‹ Manuel de patrologieChapitre 6 sur 97 · VIII PRÉFACE · texte numérisé non relu

VIII PRÉFACE

Comme la Patrologie, surtout dans la période des saints Pères, doit s'occuper des preuves dogmatiques fournies par les écrivains des premiers siècles, il fallait de toute nécessité rapporter aussi complètement que possible les passages qui attestent la doctrine catholique dans les origines du christianisme, c’est-à-dire dans les trois premiers siècles. Dans les quatre siècles suivants, on s'est borné à signaler les doctrines qu’un auteur a développées de préférence ou qu'il a marquées de son cachet personnel. Cette méthode, au surplus, rentrait dans le plan général de ce livre : indiquer le contenu des écrits. d’un auteur, résumer ses vues particulières et marquer l'influence qu'il a exercée sur le présent ou sur l'avenir. À quoi bon citer des doctrines depuis longtemps établies, quand il s’agit d'auteurs qui ne pouvaient pas enseigner autre chose que ce qu’enseigne l'Église catholique?

Dans la seconde période, ceux des Pères grecs et latins qui se distinguent à la fois par leur génie et par l'étendue de leurs écrits occupent une place plus large et ont été l'objet d'un soin particulier, d'autant plus que l'excellent travail de Moehler sur cette période n'a pas été continué. En laissant les grands docteurs s’exprimer eux-mèmes dans de longs passages, en rapportant les pensées magnifiques qui out embelli leurs écrits et dirigé leurs actions, et qui nous les montrent comme des modèles accomplis du sacerdoce, je visais aussi, dit M. Alzog, à inspirer aux jeunes théologiens, avec l'amour de leurs œuvres, le courage de les étudier.

Dans un travail aussi difficile et dont certaines parties veulent être traitées avec un soin exceptionnel, l'auteur se félicite du concours sérieux que lui a prèté le docteur Kellner de Trèves, auteur d’un ouvrage justement célèbre, publié à Cologne en 1866 sous le titre d’Hellenisme et christianisme.

MANUEL

DE

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