‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 2 sur 152 · GERMER BAILLIÈRE, LIBRAIRE ÉDITEUR · texte numérisé non relu

GERMER BAILLIÈRE, LIBRAIRE ÉDITEUR

i7, rue de TÉcoIe-de-Médecine.

Londres i Rèw-York

Hipf. BailUèn, il9,RegeBtilr«6t. | Baillière bnOen, 44», Brodvaj.

HADRID, C. BAILLY-BAILLIÈaB, PLAZA DBL PRINCIPE ALFONSO, -16.

186Zi

Tous droits réservés.

44Vr£ l/^/mr. ^i/ti^tuf^u ùm^J^W

AYIS DE L'ËDITEUR.

H. Félix Terrier, interne des hôpitaux et parent de Jainain,a bien voulu se charger de revoir cette i!i* édition. Nous signalerons parmi les chapitres qu'il a plus particulièrement remaniés, ceux qui ont trait à la pulvérisa^ tion^ aux pessaires, aux désinfectants, etc. iM. le docteiir Magitot s'est chargé du chapitre do Vart dentaire qu'il a considérablement développé. Quant à la partie matérielle, nous dirons que cette édition est augmentée de UU figures et de 70 pages de texte. La bienveillance avec laquelle le public a accueilli les trois premières éditions de cet ouvrage, nous faisait un devoir de redoubler d'efforts pour perfectionner l'œuvre, afin de lui laisser la supériorité que le talent de Jamain a su lui donner. Aux lecteurs de juger si le résultat répond à l'intention.

Germer Baillière.

1" mars 1864.

MAMiEL

DE

PUKMIKUK PAirriK,

CHAPliKl!: l>Kb;.MII*:U.

i:ON<U»K»ATK».NS i.KNKUAI.KS.

On enliMul |»;«r imnsi'mcul^ louU* ajipliiMlion do lop.qiics uii dn moyens nicciinitiues sur uno parlio malade |K)ur on ainenrr la ^mériàon ; applicalion qui doit, à moins qu elle lùiilétù failc iMuir une h'^sion donl la ^ucrison csl rapide, se rcitéler d'uno inaiiièio I criodique, régulière ou irrégulièro.

J-es pansemonls sont une; dos parties les |)lus inq^rtantcs do la chirurgie; faits avec Sf>in, ils diminuent les tioulours othAtcnt la guérison. Lo plus habile opérateur no |)Ourra devenir un bon chirurgien s*iL no sait )>arfaiteniont faire un pansement; en oflet, lo plus grand nombre dos affections chirurgicales exigent un pansement méthodique, et Topcralion faite avec la plus grande dextérité peut être suivie des résultats les {)ln8 fAclicux, si les pansements qu'elle nécessite ont été ncj^digés.

Les pansements doivent renq»lir un assez grand nombre d'indications; les unes leur sont communes, les autres sont particulières a quelques-uns d'entre eux.

De toutes les indications, la plus généralo est do tnoltro la plaie à Tabri du contact de Pair. Personne n'ignore Taction irritante que ce fluide exerce sur les plaies : les plaies exposées à Tair deviennent extrêmement douloureuses (juand elles sont un f)eu étendues ; elles se dessèchent, rougissent et souvent saignent au moindre mouvement que fait le malade.

2 niiS INSTRUMENTS.

Il ne faut pas croire cependant que la dessiccation des plaies soit toujours une condition fâcheuse; nous verrons plus loin, en traitant des pansements des plaies, que M. le professeur Bouisson a obtenu un bon résultat d'un mode de traitement qu'il a décrit sous le nom de ventilalion.

Les pansements ont encore pour but de mettre les plaies à Tabri du contact des corps qui pourraient les froisser, les déchirer. La pression méthodique exercée sur certains points permet de chasser le pus hors des anfractuosités où il séjourne. Les pièces d'appareil servent à absorber le pus, et à prévenir l'irritation que son contact pourrait exercer sur les parties saines environnantes et les souillures que la matière purulente abondamment sécrétée ne manquerait pas d'imprimer au lit. aux vêtements des maiades.

Enfin, les pansements servent à mettre en contact avec les parties malades les topiques destinés, soit à accélérer la guérison, soit à transporter dans l'économie, par voie d'absorption, des principes destinés à guérir les maladies

Pour faire les pansements, le chirurgien doit toujours avoir à sa disposition un certain nombre d'objets : ce senties instrument!:: les pièces d'appareil et les topiques.

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