‹ Manuel de patrologieChapitre 9 sur 97 · A L'ÉTRANGER · texte numérisé non relu

A L'ÉTRANGER

Van Langenhuysen ' Verhoeven.

Van Vees.

Beyaert-Defoort.

Goemaere.

Desbarax et Vivès.

Devaux et C°.

Dowling.

Herder.

Marc Mehling.

Fassi- Como.

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BESANGON, IMPRIMERIE J. BONVALOT.

Le Guicheuz Gallienne.

Dilhan-Vivès.

Chauffa rd. Laferrière.

Constant Loiez.

Rousseau-Pallez.

Malavialle.

Séguin.

Perrin.

Mazeau.

Poirier-Legros.

Thomas et Pierron.

Vagner.

Blanchard.

Bonamy.

Bonnefoy.

Hauvespre.

Thebault.

Verdier.

Fleury.

Ferrère.

Privat.

Cattier.

Spée-Zelis.

Dürr.

Burns et Lambert.

Peeters.

Bailly-Baillière.

Poupart.

Besozri.

Merle.

Wolff.

Marietti.

Gérold et fils.

Elle voyaiten eux les organes dont Jésus-Christ et l’Esprit- Saint s’étaient servis pour perpétuer leur action au sein de l'Eglise : Ut in eis limeas non ipsos, sed illum qui ea sibi ulilia vasa formavit et sancta templa tonstruæit, dit saint Augustin. Le concile de Chalcédoine, en 451, insistait sur l'obligation « d'être fidèle à la croyance des saints Pères et de se servir d'eux comme de témoins pour défendre sa foi : » Ut sanclorum Patrum fidem servemus, iisque ulamur lestibus ad nosire fidei firmitatem. Et le cinquième concile tenu à Constantinople, en 533, faisait cette solennelle profession de foi : « Nous confessons que nous embrassons et prêchons la foi qui a été donnée dans l’origine aux saints apôtres par notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ, qui a été annoncée par eux dans l'univers entier, qui a été professee et expliquée par les saints Pères : » Confilemur nos fidem tenere et prædicare ab initio donalam a magno Deo et Salvatore nostro Jesu Christo sanclis Apostolis, et ab illis in universo mundo pr&dicalam, quam et sancti Palres-confessi sunt et explanarunt. En 680, le sixième concile œcuménique de Cönstantinople énonçait la même doctrine lorsqu'il disait : Sanctörum et probabilium Patrum inoffense recto tramite iler conseculum, tisque consonanter definiens confiletur reclam fidem. Enfin, le dernier concile œcuménique, célébré à Trente au seizième siècle, emploie souvent l’une pour l’autre et dans un sens identique les expressions de « doctrine de l'Eglise, » et de «consentement unanime des saints Pères. »

Ce consentement unanime doit se prendre dans le sens que lui donne saint Vincent de Lérins, dans son fameux Commonilorium : « Ce que tous ou plusieurs auront confirmé dans un seul et même sens, manifestement, fréquemment, persévéramment, ou ce qu'ils auront reçu, embrassé, transmis par une sorte de consentement tacite des maîtres, tout cela, nous le tenons pour indubitable, pour certain et définitif : » Quidquid vel omnes, vel plures

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uno rich ES Zn: 234. Tesursier, perseveranler, vel quoizm crasmiueniz mi;sirmun 082110, accipiendo, tenend>, Iraiewi: msn, 35 gr ındubilato, certo, rolsque Yadrziar LDC. € Et, conformément à ces deux caractere [2 | ass 27% à la vraie tradition : l'universa':te et la Être : 42:35 srmper. quod ubique, quod ab erx:'as cv: es. I. muntre dans le même ouTTage, €. Xın. par »s tes du troisième concile æcuménique à Erbe, axzıpent la reuve traditionnelle doit ètre présente.

Voici amment sant Auzustn 'u-mème a développé cette preuve œutre Ju xn. svtateur de Pélage, lib. I, n. 7 : « Vovez. lui t-i. Jans que'e assemblée je vous ai intruit. Voll Amar de Milan, que votre maitre Pe'age a combe de tant de kuanges; voilà Jean de Constantinone, voià Rasle et teus les autres, dont l'accord si unanime devrait vous toucher. Vous voyez réunis des hommes de tous les temre et de tous les pays. de l'Orient et de l'&vident. et Ls n’arrivent point en un lieu où les hommes soient forves d’alwrder, mais à un livre qui puisse alier à tous les hommes. — Quant à celui qui s’eloigne du consentement unanime des Pères, celui-la s'éloigne de l'Eglise :» Hi: est Medic'anensis Ambrosius, quem magister tuus Pe:azius tanta prædicalione laudavit. Hic est constantin>polttanus Joannes, hic est Basilius, hic sunt et cæteri, quorum te movere deberet lanta consensto. Hos itaque de aliis atque aliis temporibus aique regionibus ab Oriente et Üccidente congregatos vides, non in locum quo navigare cogantur homines, sed in li- Drum qui navigare possit ad homines. — Qui ‘vero! ab unanimi Patrum consensu discedit, ab universa Ecclesia recedit. (Cont. Jul., lib. II, n. 37.)

Les Pères de l'Eglise forment donc comme le fleuve de la vie divine dont la source est en Jésus-Christ ; ce sont eux qui, avec l’enseignement verbal du ministère infaillible qui réside dans les évêques, perpétuent par

leurs écrits, d’une manière ininterrompue, le dépôt de la doctrine chrétienne; en sorte que leurs ouvrages constituent une partie de la tradition écrite (rapddooıs éxxAn- CLŒOTIXN ).

« Il faut savoir, dit Bossuet, distinguer les conjectures des Pères d’avec leurs dogmes, et leurs sentiments particuliers d'avec leur consentement unanime. Après qu’on aura trouvé dans leur consentement universel ce qui doit passer pour constant, et ce qu'ils auront donné pour dogme certain, on pourra le tenir pour tel, par la seule autorité de la tradition *. » (Préf. de l’Apoc., t. II, p. 319.) C'est à cause de cette importance des Pères, et par conséquent de l’ancienne littérature chrétienne considérée comme deuxième source de la foi, que la première periode, la période patristique, mérite d’être traitée avec plus de soins et de details dans l'étude de la théologie catholique. Dans ka seconde et dans la troisième période, au contraire, l’histoire littéraire du christianisme peut se rattacher plus facilement à l’histoire ecclésiastique. Une remarque importante qu'il convient de faire sur les écrits des saints Pères, car elle est d’une haute valeur, c’est qu'ils touchent de près aux mille incidents de la vie pratique; la plupart sont le fruit ou d’une expérience personnelle ou des nécessités de la vie journalière : il s’agissait ou de réfuter des hérétiques, ou d’abolir un abus, ou d’insister sur le sérieux de la vie chrétienne, ou enfin de pousser à quelque grande résolution ; tandis que les auteurs des époques suivantes n’ont souvent pris la plume que pour consigner leurs propres réflexions ou pour établir quelque théorie scientifique.

1 On trouvera de longues explications sur l'importance des saints Pères dans Melchior Canus, De locis theologicis, lib. VIII; Noël Alex., Dissertat., 16; Perrone, Prælect. theol., in tract. De locis theol., part. 1, sect. 2, et dans son grand ouvrage, tome IX.

3 Addition du traducteur.

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