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sibilité , qui succède beaucoup plus rapidem^t à la période d'excitation ; enfin période de sti|pi0ur. Nd^isk finrims remarquer encore que les premières inspiratim de chloroforme sont moins désagréables que les inspiratîons d'éther, et sont supportées avec beaucoup plus de facilité.
Bien que Téther produise aussi sûrement Taneslbésie, et qu*il ne soit pas plus souvent cause d'accidents que le chloroforme, il est maintenant peu employé; c*esl au chloroforme que l'on a le plus souvent recours. Cette préférence se trouve justifiée par la plus grande facilité d'administrer le obloroforme. En effet, il est moins gênant pour Tappareil respiratoire, il ne nécessite pas des appareils aus^i lourds et aussi compliqué» que ceux qu'exige Tadminislration de Téther.
L'éther demande, pour donner Taneslbésie, un temps beaucoup plus long que le chloroforme.
L'éther donne lieu à une excitation en général violente, qui oblige à maintenir le malade, et nécessite la présence d'aides nombreux. L'excitation préliminaire donnée par le chloroforme eçt beaucoup moins grande et manque même quelquefois; il laisse donc moins à craindre les désordres et les accidents de tout genre qui peuvent résulter des mouvements désordonnés.
Du reste, pour avoir plus de détails sur les phénomènes de Tanesthésie, sur sa marche, et sur le mode d'action des agents anesthésiques, nous renvoyons le lecteur au Traité d'aneslhésie chirurgicale de MM. Maurice Perrin ot Ludger*Lallemand.
Y. Accidents causiîs par les agents anesthésiques. — Un assez grand nombre de faits de mort causés par l'administration des agents anesthésiques ont éveillé l'attention des praticiens sur le danger de ces substances ; aussi ne doivent-ils être employés qu'avec une certaine réserve et en usant de grandes précautions. M. Gosselin conseille de n'employer le chloroforme qu'avec les précautions suivantes. On doit :
4 ° Se servir des moyens qui laissent entrer librement de l'air atmosphérique.
2° Ne pas tenir trop violemment les malades, pour qu'ils n'aient pas à lutter avec de grands efforts.
3° Explorer le pouls attentivement pendant toute la durée de l'inhalation, et, $11 s'affaiblit notablement, comme cela aurait U«u par suite d'une syncope, suspendre immédiatement l'inhalation.
4° Explorer de même la physionomie, et si la pâleur, la décomposition des traits deviennent frappantes, s'arrêter qwcq»\^.
5® Fixer son attenlîon sur les moavemênts du thorax; si les inspirations, après s*ètre succédé régulièrement, s'arrêtent tout à coap, retirer sur-le-champ l'appareil, réveiller le malade, enle secouant et le questionnant.
6*^ Ne jamais administer le chloroforroe à la suite d*un repas. car le trouble de la digestion, les vomissements peuvent contribuer encore à la suspension des mouvements du cœur. M. Gosselin rapporte un cas dans lequel il a eu des craintes sérieuses.
C'est celui d'un enfant de douze ans, auquel un autre médecin avait fait respirer du chloroforme pour Tarrachement dunedeflt immédiatement après le repas. Cet enfant fut pris de YO(niss^ ments très -abondants, pendant lesqueU le pouls devint extrême- ' ment faible et lent, la face se décomposa d*une manière Temf quable, et les battements du cœur devinrent extrêmement faibles. Cet état inquiétant se prolongea pendant environ un quart d'heure et fut suivi d'une violente agitation et de délire qui se continuèrent deux ou trois heures ; au bout de ce temps, tout avait disparu.
V Ne continuer jamais les inhalations plus de quatre ou cinq minutes, surtout chez les femmes, chez les sujets naturellemeot faibles, ou prédisposés à la syncope par des souffrances antérieures, par des hémorrhagies répétées, ou par la perte de sang qui doit résulter de l'opération elle-même.
M. Sédillot professe que le chloroforme employé pur ne tue jamais s'il est administré d'une manière convenable. Il doit, dit-il, toujours être mélangé à l'air atmosphérique, quand on le fait respirer; il ne faut en donner d'abord que très-peu et méiangéavec une très-grande quantité d'air, afin d'étudier le degré de sensibilité des malades : on évitera ainsi toute sorprise et tout accident. Les précaution s. que nous indiquons sont celles que conseillent maintenant la plupart des praticiens, et que M. Bouisson vient d'exposer dans son ouvrage récent qui résume d'une manière remarquable les connaissances actuelles sur l'élhérisation. Pour mon compte, je suis convaincu que les accidents ont été causés ou par la trop longue durée des inhalations, ou par le défaut d'attention, la légèreté même avec laquelle on y a souvent eu recours. Cette légèreté était justifiable, sans doute, à l'époque où les agents anesthésiques n'avaient amené aucun résultat funeste, et semblaient ne devoir en amener jamais; aujourd'hui il n'en est plus de même : le devoir de tous les praticiens est d'apporter une grande prudence et la plus scrupuleuse attention, d'observer euxmêmes ce qui se passe, et de ne pas s'en rapporter exclusivement au soin des a\de% (!^vx\x^d<^\y^^\!i\.^%»x»sx\s^^
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rélhérisation, que la pins grande part de responsabilité fie pèse pas sur eux.
Maintenant, si les explorations que nous recommandons fono reconnaître que la figure pâlit ou que le pouls a perdu de sa force ; si surtout la suspension des mouvements respiratoires fait présager un danger imminent ; d'abord, et avant tout, il faut retirer Tappareil et faire cesser Tinhalalion ; en outre, on doit se hâter de réveiller la sensibilité et Taction cérébrale par des secousses , des excitations violentes. On a conseillé aussi d'exercer sur le thorax des pressions latérales, de faire respirer Tammoniaque, de cautériser le pharynx avec cette substance.
Dans ces derniers temps, M. Ricord a fait connaître {Revue médico-chirurg., décembre 4 849) un moyen qui lui a réussi, et qui avait été employé par M. de Confervon : c'est Tinsufflation bouche à bouche.- Mais Texcitation ainsi produite ne serait peutétro pas toujours suffisante pour rétablir les mouvements respiratoires et rhémaiose suspendue.
Je conseille plus volontiers un autre moyen proposé par M. Escalier, et qui consiste dans l'attouchement de l'ouverture supérieure du larynx avec le doigt indicateur porté profondément dans la gorge. Pour peu qu'il reste de sensibilité sur celte partie si facilement impressionnable dans 1 état normal, le loucher réagit sur les centres nerveux, et réveille, par le mécanisme de Taction réflexe, les mouvements respiratoires.
Ce moyen et les pressions exercées sur le thorax sont ceux auxquels il faudrait donner la préférence.
Chez les vieillards à qui Ton donne le chloroforme, il se produit parfois un phénomène singulier qui avait été entrevu déjà par les chirurgiens anglais, mais que M. Després, chirurgien de l'hospice de Bicêtre, a parfaitement étudié et décrit : chez les vieillards, la période d'excitation est presque nulle et le collapsus arrive promplement ; or, quand on donne le chloroforme, le malade est couché horizontalement sur le dos; dans cette position, la base de la langue tend à se porter en arrière sur l'orifice supérieur des voies aériennes. Quand l'anesthésie est obtenue, la myotilité se supprime, et la langue, tombant en arrière par son propre poids, vient boucher l'entrée du larynx. C'est ce que M. Després a constaté sur un vieillard soumis à l'action du chloroforme pour subir l'opération de la taille ; tout à coup la respiration se suspendit, le malade était près de succomber ; aussitôt M. Després, ouvrant la bouche de cet homme, vit que la langue était reportée en arrière sur l'épiglotte ; il l'attira en avant ^t ' immédiatement la reapiration se rétablit.
M. le profeaseur Rigaud, dans un cas où -des accidents se manifestèrent après quelques inspirations de chloroforme, putrappeler sa malade à la vie par le procédé suivaut : il introduisit le doigt dans la bouche et le fit glisser le long de la base de la langue; il accrocha Tépiglotte qu*il releva, puis il tira la langue hors de la bouche. Ce mouvement rapide fut suivi d'une inspiration dont il profita pour faire respirer de l'ammoniaque ; mais aussitôt qu'il eut abandonné la langue, la respiration cessa de nouveau ; mais cette fois, il maintint la langue hors de la bouche et la respiration continua. Bientôt elle s'établit normalement et toutes les fonctions reprirent leur activité.
Al. le professeur Nélaton donne, dans sa thèse sur la poiition dans Im affections chirurgicales, un moyen qui lui a parfaitement réussi. Il a renversé son malade de telle sorte que la tète était en bas et les pieds en haut. Ce procédé, facile et presque toujours applicable, ne devrait jamais être négligé.
D'ailleurs nous devons ajouter que M. Chassaignac attache une grande importance & la position déclive de la tète pendant et après Tasesthésie. Il empêche ainsi toute tendance à la syncope et prévient un accident qui peut devenir rapidement morlel.
L*oxygène a été aussi conseillé en insufflation comme antidote de lether et du chloroforme, mais sa préparation et surtout sa conservation difficile en rendent l'usage presque impossible.
Dans un cas d'asphyxie chloroformique, M. Friedberg a employé la faradisation des nerfs diaphragmatiques, il produisit ainsi des contractions du diaphragme, et à l'aide de mouvements rhythmés du thorax et de Tabdomen, il parvint à rétablir la respiration.
On a pu voir dans les paragraphes précédents que les agents anesthésiques n'étaient pas sans danger. Aussi conseillons-nous de ne pas les employer sans une nécessité absolue ; ils doivent être administrés avec la plus grande réserve quand ropératioo doit être extrêmement longue, et quand, pour supprimer la douleur pendant toute la durée de l'opération, on sera obligé de revenir à plusieurs inhalations successives.
Ainsi l'ouverture des abcès, l'arrachement des dents, n'indiquent pas l'emploi des anesthésiques, car la douleur est de trop courte durée; l'opération de la litholritie est trop longue et ne cause pas assez de douleur pour qu'il soit nécessaire de faire courir au malade les chances de plusieurs inhalations successives.
D'ailleurs, dans cette dernière opération on peut saisir la membrane muqueuse de \^ Ne«»\^^ «t comment actrait-ou averti de cet
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accident si, entre autres moyens, on ne se guidait sur la douleur qu'éprouve le malade?
Les agents aneslhésiques ont été employés avec quelques succès dans les cas où l'on fe proposait d'obtenir Je felâcbement des fibres musculaires pour remédier à certains déplacements : c'est ainsi qu'ils ont été utiles dans la réduction des luxations, dans celles des hernies par le taxis ; enfin, on a cité plusieurs observations de tétanos guéri par les inhalations de chloroforme.