‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 134 sur 152 · CATHÉTÉRISME DES VOIES URIXAIRES CHEZ LA FEMME · texte numérisé non relu

CATHÉTÉRISME DES VOIES URIXAIRES CHEZ LA FEMME

Les sondes des femmes sont beaucoup moins longues que colles d'homme : elles n'ont que 1 5 centimètres environ de longueur ; elles sont à peine courbées ; quant au reste, elles ressemblent aux sondes d'homme.

Le cathétérisme est, en général, extrêmement simple ; car le canal de l'urèthre est très-court, facile à trouver, parfaitement régulier : aussi, à moins d'exceptions sur lesquelles nous allons revenir, est-il très facile de pénétrer dans la vessie.

La malade est couchée ; les cuisses sont légèrement» 4ç.^xVftfô^

et un peu fléchies sur le bassin. Le chirurgien, placé sur le côté droit, écarte les petites lèvres avec le pouce et le doigt médiiu de la main gauche, tandis qu*avec Tindicateur, dont la polpeest tournée du côté du vestibule, il dirige la sonde, tenue de la maii droite, dans le méat urinaire, la concavité tournée en haot; lorsque Tinslrument a franchi la symphyse du pubis, il abaisse légèrement le pavillon et entre dans la vessie.

La pudeur empêche fort souvent les femmes de se découvrir : aussi est-ce avec beaucoup de peine qu'elles se laissent sonder. Cest pourquoi le chirurgien doit apprendre de bonne heure à pratiquer cette opération sous les draps, ce qui est très-facile. Comme précédemment, les nymphes sont écartées; le doigt indicateur, conduit d^arrière en avant de la fourchette au vestibule, renooi' tre successivement le vagin, sa colonne antérieure, au-dessosde laquelle se trouve le méat urinaire. Une petite saillie située ei avant de la colonne antérieure du vagin apprend au chirurgien qu^il est arrive vers Torifice qu'il veut franchir. Souvent, quand il est un peu exercé, il pénètre du premier coup, et dans le C38 c-ontraire, il tâtonne un peu ; mais il arrive presque toujours sans peine. On obtiendrait le même résultat en dirigeant le doigt de la partie supérieure vers la partie inférieure, c'est-à-dire du clitoris vers le canal de Turèthre.; mais il faut, autant qu'on le peut, éviter de porter le doigt sur cet organe.

Il est quelquefois assez difficile de traverser Turèthre pendant les derniers temps de la grossesse, chez les femmes âg^s, surtout celles qui ont eu beaucoup d'enfants. En efTet, Torifice se trouve enfoncé sous le pubis; le canal est très-oblique, dételle sorte qu'il est nécessaire de porter en haut le vestibule et le clitoris, pendant que les petites lèvres sont entraînées en dehors. Lorsque la sonde est introduite, elle doit être abaissé» davantage; il est même nécessaire d'en choisir une à courbe plus forte ; une sonde d'homme est quelquefois indispensable. Quoi qu'il en soit, il sera facile de pratiquer cette opération quand on se rappellera que le méat urinaire se trouve sur le bord supérieur du vagin, et que s'il était entraîné plus profondément par les causes qui viennent d*étre signalées, il faudrait le chercher, non pas andessus du vagin, mais à sa partie supérieure et antérieure.

M. Fiseau conseille de placer dans l'entrée même du vagin le doigt indicateur de la noain gauche, la face palmaire tournée ea avant; il glisse sur ce dpigl, qui lui sert de conducteur, la sonde prise de la main droite comme une plume è écrire ; l'instruipent, toujours senti par le chirurgien, ne peut pénétrer dans le vagin, *' rencontre pnic\\&e\AKi\o>xt%\^xcv^^X'^^^^ cbN

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les femmes jeunes cet orifice est situé un peu plus haut que chez celles qui sont plus avancées en âge, ou qui sont dans un état de grossesse avancée ; chez ces dernières, il est plus rapproché du vagin.

Appareils contenu fs des sondes chez la finnme.

Il est fort difficile de maintenir, chez les femmes, les sindes solidement fixées dans la vessie.

On attache des rubans à Texlrémité de la tonde, et ceux-ci sont fixés sur un bandage en T double ; mais cet apparnl se dérange facilement, car les sous-cuisses sont tendus ou relâchés selon que les cuisses sont dans Textension ou dans la flexion ; les fils noués ou agglutinés aux grandes lèvres ne sont pas un moyen plus sûr. « Desault s'est servi d'une machine en forme de brayer, dont le cercle, assez long pour embrasser la partie supérieure du bassin, supporte à sa partie moyenne une plaquo ovôlairo qui doit être placée en avant des pubis ; au milieu de cette plaque est une coulisse dans laquelle glisse une légère tige d'argent recourbée, de manière qu'une de ses extrémités percée d'un trou tombe au-dessus de la vulve au niveau du méat urinaire. Cette tige peut être fixée sur la plaque au moyen d'un écrou. Après avoir introduit et disposé la sonde dans la vessie, de Forle que son bec et ses yeux se trouvent dans la partie la plus basse de ce viscère, on engage le bout de cet instrument dans le trou de la tige, qui est ensuite assujettie dans la coulisse, comme nous Tavons dit plus haut. > L'appareil de Desault est très-compliqué, et n'est suffisant pour maintenir les sondes fixes qu'autant que la malade ne fait pas do mouvement.

Il est rare que l'on ait besoin de maintenir chez la femme une sonde dans la vessie; ce n'est le plus souvent que dans le traitement des fistules vésico- vaginales.

Nous devons à l'obligeance de M. le professeur Bouisson la connaissance d'un appareil contentif des sondes qu'il a imaginé. Cet appareil est excessivement simple et maintient la sonde trèssolidement. On attache au pavillon de la sonde par une de leurs extrémités deux longs rubans de coton ; l'un embrasse d'avant en arrière la cuisse du côté droit, l'autre la cuisse gauche ; les deux autres extrémités sont ramenées sur le pavillon de la sonde. On peut attacher la partie moyenne des rubans au pavillon de la sonde, et porter un des chefs en avant, l'autre en arrière^ et les nouer ensemble ^qr le c6té ei^leçno ^ V^oai^ ^v. ^^\^n)^\^ çuisge.

Quw qu'il en soit, les rubans de coton sont ûxés par deux bandes de toile qui les embrassent par leur partie moyenne, et qui sont réunies sur le milieu d'une ceinture qui passe au-dessa

Fig. 310.

des hanches. Pour que l'appareil soit fixé dune manière tout à fait complète, les liens conlentifs des fils de coton seront maintenus en avant et en arrière (ûg. 310).

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