‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 10 sur 152 · POMMADES · texte numérisé non relu

POMMADES

pn vertu de sa capillarité, toute la glycérine du linge fenôlré : le linge adliéreraîl alore à la plaie, et la membrane épidcrmoïdo qui recouvre la plaie serait déchirée lorsqu'on ferait un second pansement, etc.

Des faits exposés, il est facile de déduire les conclusions suivantes : « ï.es glycérines du commerce ne sont pas identiques &t ne peuvent agir de la même manière II est essentiel iie chercher à obtenir des glycérines neutres. Il y a moins d'inconvénienls à saturer avec de la chaux les acides qui sont contenus dans la glycérine du résidu des bougies stéariques, après avoir chassé enlièrement les acides gras volatils, que de la priver de la chaux qu'elle renferme ; puisque en éliminant la chaux, on met en liberté des acides qui ne peuvent plus être isolés. La glycérine ne doit pas être alcaline. Les douleurs que les malades ressentent lorsqu'on les panse avec de la glycérine sont proportionnelles à la quantité d'acides que la glycérine contient. Ce sont les acides (le la glycérine qui irritent les plaies, et non la glycérine. Ce sont les acides que la glycérine contient qui déterminent la guérison (les plaies de mauvaise nature, et non la glycérine. Il serait plus simple et aussi efficace d'employer des liqueurs acidulées que de •a glycérine acide dans le pansement des plaies de mauvaise nature. Les propriétés thérapeutiques de la glycérine ne sont point encore connues. La glycérine anglaise de M. Wilson est jusqu'à présent la seule glycérine qui puisse être considéréo comme la glycérine pharmaceutique. La glycérine ne peut pas encore être substituée au cérat poor le pansement des plaies en général, non-seulement parce qee le pansement des plaies osl don prix plus élevé avec la glycérine qu'avec le cérat, mais encore parce que la glycérine n'a pas des propriétéa assez énor- ?iqaes pour compenser la dépens^*, qu'elle occasionne. Enfin , il e^t Irès-présumable que la glycérine pure n'a pas de propriétés thérapeutiques spéciales, qu'elle peut servir d'excipient comme lanl d'autres liquides, et qu'elle sera plus utile à l'industrie qu'à latliérapeulique (4). »

§ 3. ~ Pommades.

Les pommades sont des médicaments composas, ayant pouf l^se des corps gras, principalement la graisse de porc ou axongo, et (|oelquefois le beurre, l'huile et même le cérat simple. Il entre '<><'iour5 dans la composition des pommades un principe médican^enleux.

'^ ^tp.riqirfi fie ^]harmnrtp, t, XIÏ, p. 409. Paris, 185G.

La consistance des pommades est exaclement la même que celle des cérats, la différence ne consiste que dans la composition.

La composition des pommades est très- variable : les unes ne renferment avec la matière grasse que des huiles essentielles aromatiques, ce sont les cosmétiques ; les autres, des substances plus actives, et s*emploient de diverses manières et à des doses trèsdiiïérentes; dans la plupart des cas, cependant, on emploie à peu près un huitième de substance active pour sept huitièmes d'excipient.

Nous allons nous occuper des espèces de pommades les plus importantes, et nous indiquerons la manière de les employer.

La dénomination des différentes espèces de pommades est très-irrégulière ; il en est de même du reste des onguents : elle est tirée, tantôt de leur composition, tantôt des maladies dans lesquelles on les emploie, tantôt du résultat qu'on veut en obtenir, etc. C'est ainsi que l'on dit pommade mercurielle^ pommade anti-ophthalmique, pommade vésicante, etc.

Les pommades antiophthalmiques sont très-nombreuses ; elles doivent agir directement sur les paupières ou sur le globe de l'œil. Pour les employer, on prend gros comme une lentille de la pommade dont on veut faire usage, et on l'applique sur la partie malade : telles sont les pommades au précipité rouge, au nitrate d'argent, au calomel^ etc. Pour que ces pommades puissent agir, il faut qu'elles soient en contact avec les parties malades. D'autres fois, la pommade doit agir à distance , alors il faut faire de» frictions sur les paupières, sur les tempes, sur le front : telles sont les pommadas mercurielles^ opiacées, beltadonées; dans ce ca^ • elles sont emptoyées à plus forte dose que les précédentes Dernièrement M. Keflër a conseillé l'emploi de l'huile de ricin aveo un huitième de son poids de cire pour remplacer l'axongedans l^ préparation des pommades antiophthalmiques. Les pommada^ ainsi préparées auraient le grand avantage de se conserver saoi^ rancir. M. Amédée Vée, pharmacien distingué de Paris, s'e»*^ assuré, par expérience, de la conservation de ces pommades. ^

LdL pommade d'Autenrieth, composée d'axonge et d'un huîtièafe^ et quelquefois d'un quart de tartre stibié, est employée en fricliw* guria peau, et détermine une éruption qui pourrait être comparée à celle de la petite vérole. Les frictions doivent être faites plo-^ sieurs fois par jour, jusqu'à ce que l'éruption soit assez confluente^

La pommade mercurielle double y ou onguent napolitain, e^ ccmaeillée quelquefois pour graisser le linge, les plumaçseam, comme dans les pansements ordinaires, mais le pln^souvènt en

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