LES POÈTES CHRÉTIENS
$ 91. Collections et travaux préparatoires.
Poetarum ecclesiast. opera, ex offic. Aldina, Venet., 1504, 2 tom. in-4° ; G. Fabricii, Poelarum vet. eccles. op. et fragm., Basil., 1564 ; Poetæ grec. christian., Lutetiæ, Par., 1609; Bivius, Collectio poetar. christ., Par., 1624, in-fol. Bien supérieur par la critique et l’interprétation : Daniel, Thesaurus hymnologicus, Hal., 1841 et seq.; ed.2*, 1863 et seq., 5 vol.; Mone, Hymnes latines, Frib., 1853, 8 vol. Cf. L. Buchegger, Commentatio de orig. sacræ christianorum poeseos, Frib., 4827 (Programme) ; Poésie chrétienne, dans l’Encycl. de la théol. cath., Gaume. Rio, de la Poésie chrétienne, dans sa matière et dans ses formes; Carmina e puetis christ. excerpta, en latin et en français, 2 vol., Gaume frères.
Il existe entre les arts libéraux et l’humanité régéneree par le christianisme un lien d’autant plus intime et profond qu'il n’est pas le résultat d’un accident passager, mais de l'espèce même des choses; aussi, dès les premiers temps du christianisme, et malgré des obstacles de toute nature, la poésie chrétienne éclate et jaillit par un mouvement irrésistible et spontané.
Bien plus encore que les poètes de l'Ancien Testament, les hommes qui avaient reçu le don de la poésie éprouvaient le besoin de célébrer la magnificence et la bonté du Très-Haut : l’incarnation du Verbe, divin, les œuvres sublimes de notre rédemption, l’amour ineffable