‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 31 sur 152 · BAEIDAGB OU PRO!IT ET DES YEUX · texte numérisé non relu

BAEIDAGB OU PRO!IT ET DES YEUX

^ maintenir; trop serré, il arrêterait la circulalion. On ae aert )iKore du bandage drcolaire dans la saignée da bras et du pied ; (^ana ce cas, la oonslriction doit être assez forte pour arrêter la circulation veineuse sans arrêter toutefois la circulation artérielle.

1* Bandft^ circulaire du front et «U's >eu«.

a. Pièce du bandage. — Une compresse longuette longue de I mètre environ, pliée en quatre longitudinaleniont ; on peut également faire ce bandage avec une bande longue do 2 mètres SO centimètres ti 3 mètres, et large de 4 à 5 centimètres.

b. AppUcatiom. — Après avoir couvert la tête d'un bonnet de toile ou de coton, appliquez borizuntalomont le milieu do la rompresse sur la partie moyenne du front ou sur la racine du nez ; portez les deux chefs un arrière : croisez-les à la nuque et ramenez-les sur les parties latérales du crâne, où vous les Uxai avec des épingles.

FifT. 54.

Fig. 53.

Si vous vous servez d*une bande, placez le chef initial de la bande sur un des points du crâne, faites des circulaires horizontaux autour et de la tète, Gxez le chef terminal avec une épingle (fig. 63).

c. Uioges. — Ce bandage sert k maintenir des topiques sur le front, les yeux, les tempes ; il est encore destiné à préserver Fœil du contact de la lumière, de Taction de fair et dos corps étrangers.

Variété, — Lorsque ce bandage doit protéger les yeux, il est presque toujours né<:essaire de le faire descendre plus bas que nous ne Favons indiqué. Pour raccommoder à la saillie du nez et pour Tempècher de remonter, on fait à la partie moyenne de la compresse une petite incision en T, dans laquelle on engage le nez. Ce bandage, qui porte le nom de bandeau (Hg. 54], est doublé souvent d*une compresse d'étoffe noire destinée à absorber les rayons lumineux qui impressionneraient trop vivement Tœil après certaines opérations, comme celles de la cataracte, de la pupille artiGcielle.

lOS DES BANDAGES.

2'' Circulaire du cou.

a. Pièce du bandage. — Bande longue de 1 à !B mètres et lai^e de 5 à 6 centimètres.

b. Application, -^ Saisissez le globe de la main droite ; appliquez de la main gauche le chef, initiai de la bande sur un des points du cou, faites des circulaires horizontaux autour de cette iréglon, fixez le chef terminal avec une épingle.

c. Usages. — Il sert à maintenir les pièces d*appareil sur le COQ*

Variété. — Pour empêcher Taction du froid, on se sert quelquefois d*une bande de laine appliquée de la même manière.

Remarques. — Ce |3andage ne doit pas être trop serré, car il gênerait la circulation veineuse et la respiration. Il se dérange très-facilement, aussi doit-il être souvent réappliqué.

3° Circulaire de la poitrine et de rabdomen.

Très-rarement on applique avec une bande un bandage circulaire autour de la poitrine et de Tabdomen. On se sert constamment d une serviette qui prend alors le nom de bandage de corps. (Voyez plus loin, Bandages pleins,)

4* Circulaire d'un doigt et d'un orteil.

a. Pièce du bandage. ^^ Bande longue de 30 à 50 centimètres •t large de 2.

b. Applicniion. — Laissez pendre le chef initial, et après avoir fait les circulaires, nouez les deux chefs ensemble Si vous couvrez le chef initial par les circulaires, le chef terminal sera coupé longitudinalement dans une étendue de 6 à 7 centimètres, les deux lanières seront renversées Tufte à droite, l'autre à gauchO) et seront nouées ensemble. Le bandage peut être fixé avec un fil disposé circulairement autour de la bande.

5° Circulaire de l' avant-bras et du brasi

a. Pièôe du bandage. ^-* Bande longue de 4 mètre environ et large de 4 à 5 cetitimèti^s Cette bande peut être, comme la bande dii bandage circulaire des doigts, fendue à son chef terminal dans une étendue de 4 2 à 4 5 centimètres.

b. Application. — Elle ne préfente rien de particulier, le chef

BARDAGKS OBLIQOCS. i09

terminal sera fixé ivae w^ épingle, ou les deux lanières seront renversées ei nooési eosemMe. Nom ferons remarquer que la bande doit roGoavrir eiaoleBMOl lespiècei d*appareil quelle est destinée k maintenir; ce bandage ne doit pas être trop serré, aGn de ne pas mettre obafada k la circulatioii veineuse.

Pour le pansement des vésicatoires et des cautères on préfère, et avec raisoD, le bandage lacé du bras.

6* Circulaire de la saignée dtt bras ci du pîed.

Ces bandagva, exclustvenient employés pour arrêter la circulation veineuse, quand on veut pratiquer la saignée du bras ou celle du pied, seront décrits plus loin avec ces deux opérations.

7® Circulaire de la jaiiilH* fi de lu cuisse.

a. Pièce du bandage. — Bande longuo do 2 mètres et large de 5 à 6 centimètres.

b. AppHcatùm, — Elle est la mémo quo cello du bandage cir« culaire du membre supérieur, elle est sujette à la mémo remarque. Presque toujours le chef terminal est fixé avec une épingle.

g s. •* Banieaea oMIfaet.

Les bandages obliques ne diiïèrent des bandages circulaires

qoe par la direction des circonvolutions ; celles-ci se recouvrent plus ou moins complètement comme dans les bandages circulaires.

1 ' Oblique contcntif du cou et de ruisselle.

a. Pièce du ftandayc. ^ Bande longue de 5 à 6 mètres, large de 5 à 6 centimètres.

b. Application. — Placez le chef initial sur une des épaules ou sur la partie antérieure de la poitrine. Si les tours de bande doivent se recouvrir dans Taisselle du côté gaucho, dirigez le

110 DES ËANDA^ÈS.

globe au-dessud de l'épaule droite , puis dans TaisseUe gai

continuez ainsi jusqu'à ce que la bande soit épuisée, et fi

chef initial avec une épingle. Si Textrémité de la bande s

minait dans Taisselle,* elle serait repliée sur elle-même dai

étendue plus ou moins grande et fixée sur l'épaule, ou

poitrine.

c. Usages. — Il sert à maintenir appliquées dans Taissel pièces d'appareil.

Remarques. — Ce bandage doit être médiocrement sem de ne pas comprimer trop fortement les bords de l'aisselle relâche facilement; il a Tinconvénient de se déformer Taisselle et de produire une corde souvent douloureuse. I être utilement remplacé par un bandage plein.

2° Oblique de la saignée de la veine jugulaire. Ce bandage, qui diffère peu du précédent, estexclusivi

Hg. 56.

BANDAGES SPIOAIX. lll

employé poar arrêter le sang dans la veine jugulaire externe (fig. 56] ; il sera décrit plna loin avec Topération à laquelle il eet destiné.

la.— BeBtfafM ipiraflz.

Le bandage qNral eet celui dont les circonvolutions sont disposées en spire.

Cbaqoe circonvolution a reçu le nom de doloir$. Nous dislingueroDS trois variétés de ce bandage :

4* Le bandage spiral pn^Nrement dit : c*est celui dont les circonvolutions se recouvrent à moitié. Gerdy lui a donné le nom à^bctndageipiralimbriqué.

V Celui dont les circonvolutions ne se touchent que par leurs bords, est le bandage tnousse des anciens. Gerdy l'appelle ban^ dage tpfrol conUgu.

3* Gehn dont les circonvolutions sont écartées les unes des autres, est le bandage rampant des anciens. Il est appelé par Gerdy bandage spiral écarté.

Les noms donnés par Gerdy à ces divers bandages me paraissent excellents et ddvent être conservés, car ils ont l'avantage de foire connaître immédiatement leur manière d'être.

Ces trois variétés de bandages s'appliquent de la même manière. On les fait presque toujours avec une bande roulée à un seul globe. Il faut remarquer que plus les doloires seront rapprochées, plus les renversés seront nécessaires.

Ces bandages servent à maintenir des topiques ou des pièces d'appareil sur quelque partie du corps, ou bien à faire la compression; dans ce dernier cas, il faut toujours employer le bandage spiral imbriqué, et pour assurer la solidité du bandage, il est bon de faire deux ou trois circulaires avant de commencer les tours de spire. Lorsque ce bandage est destiné à comprimer un vaisseau ou un pomt quelconque d'un membre, il faut y ajouter des compresses graduées, qui devront être d*autant plus épaisses que Ton voudra faire une compression plus forte, etd'autant plus longues que Ton voudra faire la compression dans une plus grande étendue.

Le bandage spiral à deux globes est employé le plus souvent pour la réunion des plaies longitudinales ; quelquefois il est simplement compressif : dans le premier cas, on applique le plein de la bande sur le côté opposé à la plaie, et Ton porte les globes de chaque côté en les dirigeant obliquement en haut. On les croise comme il a été dit dans la description du bandage à deux globes. Il faut avoir soih de mettre de chaque côté delà solution de cûiv-

longueur du renversé, qui doit varier d'ailleurs avec la dii&rehca de volume des parties, est en générai égale à la diagonale du cane dont la largeur de la bnnde est le côté. Lorsque le renvmé est

Fig. 52.

terminé, c'est-à-dire lorsque le globe s'applique par son pW sur le côté du membre, tirez sur la bande afin de serrer le rB0' versé, pendant que le pouce glisse sur le pli fait à la bande <V^ manière à l'effacer.

Lorsque la bande est entièrement posée, on l'arrêtera, soitfl0 nouant ensemble le chef initial laissé libre et le chef tennioili soit en fixant le chef terminal avec des épingles , soit en appK' quant un lien circulaire autour de la bande. Si la bande esl fendue à son extrémité terminale, on peut porter de chaque cMi chacun des deux chefs et les nouer ensemble.

Quand on fixe une bande, il faut avoir soin de n'appliqafl l'épingle ou de faire lé nœud que loin d'une partie sur laquelli la pression peut être douloureuse, à plus forte raison Imn defa plaie. On conçoit parfaitement qu'il est toujours facile de faire II nœud dans un endroit convenable ; mais lorsqu'on se sert d*afli épingle et que l'extrémité de la bande se trouve au niveau del plaie, ou bien dans un point où il serait difficile de la fixer, coiDlD sur la face postérieure d'un des membres inférieurs ou sur la fac

lENVERSÊS. 105

postérieare du tronc, on doit la replier de manière k la raccourcir assez pour que les épingles puissent être placées dans un endroit convenable. La bande dmt être di^sposée de manière que la portion repliée soit cachée sous la dernière circonvolution qu*elle décrit autour de la partie sur laquelle elle est appliquée.

Les épingles doivent être fixées de façon que la conve&ité du membre n'en fasse pas saillir la pmnte, et que celle-ci soit cachée dans les circonvolutions, de manière à ne blesser ni le malade, ni le chirurgien, lorsqu'il voudra défaire le pansement.

Si lextrémité d'une bande est fixée avec une seule épingle, on met lepingle longitndinalement, soit qu'on replie en dedans les deux angles de Textrémité de la bande, soit qu'on ne les replie pas. La tête de l'épingle doit toujours être du cêté libre, et la pointe dirigée vers les circonvolutions. Si Ton se sert de deux épingles, on les fixe de la même manière de chaque cêté de la bande, la tête à l'extrémité libre, la pointe tournée vers les circonvolutions. Si l'on plaçait l'épingle en sens inverse, on ne tarderait pas à voir la pointe faire saillie, et elle pourrait blesser le malade ou le chirurgien.

Si un bandage se compose d'un grand nombre de circonvolutions susceptibles de se reiftcher, il faut les fixer les unes aux autres au moyen d'épingles.

Lorsqu'on voudra fixer un bandage au moyen d'un fil, au doigt par exemple, il faudra faire plusieurs tours, et on Tarrêtora avec nœud.

2° Quand on veut appliquer une bande roulée à deux globes, on prend un globe de chaque main, on met le plein de la bande intermédiaire aux deux globes sur la partie où le bandage doit être appliqué, et l'on déroule en même temps et également les deux globes, do manière qu'ils viennent se croiser sur le point opposé à celui sur lequel on a commencé le bandage. Là on les entrecroise en les faisant passer l'un à côté de l'autre, en ayant soin d'effacer les plis formés par l'entrecroisement, et l'on continue de la même manière jusqu'à ce que la bande soit épuisée, en ayant soin de faire entrecroiser les bandes sur des points différents de la circonférence, pour qu'il n'y ait pas un trop grand nombre de plis au même endroit.

Mais on peut facilement éviter cet inconvénient en faisant le bandage d'une autre manière. On place, comme dans le cas précédent, le plein de la bande sur la partie où le bandage doit être appliqué ; mais au lieu de conduire les deux globes horizontalement si le bandage doit être circulaire, on fait dévier un d'entre eux en haut, l'autre en bas; et quand les deux chefs viennent à

106 DES RANDAGES.

se ronconlrer, ils forment, par leur entrecroisement, un angl^ aigu.: alors' on renverse de la même manière qu'il a été dit dan^- Tapplication du bandage à un globe, pour éviter les godets ; ott^ renverse, dis-je, le chef inférieur sur le chef supérieur, et Toihcontinue l'application du bandage. De cette manière, le chef infé — rieur passe en avant du chef supérieur, se place au-dessus de lui, et le chef supérieur devient inférieur, jyour redevenir supérieur au second entrecroisement. On voit ainsi que les plis nombreux que forment les bandes en s'entrecroisant se trouvent effacés, et qu'au lieu de deux espèces de cordes que forment les deux cWs de la bande, on a deux surfaces planes qui se recouvrent et qui ne peuvent causer aucune douleur au malade, la bande supérieure étant toujours reçue dans une espèce d'anse formée par la bande inférieure. Ce bandage sera toujours très-solide; il le sera d'autant plus que chacun des chefs del a bande embrassera à son tour le chef opposé. Gerdy, à qui on doit ce bandage, Ta désigné sous le nom d'entrecroisement par renversé.

Quelle que soit la manière dont on applique un bandage à deux globes, comme toujours un des deux globes doit être plus volumineux que l'autre, la partie de la bande qui reste après l'épuisement du globe le plus petit doit être roulée circulairement, et sert à maintenir dans un état de solidité convenable le bandage tout entier.

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