‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 3 sur 152 · CHAPITRE · texte numérisé non relu

CHAPITRE

DES INSTRUMENTS

Les instruments dont il a le plus souvent besoin sont renfermés dans un portefeuille appelé trousse. La trousse doit contenir : 4*^ deux paires de ciseaux à p<Hntes mousses, une droite, l'autre courbée sur le plat ; 2° une pince à anneaux; 3° une spatule; 4° un stylet aiguillé; 5' un stylet cannelé; 6*» un porte-mèche; 7** une pince à disséquer ; 8° une sonde cannelée; 9° une sonde d'homme et de femme ; 1 0** trois bistouris, un droit, un convexe. un boulonné ; 11° un ténaculum ; 1 2° un porte-pierre garni de nitrate d'argent fondu ; 1 3° un rasoir ; 1 4*» des lancettes pour pratiquer les saignées ou vacciner. Nous recommandons encore aux chirurgiens d'avoir toujours dans les poches de leur trousse du fil, quelques aiguilles, des épingles, du fil ciré, un morceau de taffetas d'Angleterre, des aiguilles à suture. . A. Ciseaux, — Les ciseaux sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'en donner la description. On se sert de ciseaux de

PimCËS A AN.N£At\. 3

fermes diverses: les i»culs employés (hins lo> iMnstMuoiiis bAnt les ciseaux droits (fig. 1 ) et les cisi'uux roiirbcs sur lo |»lat ; Iuuh deux doivent ôlre mousses à iiMir oMrémiié Lvs !)rant>ht*8 des ciseaux doivent B*appliquor Tuno ronlre raiilrt' dans toute Unir longueur; ils tiennent aussi moins do plarodiins los tnMiv«*A

M. J. Giarrière a modifié tn^-i-lifuroustMiuMU l(MmNi(Mr.iriicalalion des ciseaux ; il a remplaré la vis p.ir un lonon n\ô Mir une des branches, Tautro brantho prêsenio une (MTroralion elliptique dans la dépression de laquelle i^î place la léte de la \is. Cetteperforation est dirigée de telle sorte qu'elle ne |)eul recexoir le tenon ou Tabandonner que dans le plus grand êi-arleinent possible des ciseaux. Cet écartement n\Hant jamais utile ni même |¥)ssible dans les diverses opérations que Ion doit pratiquer a\ee rinstrument, il en rcsulieque les deux branches sont aussi solidement fixées que |Kir Tancien systiMue.

Cette modilication présente plusieurs avantages : 1" Les lir.mches sitnt toujours inirfaitement unies, eo qui n'e^istait pas, puisifuo au bout d*un certain temps la vis s(* desserrait et les ciseaux ne pouvaient fonctionner, i" La |)ussil)ilité dt* désarticuler les branches permet de les nettoyer dans leur articulation, et de prévenir ainsi la formation de la rouille, qui altère l*>s lames et le jeu de TarlicDhition. 3** Grâce ii la suppre^sion dos enlablures, on peut superposer les lames des ciseaux droits, qui de cette manière tiennent beaucoup moins de place dans la trousse.

La même modification a été apportée au mode d'articulation des pinces à anneaux dont nous avons représenté dans la figure 1 les deux branches 8upori)Osées.

La figure I Ois représente une lame de cisoaux isolée.

B. Pinces à anneaux (fig. 2). — Les pinces à anneaux sont formées par deux branches croisées comme des ciseaux ; ces deux branches sont semblables : planes sur les deux faces qui doivent être en contact Tune avec Tautro, elles sont arrondies sur leurs trois autres faces; une des extrémités présente, comme les pinces, de petites dentelures qui doivent s'engrener lorsque les pinces sont fermées; à Taulre extrémité se trouve un anneau pour chaque branche de la pince : ces anneaux doivent recevoir le pouce et le médius; le doigt indicateur, étendu sur les branches, sert à les diriger. Ces pinces sont destinées à enlever les pièces de pan- Fement salies par le pus ou lo sang, à porter sur les plaies des boulettes de charrie afin de les nettoyer, et à introduire des topiques dans les trajets fistuleux; enfin à extraire les corps étrangers introduits dans les tissus.

DES INSTRUMENTS

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