‹ Manuel de petite chirurgie (volume 2)Chapitre 16 sur 108 · TOPIQUES SOLIDES · texte numérisé non relu

TOPIQUES SOLIDES

Les topiques dont on se sert à l'état solide sont les cawsiques: nous les déerirons plus loin avec les cautéres, les ouires de guinquina, de camphre, de fannin, et enfin l'iodoorme. À l'état mou, ce sont: les cérats, onguents, emplätres, te, les différentes espèces de cataplasmes, ele. Enfin, à état liquide, ce sont: les frictions, les onctions, les bains énérauz el locaux, les lavements, les gargarismes, ete. ; à ‘état de gaz ou de vapeur, les bains de rapeur, les fumigaions. ele.

$ a. — ropiques solides.

As sont employés à l’état pulvérulent, tantôt comme absorxants, tantôt comme désinfectants (poudre de charbon), le plus ousent comme astringents (poudre de quinquina, de tannin, € tan, de ratanhia, etc.). Le pansement des plaies qui réahtent des eschares dues au déeubitus prolongé se fait ouvent avec de la poudre de quinquina, qui agirait dans £ eas comme tonique et astringente.

Le camphre en poudre a élé préconisé par M. Netter dans itement des plaies atteintes de pourriture d'hôpital et urait donné d'excellents résultats.

L'iodoforme, découvert par Serullas, est un corps solide, ristallisé en lamelles, d'une couleur jaune citrin, d’une deur pénétrante qui se rapproche un peu de celle de l’iode. <ette substance, étudiée par MM. Bouchardat et Moretin, fut ‘ilisée en chirurgie par Demarquay, qui l’associait au beurre € cacao, puis préconisée dans le pansement des plaies et des lcéres par MM. Lallier, Besnier et Féréol. Depuis les travaux

Ê l'iodoforme est entré dans la pratique médicoicale et a généralement donné d'excellents résultats a excitant la cicatrisation des plaies de mauvaise nature, des leères scrofuleux et syphilitiques

Outre cette action, l'iodoforme il encore comme anessésique. et les plaies pansées avec la poudre d'iodoforme eviendraient indolores.

Le mode d'emploi de ce médicament est des plus simples :

suffit de répandre à la surface de la plaie une certaine wantité de poudre d'iodoforme. Au-dessus de cette poudre on lace un pansement ordinaire, ou bien on peut établir un sement par occlusfo :, dans le but d’atténuer autant que

ible l'odeur que répand ce médicament (F. Guy

Le, — cérais.

Les cérals sont des composés de cire, d'huile ed'eau, ayant là consistance du miel.

Les cérats sont sémplés, blanes ou jaunes, selon qu'ils sout préparés axec de La cire blanche ou jaune. Les cérats sont

h. open eérat simple on ajoute divers médicaments, de maniére à lui douner des propriétés qu'exigent les inilicae tions, C'est ainsi qu'on fait le éérat de Goulard, en ajoutant au cérat sünple de l'extrait de Satuene (sous-aréiate de plomb); du cérai opiacé ou narcotique, en y ajoutant du lnndaum ; cérat cérat ete. On compose encore aver Cexteait de belladono, du l'eau distillée et du eérat, une pont» made appelé cérat belludonné ou pommade de belladone,

Le cérat iadé, où mieux hydriodaté, c'est-à-dire constiné pur la dissolution de l'iodure de potassium dans Le cérat simple, est préférable à Ta pommade composée d'iodure de pers el d'asonges Dalle Pelaities se conserve ph longtemps sans Sattérailon.

Le rérat est un topique dont on a fuit jadis un grand usage dans les pansements. Simple où composé, il s'emploie de la mémo manière,

Pour le pausement des plaies, des ulcères, ete, le cérat est élalé sur un linge percé d'un grand nombre de petits trous, que nous avons désigné sous le nom de linge crible, ou bien sur une bundelette découpée, ou enf sur des plumasstaus.

N'étant destinée qu'à empêcher les pièces d'appareil d'adhécer aux bords des plaies, la couche de eérat que l'on étend su de linge criblé ur di bandelette découpée doi être trég-minee ; trop épaisse, elle serait nuisible, cur le cérat, salissant la peus aux environs de In plie, formerait des sroûtes qu'il faut toujours enlever, Or ceite petite opération de vientassez difficile lorsque les eroûtes existant depuis quelque temps, él il n'est pas rave de trouver au-dessous d'elles des sxeorintions qui peuvent être la cause d'accidents sérieux,

Si l'on applique un plumasseau de charpie par-dessus le linge-cératé, 0 ne faut pas le couvrir de cérat: sq que

re le pus qui passe par les petits trous d lé d'être cbtque a Er le.

Le pausement avec le cérat usés ue les chirurgiens

out longtemps appelé Le four faire ea pansement, où enduit un linge erlblé, de

.GLYCÉRINE. 3t

vidité parfaite: elle a sur le papier de tournesol une réaction Iré-légéremenut acide, mais ne contient ni chaux, ni acide sulfurique, ni acide echlorhydrique. Elle doit être considérée comme la glycérine presque pure, bien que celle-ci soit tout à fait neutre.

Cette question de l'acidité de la glycérine est très-importante, car il résulte d'expériences de Deschamps: 1° que la #l e acide détermine des douleurs vives, irrite les plaies simples et retarde leur guérison ; 2 que la glycérine acide produit de très-bons effets sur les plaies de mau: modifie la surface sécrétante et provoque le développement des bourgeons charnus; elle paraît agir, suivant la remarque de Léger, comme le jus de citron. Il n'est donc pas surprenant que Demarquay ait obtenu de bons résultats de l'application de cette substance sur des plaies qui présentaient l'aspect de la pourriture d'hôpital.

La glycérine neutre ou très-légèrement acide nous semble done devoir être appliquée dans le pansement des plaies récentes ou de bonne nature, et la glyeérine acide devoir être réservée pour les plaies blafardes, pour les ulcères atoniques, etc.

Ajontons, toutefois, qu'il résulte de nombreuses expériences dues à Demarquay, Luton (note lue à la Société de biologie, le 21 décembre 1855), Van Vetter!, Duchemin, de Boulogne, Saran?, que la glycérine possède une propriété antisep= que incontestable qui la rapproche de l'alcool, et que cette propriété doit entrer aussi en ligne de compte dans les heureux résultats qu’elle fournit lorsqu'on l'applique sur des plaies de mauvaise nature.

La glvcérine a été substituée avec avantage au cérat pour les pansements simples. Voici comment on l'emploie: la glycérine est versée en plus ou moins grande quantité dans un plat creux et l'on y trempe pendant quelques instants le linge fenétré. Au moment de faire le pansement, le linge fenêtré qui baignait dans la glycérine est retiré et on le laisse égoutter avant de l'appliquer sur la plaie. Au-dessus du linge se met le gâteau de charpie imbibé ou non de ne, selon que la plaie est récente on en pleine suppuration. Plus tard, lorsque la solution de continuité est presque cicatrisée, on supprime le linge fenêtré et l'on se contente d'appliquer de

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