’il aime. Les bienheure chantent les louanges de Dieu; ils l’aiment parce qu'ils le voient, et ils le louent parce qu'ils l’aiment » (Zn ps. cxLv, n. 3).

« Celui-là ne se réjouira jamais comme citoyen dans la plénitude de la joie, qui ne gemira comme voyageur dans la ferveur de ses désirs » (Serm. xxx1v, n. 6).

« J'appelle la charité le mouvement de l'âme qui tend à jouir de Dieu pour Dieu même, et du prochain pour Dieu » (De doct. christ., lib. Ill, c. x).

« Dieu veut que nous l’aimions, non par le désir qu’il a d'avoir de nous quelque chose, mais afin que ceux qui l'aiment reçoivent de lui le bien et la récompense éternelle, qui n’est autre que celui qu'ils aiment » {De doct. christ., lib. I, c. xxix).

« On n'aime pas ce qu'on ignore, mais quand on aime ce qu'on a commencé à connaître un peu, l'amour fait qu'on le connaît plus parfaitement » (Tract. xcvı in Joann., n. 4).

« Ceux qui aiment Dieu se soumettent à sa loi non par la crainte de la peine, mais par l’amour de la justice ; non effrayés par ses menaces, mais charmés par sa beauté et par sa droiture » (Serm. xı in ps. cxvın).

« Nous devons toujours la charite, et c’est la seule chose de laquelle, encore que nous le voudrions, nous ne laissons pas d’être redevables ; car on la rend lorsqu’on aime son prochain, et en la rendant on la doit toujours parce qu'on ne doit jamais cesser de l'aimer» (Ep. cxcn).

a Jamais vous ne donnez sincèrement la charité, si vous n'êtes aussi soigneux de l'exiger que vous avez été fidèle à la rendre » (Ibid., n. 2).

Les deux amours.

«a L’un est « l'amour de soi-même poussé jusqu'au mépris de Dieu; » l’autre est « l'amour de Dieu poussé jusqu’au mépris de soi-même » (De civit. Dei, XIV, XXVIN).

Baptéme.

« On ne fait autre chose dans le bapt&me des petits enfants que de les incorporer à l'Eglise, c’est-à-dire de les unir au corps et aux membres de Jésus-Christ » (De peccator. mer. et remiss., liv. III, c. ıv).

« Jésus-Christ est mort une seule fois, mais il meurt pour chacun de nous, lorsqu’en quelque âge que ce soit nous sommes baptisés en sa mort, et c’est alors que sa mort nous profite » (Contr. Jul., lib. VI, c. v).

Bonheur, récompense éternelle.

« On n'est jamais malheureux quand on a ce qu’on veut et qu'on ne veut rien de mal » (De Trin., lib. XIII, C. V).

« La béatitude est une joie qui naît de la jouissance de la vérité, » gaudium de veritate (Conf., lib. X, c. xxın).

« Dieu sera toutes choses à tous les esprits bienheureux, parce qu'il sera leur commun spectacle, il sera leur commune joie, il sera leur commune paix » (In PS. LXXXIV, n. 40).

« Autres sont les biens que Dieu abandonne pour la consolation des captifs, autres ceux qu'il a réservés pour faire la félicité de ses enfants » (In ps. cxxxvVI, n. 5).

« Celui qui ne gémit pas comme voyageur ne se réjouira pas comme citoyen » (/n ps. CXLVIN, n. 4).

wm WAWPL DE PATAELIFIE.

hätıment du péché.

« Le desorire n'est pas dans la peine. mais la peine. cest (wire di crime » id Æimarut. ep. ACEV, n. di.

« Ve vois-tu 5as que. pendant l'hiver. l'arbre mort et larore vivant paraissent aux; ils sont tous deux sans Fritz et sans ‘miles. Quand estce qu'on les pourra liseerner? Ce sera lorsıme le pr’ntempe viendra renouveier la nature. et ‚me cette verdure agréable fera paraitre ans toutes es branches la vie que La racine tenait fermer » In ps. cxLvmn.n. 16.

Connaissance de soi-même.

énigmes de la nature » De Tris., Gb. IV, m. bh.

Comversion ; gräce.

« Quoi’ tu ne pourras pas ce qu'ont pu ceux-ci et cellesla? Est-ce que ceux-ci et celles-là le peuvent par euxmémes, et non pas par leur Seigneur leur Dieu ? Leur Seigneur leur Dieu m'a donné à eux (et vent que je sois de leur nombre) ; pourquoi est-ce que tu t’appuies sur toi-möme, et que par là tu demeures sans appui ? Jette-toi entre les bras de Dieu; ne crains rien : il ne se retirera pas, afin que tu tombes; jette-toi sur lui avec confiance et il te guérira » (Conf., bb. VII, c. xn).

Compelle, « forcez, contraignez, ne marque pas une violence qui nous fasse faire le bien malgré nous, mais une toute-puissante facilité de faire que de non-voulants nous soyons faits voulants, volenies de nolentibus.....

Quand vous entendez le prêtre de Dieu lui demander à l'autel qu'il force les nations incrédules à embrasser la foi, ne répondez-vous pas Amen? Disputerez-vous contre cette foi? Direz-vous que c’est errer que de faire cette oraison, et exercerez-vous votre éloquence contre ces prières de l'Eglise » (Ep. ad Vital., c. ccxvn) ?

« Dieu agit tellement en nous que nous consentons si nous voulons; et si nous ne voulons pas, nous faisons que l'opération de Dieu ne peut rien sur nous et ne nous profite point» (Ibid.).

a C’est par sa volonté propre qu’on abandonne Dieu et qu’on mérite d’être abandonné. Qui ne le sait pas? Aussi c’est pour cela qu’on demande qu'on ne soit point induit en tentation, afin que cela n’arrive point; et si l'on est exaucé dans cette prière et que ce mal n’arrive point, c’est que Dieu ne l’aura pas permis, étant impossible qu'il n'arrive rien que ce qu'il veut ou ce qu’il permet. Il peut donc, et tourner au bien les volontés, et les relever du mal, et les diriger à ce qui lui est agréable, puisque ce n’est pas en vain qu'on lui dit : Seigneur, vous nous donnez la vie en nous convertissant » (De dono persever., c. vi).

«Si je n’ai pas péri à jamais dans l'erreur et dans le mal, ce sont les larmes de ma mère qui me l’ont obtenu» . (Ibid., c. xx).

«Si Dieu est assez puissant pour opérer, soit par les anges bons ou mauvais, ou par quelque autre moyen que ce soit, dans le cœur des méchants dont il n’a pas fait la malice, mais qu'ils ont ou tirée d’Adam ou accrue par leur propre volonté, peut-on s'étonner s’il opère par son esprit dans le cœur de ses élus tout le bien qu'il

veut, lui qui a auparavant opéré que leurs cœurs de mauvais devinssent bons » (De grat. et lib. arb., c. xxı)?

« On ne doit désespérer de la conversion d'aucun de ceux à qui Dieu prolonge la vie par sa patience, parce que, comme dit l’Apôtre, il ne le fait point pour autre

dessem que pour les amener à la penitence » (De catechizandıs rudibus).

« Dieu a envoyé son Fils pour sauver les hommes des peines éternelles, s'ils ne sont point ennemis d’euxmêmes et qu'ils ne resistent point à la miséricorde de leur Créateur » (Ibid.).

« Que nul ne pense pouvoir commettre tous les jours, et racheter autant de fois par des aumönes ces crimes horribles qui excluent du royaume des cieux ceux qui s’y abandonnent. I faut travailler à changer de vie, apaiser Dieu par des aumönes pour les péchés passés, et ne pas prétendre qu'on puisse en quelque sorte lui lier les mains et acheter le droit de commettre impunément le péché » (Enchirid., ec. Lxx, n. 19).

« Il faut changer en un usage plus saint les membres de ce corps, afin qu'ayant servi à l'impureté de la convoitise. ils servent maintenant à la grâce de la charité » (Serm. ax. n. 6).

« Il vaut mieux pour notre salut que le Seigneur n’accomplisse pas si précipitamment les désirs de son malade, afiu qu'il assure mieux sa santé; car il nous assiste en differant, et le délai même est un secours » (Sera. cLxm, n. 7).

« La voie du salut exclut premièrement ceux qui s’egarent , elle exclut en second lieu ceux qui retournent en arrière et qui, sans sortir de la voie, abandonnent les pratiques de la piété qu'ils avaient embrassées ; elle exclut enfin ceux qui s'arrêtent et qui, croyant avoir assez fait, ne songent pas à s’avancer dans la vertu » (Serm. de cant. nov., n. 4).

« Cette voie veut des hommes qui marchent toujours, » ambulantes quærit (Ibid.).

a Cessez de discourir avec vos passions et avec vos faiblesses » (In ps. cxxxvi, n. 21).

a Qu'ils viennent seulement ces bourreaux qui ont mis la main sur Jésus-Christ; qu’ils viennent boire par

la foi ce sang qu'ils ont répandu par la cruauté, et ils trouveront leur rémission même dans le sujet de leur crime » (Serm. LXXVIL, n. 4).

« On ne va pas à Dieu avec des pas, mais avec des désirs ; et y aller, c’est le vouloir, et le vouloir fortement, et non pas tourner et agiter de cà et de là une volonté languissante » (Confess., lib. VII, c. vin).

Dieu, auteur de tout bien.

« Jl ne peut se présenter aucun bien ni à nos sens, ni à notre intelligence; ni en quelque matière que ce soit à notre pensée, qui ne nous vienne de Dieu » (I Retract., c. 1x).

« Si l’on dit que la bonne volonté vient de Dieu, à cause que c'est Dieu qui a fait l’homme, sans lequel il n’y aurait point de bonne volonté, on pourra, par la même raison, attribuer à Dieu la mauvaise volonté, qui ne serait pas, non plus que la bonne, si Dieu n'avait pas fait l’homme; et ainsi, à moins d’avouer que nonseulement le libre arbitre dont on peut bien et mal user, mais encore la bonne volonté dont on n’use jamais mal, ne peut venir que de Dieu, je ne vois pas qu'on puisse soutenir ce que dit l’Apötre : Qu’avez-vous que vous nayez point recu? Que si notre libre arbitre, par lequel nous pouvons faire le bien et le mal, ne laisse pas de venir de Dieu, parce que c’est un bien, et que notre bonne volonté vienne de nous-mêmes, il s’ensuivra que ce qu'on a de soi vaudra mieux que ee qu'on a de Dieu, ce qui est le comble de l’absurdité, que l'on ne peut éviter qu’en reconnaissant que la bonne volonté nous est donnée divinement » (De pecc. mer. et rem., c. cxvin).

« Dieu fait beaucoup de bien dans l’homme que l'homme ne fait pas; mais l’homme n’en fait aucun que Dieu ne lui fasse faire » (Ad Bonif., c. vin).

«Le Saint-Esprit a prévu que nul homme ne serait fidèle à la grâce autant qu'il faudrait, ni ne deploierait

=. SANTE, HE PAYBDLOGER

ac ie lors D = va Qu'il est nécessaire pour = weile ou ua sum “éme, le Saint-Esprit a prie Dir vur mme sea porbeur. faible et imparei eut à 2 in Ge zu 0 > Dr mer. mer., c. XXI).

Eee sat.

Necmerr. me vis Eituree scsent toujours mes “te Gehes OM Je IDE DUMPe pas, que je ne Tone TION 21 is <xhhgnant Vous, Seigneur, à OU ARE REC # HUE € i nuit Îaées moi trouver dans es WNN= DIL ADMET DUT Tiere dnäre un espace pour * meilleur + seras Or vue ai Ce n'est pas en vain que ME “eme ut LAON: secrets dans les pages ° arme NICE. DNS es me car votre joie est IS UM EE SICRREE Luke jer debnes : donnez-moi @ Om mt. cır ame vite Ecrire et vous même :

EE CIRE EC mn. pe \isser pas VOS dons imparis nr mere pes ont herbe maissante qui a soif de : VC 7er. mt à Eve De vus emsx salutaires depuis « ommencemmc dk ire Ecrisre. où l’on voit la CREUT Or Te +7 DE is ere. ypsaqu à la fin, où l'on “ak à CHORONIRQU ÜL Tecme perpétuel de votre cile same » ou. m Ur sr.

© TND CHASSE IE ICONS : car à qui pOUITar = IMPIX is CHOSE OL E CAD à Qui mon ardeur @!- Raums pur Eire ne Geplat pas? Encore un coup, GEI 22 ODE | HDBF. JUQUe C'est TOUS qui m'avez dom sé sur. J vum: k dersande par Jesus-Chris, an nur On Sum: des sam: et que personne ne me Tone dem: nen macbarche » ad. c sen). |

«32 m unachn aver arûmmr et avıdıte au style vénérahie de veire Espri-Samt suriet dans les épitres de samt Pan: et vas same: veriles s'inonrporaient à mes <atraïles quai je Eu les ecrits de plus petit de vos aptres. et R rerandss: vos CNVragvs avec frayeur? Pei, NE. zum.

« Superbe que j’etais, je cherchais dans les Ecritures ce qu'on n'y pouvait trouver que lorsqu'on est humble. Aussi je me fermais à moi-même la porte que je croyais mouvrir. Que vous êtes heureux, peuples catholiques, vous qui vous tenez petits et humbles dans le nid où votre foi se doit former et nourrir : au lieu que moi, malheureux, qui croyais voler de mes propres ailes, : j'ai quitté le nid et je suis tombé avant de pouvoir prendre mon vol. Pendant que, jeté à terre, j'allais être écrasé par les passants, la main miséricordieuse de mon Dieu m’a relevé et m’a remis dans ce nid » (Serm. LI, D. 6).

Eglise.

« Je crois que cette partie du monde vous doit suffire, où Dieu a voulu couronner d’un très-glorieux martyre le premier de ses apôtres » (Contr. Jul., lib. I, c. rv).

« C’est en vain que vous en appelez aux évêques d'Orient, puisqu'ils sont sans doute chrétiens et que leur foi est la nôtre, parce qu'il n’y a dans l'Eglise qu'une même foi » (Ibid.).

« L'Eglise a péri, dites-vous ; elle n’est plus sur la terre. — Voilà ce que disent ceux qui n’y sont point : parole impudente. Elle n’est pas, parce que vous n'êtes pas en elle! C’est une parole abominable, detestable, pleine de présomption et de fausseté, destituée de toute raison, de toute sagesse, vaine, téméraire, insolente, pernicieuse » (Zn ps. ci, n. 8).

« Où sont ceux qui disent que l’Eglise est périe dans le monde, elle qui, loin de tomber, ne peut pas même pencher pour peu que ce soit, ni jamais être ébranlée ; elle est prédestinée pour être la colonne et le soutien de la vérité » (Serm. n1, n. 5; Serm. 1, n. 17).

a C'est là qu’on écoute et qu'on voit : celui qui est hors de l’Eglise n’entend ni ne voit; celui qui est dans l'Eglise n’est ni sourd ni aveugle » (In ps. xLvu, n. 7).

ah Kaum. JE PAYMMOCEE

<] Zur sfr = amtreësasts dans les choses qui 22 SINC JO Ur divx Lames ni pleinement décies Jar “ar “iriæ Cest là que l'erreur se JENE Awzer- nus ale 26 us ses estreprendre d’ebranler » iumberene & Primo Sem x1v de Verb. apost.)..

PBuares rare - « Mer enr - zur ex dummant la malice, mais en

mme wur Inner. „wer tourner leur volonté où il. D JuHb. AE HE Der wa sa miwricorde, soit au mal SA Fur url. juc x cusesmmwni quelquefois connu, munir care. mx Sees juste » (De gralia cl ders FUZU. E ME. EE

ei 2% den ac wuvär à homme de faire un péché; RES Qi Erive na sa save un tel ou un tel effé, œua met us ac scavcir à l'homme, mais en celui & ker, IT 1 Zn ps zofres et qui sait les mettre en Kur TAZS ı Je grrr. Se, € WI).

Eorzi:e

« Le temps est une fuite imitation de l'éternité » (In PS. n :.

« Là. mes n'aurcas pus awun vice ni dont il nous Ge swuuer Le kur. ni dont il nous faille effacer les restes. ni den! L DU fai combattre les attraits trompeurs » «De cır. Dei. bb. DI. c. zum).

« Alors. à mon Deu. vous nous vivifierez, vous nous renouvellkerez. vous nous donnerez la vie de l’homme inténeur. et nous invoquerons votre nom, c’est-à-dire nous vous aimerons. Après nous avoir pardonné ave bonté tous nos peches, vous vous donnerez vous-même

pour être la récompense parfaite de ceux que vous aurez justifiés » ( In ps. LxxIx ).

Homme.

+ « Dieu a formé l’homme avec l’usage de son libre arbitre ; animal terrestre, mais digne du ciel, s’il sait s’attacher à son Créateur » (De civit. Dei, lib. XXII, c. 1).

a Ne soyons pas vils à nous-mêmes, nous qui sommes si précieux au Père qu’il nous achète au Calvaire du sang de son Fils ; et encore n'étant pas content de nous le donner une fois, il nous le verse tous les jours sur ses saints autels » (Serm. ccxvi, n. 3).

« Dieu a donné ce précepte à l’homme de régir ses inférieurs et d'être lui-même régi par la puissance supreme » (in ps. cxLV, n. 5).

Jésus-Christ.

« Le voilà celui qui est Dieu et homme, c'est-à-dire la force et la faiblesse ; celui qui a été vendu et qui nous rachète, qui, attaché à la croix, distribue les couronnes et donne le royaume éternel ; infirme qui cède à la mort, puissant que la mort ne peut retenir, couvert de blessures et médecin infaillible de nos maladies; qui est rangé parmi les morts et qui donne la vie aux morts, qui naît pour mourir et qui meurt pour ressusciter, qui descend aux enfers et ne sort point du sein de son Père » (Epist. Lxxix ad Justin. ).

« Quelque part que je voie mon Sauveur, sa beauté me semble charmante. Il est beau dans le ciel et il est beau dans la terre, beau dans le sein de son Père, beau entre les bras de sa mère. Il est beau dans les miracles, il ne l’est pas moins parmi les fouets. Il a une grâce non pareille soit qu’il nous invite à la vie, soit que lui-même il méprise la mort. Il est beau jusque sur la croix, il est beau même dans le sépulcre. Que les autres en pensent ce qui leur plaira, mais pour nous autres croyants,

partout où il se présente à nos yeux, il est toujours beau en perfection » (In ps. xLıv, n. Hi).

« Jésus règne partout, Jésus est adoré partout. Devant lui la condition des rois n’est pas meilleure que celle des moindres esclaves. Scythes ou Romains, Grecs ou Barbares, tout lui est égal, il est égal à tous, il est roi de tous; il est le Seigneur et le Dieu de tous» (In ps. XLIV, 23).

« Le règne de notre prince, c’est notre bonheur; qu'il daigne régner sur nous, c'est clémence, c'est miséricorde; ce ne lui est pas un accroissement de puissance, mais un témoignage de sa bonté » (Tract. ıı in Joann., n. 4).

« Jésus-Christ ne quitte point qu'on ne le quitte, » non deserit nisi deseratur (In ps. CxLv, n. 9).

« Celui-là est un véritable disciple de Jésus-Christ et de l'Evangile qui s'approche de ce divin Maître non pour entendre ce qu'il veut, mais pour vouloir ce qu’il entend » (Confess., lib. X, c. xxvi).

« Jésus-Christ a aimé notre âme, toute laide qu’elle était par ses crimes; mais il l'a aimée, afin de l’embellir par les bonnes œuvres » (In Joann., tract. x, n. 18).

«Il nous a aimés dans le temps que nous lui déplaisions, mais c'était afin de produire en nous ce qui était capable de lui plaire » (Ibid., tract. cu, n. 5).

Liberté.

«Il ya deux sortes de libertés : la première, c’est de pouvoir ne pécher pas; la seconde et la plus parfaite, c'est de ne pouvoir plus pécher » (De corr. et grat., C. Xl).

Mort.

« Notre âme est contrainte de quitter son corps par

une juste punition de ce qu'elle a abandonné Dieu par une dépravation volontaire » (De Trin., lib. IV).

AUTÉCRS LATINS. $. AUGUSTIN. 447

« Dieu a cache le dernier jour, afin que nous prenions garde à tous les jours » (Serm. xxxıx, n. 1).

« Ce que le pécheur a fait à la loi, à laquelle il ne laisse point de place en sa vie, la loi de son côté le fait au pécheur en lui Otant la vie à lui-même » (Ep. cn, n. 24).

Mortification.

a Il y a des maux qui nous blessent, et il faut que la patience les supporte; il y a des maux qui nous flattent, et il faut que la tempérance les modère » (Contr. Jul., lib. V).

«La chair qui convoite contre l'esprit ne peut être vaincue sans péril, ni modérée sans contrainte, ni régie par conséquent sans inquiétude » (De civ. Dei, lib. XIX, c. XXVII).

a De peur que la vertu ne nous enfle, Dieu veut qu’elle se perfectionne dans l’infirmité » (Contr. Julian., bb. IV, c. n, n. 14).

Paix et concorde.

« Combien sont doux les médecins pour faire prendre à leurs malades les remèdes qui les guérissent! Dites à nos frères : Nous avons assez disputé, assez plaidé; enfants par le saint baptême du même Père de famille, finissons enfin nos procès, vous êtes nos frères : bons ou mauvais, voulez-le, ne le voulez pas, vous êtes nos frères. Pourquoi voulez-vous ne le pas être? Il ne s’agit pas de partager l’héritage ; il est à vous comme à nous: possédons-le en commun tous deux ensemble. Pourquoi vouloir demeurer dans le partage ? le tout est à vous. Si cependant ils s’emportent contre l'Eglise et contre vos pasteurs, c’est l'Eglise, ce sont vos pasteurs qui vous le demandent eux-mêmes : ne vous fâchez jamais contre eux; ne provoquez point de faibles yeux à se troubler eux-mêmes ; ils sont durs, dites-vous, ils ne vous écoutent pas; c’est un effet de la maladie. Combien

en voyons-nous tous les jours qui blasphèment eontre Dieu même? Il les souffre, il les attend avec patience. Attendez aussi de meilleurs moments; hâtez ces heureux moments par vos prières. Je ne vous dis point: Ne leur parlez plus; mais quand vous ne pourrez leur parler, parlez à Dieu pour eux, et parlez lui du fond d’un cœur où la paix règne » (Serm. ccLvu, n. 4).

. Pauvres et riches.

a Le fardeau des pauvres, c'est de n'avoir pas ce qu’il faut; le fardeau des riches, c'est d’avoir plus qu'il ne faut » (Serm. cLxIv, n. 9).

Pécheurs.

« [l y en a qui sont dans la maison de Dieu, et qui ne sont pas la maison de Dieu; il y en a qui sont dans la maison de Dieu, et qui sont eux-mêmes la maison de Dieu » (De bapt. contr. don., lib. VII, n. 99).

« Il n’est rien de plus misérable que la félicité des pécheurs; elle entretient une impunité qui tient lieu de peine et fortifie cet ennemi domestique, la volonté déréglée » (Ep. cxxxvın, ad Marcel.).

« O herbe rampante, oserais-tu te comparer à l’arbre fruitier pendant la rigueur de l’hiver, sous le prétexte qu'il perd sa verdure (par les afflictions) durant cette froide saison, et que tu conserves la tienne (par les prosperites)? Viendra l’ardeur du grand jugement qui te desséchera jusqu'à la racine, et fera germer les fruits immortels des arbres que la patience aura cultivée » (In ps. xLvIm:, serm. 2).

« Ingrats et insensés, parce qu'ils sont déréglés, ils voudraient détruire la règle et souhaitent qu'il n’y ait. ni droit ni justice » (Tract. xc in Joan.).

« Ceux qui ne veulent pas faire ce que Dieu veut, Dieu en fait ce qu’il veut » (Serm. ccxrv, n. 3).

« Les pécheurs sont ennemis de Dieu par la volonté de

lui résister, et non par le pouvoir de lui nuire» (De civ. Dei, lib. XII, c. m).

« Il ne faut pas se persuader que cette lumière infinie et cette souveraine bonté de Dieu tire d’elle-m&me et de son sein propre de quoi punir les péeheurs ; il se servira de leurs péchés mêmes qu’il ordonnera de telle sorte que ce qui a fait le plaisir de l’homme coupable deviendra l'instrument d’un Dieu vengeur » (Enarr. in ps. vu, n. 16).

«a C'est dans le cœur que les pécheurs s’elevaient contre Jésus-Christ; c'est dans le cœur qu'il les abaisse et les fait tomber » (In ps. xuıv, n. 46).

« Vous devez croire que Jésus-Christ vous a remis tous les péchés où sa grâce vous a empêchés de tomber » (De sanct. virg., n. 49).

« Les méchants ne sont dans le monde que pour se convertir ou pour exercer la patience des bons » (In ps. XLIV, n. À).

« Demandez-vous à Dieu de l’argent? le voleur en a; une femme, une nombreuse famille, la santé du corps, les dignités du siècle ? Considérez que beaucoup de méchants possèdent ces biens. Est-ce pour cela seulement que vous servez Dieu? Vos pieds chancelleront-ils et croirez-vous servir Dieu en vain, lorsque vous voyez dans ceux qui ne le servent pas tous ces biens qui vous manquent? Ainsi il donne toutes ces choses aux mé- Chants mêmes, et il se réserve lui seul pour les bons » (In ps. ıxxıx, n. 44).

Plaisirs des sens.

« Les voluptes corporelles peuvent-elles sembler desirables, elles que Platon a nommées l’appät et l’hamecon de tous les maux? En effet, quelles maladies et de l'esprit et du corps! Quel épuisement et des forces et. de la beauté de l’un et. de l’autre! Quelle honte, quelle infamie, quel opprobre n'est pas causé par les voluptés,

aungmele: pas ke transport est violent, plus il au emmemi de Wale sagesse! Car qui ne sait que le cames eme des sens ne laissent aucun lieu à la nie mi à amcume pensée sérieuse? Et qui serait me aswz brutal qui voulüt passer toute sa vis Dm cs emporbments des sens émus, parmi cd emvremet des plaisirs? Qui serait l’homme de sel eher runter

sc & à 2remire institution ni de la depravation AN me maire. 7 de ia feleite du paradis, ni des joies Stars zahle: zuı res sent promises, qui n'a point appris qui à zur carie wire l'esprit. Je vous conjure que M

me. 2 SsÈ = mois grave, ni moins honnête, mu HR. IE SRS Sereuse. ni MOINS temperee Que; = putain Gr pabems » (Lib. IV, Contr. Jul. Pr

zu muse 5 NE servante qui déchirent et e- ; SENCMENR NE ISERE > Aa ze LIL n 3). ä al que 2e set uit be combat de La chair contre = RR RT RER Ta. I a dvane les mains à l’enneni, 4 zus amt SDS CROIRE 3 Nr. EUX. NL À).

Donner:

ea à ut cuire gar ba verite de cette predesnow Cr NR The m'a pas toujours fait partie de j 3 Ni ie CERN. qu vera re que l'Eglise n'a pe MQUUFS IN. AR LEE ROSES Pl avec vérité soi UENTIEETNUR. WERT Si al a bajours demandé ci Wert Nu Qu des dun de Düse, elle n'a jamais pé

croire que Dieu les ait pu donner sans les connaître ; et par là l'Eglise n’a jamais cessé d’avoir la foi de cette prédestination, qu'il faut maintenant défendre avec une application particulière contre les nouveaux hérétiques » (De don. pers., c. xxm).

« Je m’etonne que les hommes aiment mieux se fier à leur propre faiblesse qu'à la fermeté de la promesse de Dieu. Je ne sais pas, dites-vous, ce que Dieu veut faire de moi. Quoi donc! Savez-vous mieux ce que vous voulez faire de vous-même ? Et ne croyez-vous pas cette parole de saint Paul: Que celui qui croit être ferme prenne garde à ne pas tomber. Puis donc que l’une et l’autre volontés, celle de Dieu et la nôtre, nous sont incertaines, pourquoi l’homme n’aimera-t-il pas mieux abandonner sa foi, son espérance et sa charité à la plus forte, qui est celle de Dieu, qu’à la plus faible, qui est la sienne propre » (De prædest. SS., c. xı)?

a Le modèle le plus éclatant de la prédestination et de la grâce est le Sauveur même. Par quel mérite ou des œuvres ou de la foi, la nature humaine qui est en lui a-t-elle obtenu d’être ce qu'elle est, c’est-à-dire unie au Verbe en unité de personne » (Ibid., xv)?

Prière.

a Prions, non pour obtenir que les richesses, ou les honneurs, ou les autres choses de cette nature, incertaines et passagères, nous arrivent; mais afin que nous ayons celles qui nous peuvent rendre bons et heureux » (De ord., lib. II, c. xxn).

« Ô Dieu, créateur de l’univers, accordez-moi premierement que je vous prie bien, ensuite que je me rende digne d’être exaucé, et enfin que vous me rendiez tout-à-fait libre » (Solilog., I, 1).

« Je vous prie, ö Dieu, vous par qui nous surmontons l'ennemi, de qui nous avons reçu de ne point périr à jamais, par qui nous séparons le bien du mal, par qui

Po, RASE. BE SUSE.

DCE tree + mm © UE NUE je Dem. per qui nous SICIMOUME 25 CVS OC Emme ei me nous alla- Lors WIE 2 ar nice am min qui moms converie OIL DOS CLS or ee Qu nest pas, et nous TPS ST D = DU LS. ‘ sa -ÉSE de vons-möme »

Bu...

e immer ICT mE um Lange. rocacillez-vou:

@ CHENE . JOUE EL Us anime > ‚in Jeann., XV, 2 25:

«el m feuc au Goster our Les pricres de la sainte Erise » # sat sanere € les aumômes que font Es fire PUT = RES De nos freres defunis, ne les BIT 2 +072 CBS DES Oomzeammit que leurs péchés De mern (HT DOI AUS ARCS Ô RDS pères, CE QUE

"tris mire herve. oe fare memoire dans k Sarre De IS CI sun muets en la communion du |

crie & Cr sauer De Jesm-Lirat, et en même temps de prier et L'ufrr © sam: sacrifice PONT ENS. >» Rroemplsn.

e Jesus init di le peace, et parce qu'il nous le pardycne jorsgue Ras v sconines tombes, et parce quil pois ade anvtcmber pus, et parce qu'il nous conduit

a la vie Lienheurense où nous ne pouvons plus y tomber jamais » :Contr. Jui., cp. imp., üb. IT.

Souffrances.

« Dieu nous a fait voir dans le grain principal, qui esi Jésus-Christ, comment il traiterait tous les autres » (Serm. caxı, n. 10).

« Jésus-Christ a été livré au dernier supplice par trois sortes de personnes : premièrement par son Père, secondement par ses ennemis, troisiemement par lui-même » (Tract. vit in ep. Joan., n. 1).

« Le royaume qui n’était pas de ce monde a dompte

le monde superbe non par la fierté d’un combat, mais par l'humilité de la patience » (In ps. xLıv, n. 16).

Tradition.

« Je vous appelle devant ces juges (les anciens docteurs), qui ne sont ni mes amis, ni vos ennemis, que jé n’ai point gagnés par adresse, que vous n'avez point offensés par vos disputes; vous n’eliez point au monde quand ils ont écrit ; ils sont sans partialité, parce qu'ils ne vous connaissaient pas ; ils ont conservé ce qu’ils ont trouvé dans l’Eglise; ils ont enseigné ce qu'ils ont appris ; ils ont laissé à leurs enfants ce qu'ils ont reçu de leurs pères » (Contr. Jul., lib. II, c. x).

a Une chose qui se trouve partout sans qu'on en voié l'origine, ne peut venir que des apôtres » (Epist. Liv, n. 4).

Trinité.

a En Dieu, il y a nombre; en Dieu, il n’y a point de nombre. Quand vous contemplez les trois personnes, vous voyez un nombre; quand vous demandez ce que c'est, il n’y a plus de nombre; on répond que c'est un seul Dieu. Parce qu'elles sont trois, voilà comme un nombre; quand vous recherchez ce qu'elles sont, le nombre s'échappe, vous ne trouvez plus que lunité simple » (In Joann., tract. xxxIx, n. À).

Vaine gloire.

a Vous recherchez la gloire que vous vous donnez les uns aux autres, et ne recherchez point la gloire qui vient de Dieu seul » (De civit. Dei, lib. V, c. xx).

« Ces hommes, d’une si grande réputation, tant célébrés parmi les nations, ont cherché la gloire, non en Dieu, mais auprès des hommes; ils ont obtenu ce qu'ils demandaient ; ils ont acquis cette gloire qu'ils avaient si ardemment poursuivie; et vains, ils ont reçu une récom-

pense aussi vaine que leurs pensées » (Serm. xu in pt: LXVIN, n. 2).

Vérité.

« La vérité, chaste et fidèle, est propre à chacun, quoiqu'elle soit commune à tous. Ceux qui se tournent vers elle sont rendus heureux par ses lumières, et ceux | qui refusent de la regarder sont punis par leur propre aveuglement » (De lib. arb., Lib. II).

Virginité.

«a ]ls (ceux qui sont vierges) chantent (devant l’Agneau) un cantique particulier, comme ils pratiquent une vertu au-dessus du commun; leur joie est d’autan! plus abondante qu'ils se sont plus élevés que les autres hommes au-dessus de la joie des sens... L’Agneau marche par un chemin virginal; sa chair, formée d'une vierge, est toute vierge; et il ne pouvait pas n'être poin! soigneux de conserver en lui-même ce qu’il avait conservé en sa sainte Mère, même en naissant de son sein! (De sanct. Virg., xxx, XXXVINI, XXXIX).

$ 69. Paulin de Nole (mort vers 431), et plusieurs Paper:

Saint Paulin, évêque de Nole et poète chrétien, était en relation suivies avec saint Ambroise, saint Augustin, saint Jérôme, Sulpitt Sévère, etc., et a mérité leurs éloges. Né en 858 ou 354 d’une illustit et très-riche famille consulaire d'Aquitaine, il fut formé par Ausont, célèbre poëte et rhéteur de Bordeaux, qui fut pour lui non-seulemell un maître, mais un père, patronus, præceptor, pater (Poem., x, 93-]. Grâce à ces lecons, il devint, tant en prose qu’en vers, un écrival habile et élégant. L'empereur Valentinien ayant appelé Ausone à Rome pour y faire l'éducation de son fils Gratien , Paulin |} accompagna, et, à peine âgé de vingt-cinq ans, il plaida avec W tel succès, qu'après la mort de Valens il fut chargé de rempli les fonctions de consul subrogé pendant le reste de l’année 5 Paulin s’en acquitta avec tant d'éclat et de dignité, qu’Ausone l'apptlait l’ornement de la patrie. L'année suivante, on croit qu'i il consul en Campanie et résida à Nole, où se trouvaient ses domaines

1 y donna des marques particulières de sa d&votion envers le martyr aint Félix. Tl entreprit ensuite de grands voyages, et entra en relaions intimes avec les hommes dont nous venons de parler, puis, dans sa patrie, avec saint Martin de Tours, qui le guérit miraculeusement d’une maladie d’yeux. Renonçant désormais aux honneurs, aux richesses et aux vanités du siècle, il reçut de l'évêque Delphinius, de Bordeaux, le baptème qu'il avait longtemps différé (389), et se retira dans la solitude des Pyrénées, avec sa femme Thérasia, sans se soucier des reproches d’Ausone et des grands du monde. Forcé par le peuple de recevoir la prötrise à Barcelone (vers 393), quelque temps après il se rendit à Nole, où il avait été autrefois consul, pour y continuer son genre de vie ascétique et édifier sur le tombeau de saint Félix” une superbe basilique. Nommé pour ses hautes vertus au siége épiscopal de cette ville, en 409, il y fut entouré de la vénération de tous, et donna l'exemple d’une commisération sans bornes envers les malheureux, dans l’époque difficile et calamiteuse de l'invasion des Goths et des dévastations des Vandales. | C'est à saint Paulin qu’on doit ces belles paroles sur Théodose le . Grand : « Nous célébrons en lui non un roi, mais un serviteur de Jésus-Christ, et un prince qui s'élève au-dessus des hommes plus encore par sa foi que par sa couronne. » (Cit. du trad.)

Plusieurs de ses ouvrages sont perdus; nous n’avons plus de lui que cinquante lettres à des amis : Sulpice Sévère, saint Augustin, . Saint Jérôme, Delphinius, Pammaque, etc., puis une trentaine de | poésies, auxquelles il faut ajouter celles qu'a découvertes A. Mai

(Nicetæ et Paulini scripta e Vat. cod. edita, Roms, 1827). La deli-

catesse de son style, par où Ausone se sentait surpassé, éclate surtout \ dans ses poésies : Cedimus ingenio quantum procedimus ævo. Assurgit

musæ nostra Camena tue (Ep. xıx). Elles sont plutôt morales que . dogmatiques, et, pour la forme, plutôt didactiques que lyriques.

Opera, ed. Paris, 1516 ; ed. Herib. Rosweyd, Antw., 1622, avec la biographie, par Sanchino, complétée par P. F. Chifflet : Paulinus illustr., sive append. ad opera et res gestas Paulini, Divione, 1623; ed. Le Brun, Par., 1685 ; avec trois poésies nouvelles et des dissertat., ed. Muratori, Veron., 1736; Galland., Bibl., t. VIII; Migne, ser. lat., = & LXI, avec confusion et lacunes. Cf. Tillem., t. XIV; Ceillier, t. X,

ed. 24,t. VIII; Buse, Paulin, évéque de Nole, et son temps, Ratisb., k 1856, 2 vol.

+ Parmi les papes lettrés de ce temps nous citerons : Jules Ier, Libère, ur Damage, Sirice et Innocent Ier (voir leurs lettres dans Coustant, Ep. y. 70m. Pont., dans les Actes des conciles, de Harduin et Mansi ; Migne, ,. 8er. lat., t. VIII et seq.). Du pape Damase nous avons en outre des „ Vers et des épigrammes. Cf. Fessler, t. I.

LA LITTÉRATURE CHRETIENNE DE 430 A GREGOIRE LE GRAND (604). KESTORIENS, MONOPHYSITES, PÉLAGIENS, AFFAIRE DES TROIS CHATTTRES.

Voir sur l'histoire de ce temps, Evagre, Histoire ecclésiastique, de 481 à 594.

Page 1