‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 53 sur 152 · FRACTURES DE LA CLAVICULE · texte numérisé non relu

FRACTURES DE LA CLAVICULE

5® de charpie pour remplir les vides, de plusieurs comiongueltes pliées en plusieurs doubles, longues de 20 à imètres et larges de 5 ; 6° d'un bandage de corps pour la main . *

zaHon, — Le malade est assis sur un tabouret ou sur le chirurgien place dans Faisselle le coussin qu'un aide aot par ses deux angles, aBn d'élever Tépaule à la même que celle du côté sain. Avec la première J3ande il fixe le le la manière suivante : il fait deux circulaires horizon-

Fig. 163.

loar de la poiirine, en commençant le bandage sur la loyenne du coussin ; il conduit ensuite la bande sur saine en passant sur la partie postérieure de la poitrine, s Faisselie du côté sain, et la ramène sur le coussin en sur la partie antérieure de la poitrine ; dirigeant la bande m arrière du thorax, il la conduit sur Tépaule en passant ace postérieure, repasse dans l'aisselle et va gagner en- 3U8sin; il continue le bandage jusqu'à l'entier épuisement nde (fig. 462).

25b APPAREILS DE FRACTUBES.

Après avoir fixé le coussin, le chimgien réduit la fra< il soutient le coussin d*une main, de Pautre il soulève le pour relever le moignon de Tépaule, et il rapproche le bras poitrine, afin d'écarter Tépauledu tronc; un aide fixe d*Dix le bras dans cette position, de Tautre il soutient TavanUbras à angle droit sur le bras, la main appliquée sur la partie Heure de la poitrine. Le bras est fixé dans cette position | féconde bande.

Le chef de la bande est placé sous Taisselle du côté Si mené horizontalement en avant de la poitrine sur la parti rieure du bras malade, puis derrière la poitrine, sous Taifli côté sain, puis en avant de la poitrine, et Ton continue en des tours de bande qui se recouvrent aux trois quarts. Le 11 est terminé par des circulaires qui embrassent le coude et tie supérieure de Tavant-bras (fig. 463). La bande doitd plus serrer que Ton approche davantage de la partie inl du bras : les tours supérieurs de la bande doivent être 6 des épingles à la partie supérieure du coussin ; la ma

PBAGTUIBS M LA CUVICULE. 335

après rapplicatkm da bandage, être soutenue par le linge plein qœ noua avons décrit plus liaot aoua le nom de pêiUe écharpe

Les vides qui existent au-dessus et au-dessous do la clavicule sont remplis avec de la charpie ; les compressi's inn^uottes imbibées d*eau blancho sont placées sur le lieu do la fracture. On procèdo ensuite à l'application do la troisième bando la plus importante et la plus difficile a comprendre, olle décrit une série do hait de chiffres dont le milieu est sur Tépaule malade et dont les deux extrémités sont : Tune sur Tépaule saine, l'autre sur le coude malade.

Le chef de la bande est placé dans Faisselle du côté sain, et la bande est conduite d*abord obliquement sur les compresses longuettes placées sur Tépaulo, en passant sur la |>arlie anlérienn* de la poitrine, ensuite derrière ré|)aule, et le lon^ do la face |K)8térieure du bras du côté fracturé, puis sous lo coude, (jui est toujours maintenu soulevé par un aide. De là, la bando est ramentV dans Taisselle en passant sur la |>artie antérieure de la pitrine, pois sur les compresses, ramenée en avant de répauleel \v ion^; de la face antérieure du bras blessé jusque sous lo coudo, ramenée à Taisselle on passant derrière la poitrine. De l'aisselle on dirige la bande obliquement on avant sur le siège de la fracture, on la porto en arrière de 1 epaulo et du bras juscjue sous le coude, etc. Lorsque Ton a fait ainsi trois tours de bando dont les doloires se recouvrent aux trois quarts, on termine le bandage par des circulaires horizontaux qui embrassent le bras ot le thorax. Ces circulaires servent à consolider Tappitroil (fig. 4 64).

Pour assurer la solidité du bandage, il est bon d^assujettir les bandes avec des épingles dans les points où elles se croisent, et de couvrir le tout avec un bandage de corps attaché avec des épingles.

Ce bandage est fort long à appliquer, il so dérange facilement; c^est pourquoi il faut lo réappliquer fréquemment. 11 remplit parfaitement la plupart dos indications des fractures do la clavicule ; cependant on peut lui faire le reproche de ne pas entraîner en arrière rextrémité*supérieure du bras, qui a toujours de la tendance à se porter en avant, repoussée par le lit et par les oreillers ; aussi conseillons-nous de porter fortement le coudo en avant.

Ce bandage peut étro facilement simpliHé ; ainsi, au lieu de la longue bande destinée à maintenir le coussin, il suffit de deux cordons.fixés aux angles supérieurs du coussin, et attachés surTépaule préalablement garnie de compresses suffisamment épaisses.

Appareil é$Bayir. — Il remplit les mêmes Indications que Tap^*

pareil de Desault. il se compose des pièces suivantes : « Un cons- Tin cunéiforme de balle d'avoine fixé sous TaisseUe du côlé milade au moyen de deux lions adaptés à ses angles supérieurs, c(

Fif?. -165.

Fig. 167.

qui sont conduits par les parties antérieure et postérieure d poitrine sur Tépaule du c^lé sain pour y être attachés. Unec(

KJASTRE. 237

le toile piquée (6g. 4 65), large d'environ 5 pouces, est placée r de la poitrine à la hauteur du coude , et serrée par trois 38 et trois courroies fixées à ses extrémités. Un bracelet égatde toile piquée (Gg. 1 67), de quatre à cinq (ravors de doigt ^e, est placé autour de la partie inférieure du bras malade, e courroies attachées au bracelet, deux en avant, deux en B, s'engagent dans des boucles correspondantes fixées à la re et servent à ramener le coude contre le tronc, tandis

coussin qui résiste sous Faisselle, pousse en dehors la supérieure du bras et dé Fépaule. En serrant plus ou moins arroies antérieures, on amène plus ou moins le coude en

enfin on soutient le poids de Textrémité supérieure au

d'une écharpe qui embrasse Tavant-bras, la main et le et qmesl fixée sur fépaule du côté sain (fig. 4 66). 1 voit que cet appareil est de la plus grande simplicité ; m n'est si facile que de le tenir serré au point convenable

il sufOt pour cela de tendre les courroies, ce que le malade ire lui-même, et que les soins qu'il exige pour être entreîrré convenablement n'exposent pas à communiquer aux nts des mouvements nuisibles à leur réunion (4). » 3 n'insisterons pas davantage sur les appareils de fractures lavicule, nous renvoyons aux irailés spéciaux et particumt au Traité des fractures de Al. Malgaigne, nous no pou- ^nmoins passer outre sans signaler le bandage que nous vu faire par Gerdy, à l'aide des bandages pleins, et que vons appliqué nous-même dans un cas, entre autres, où turede la clavicule guérit sans la moindre déformation, ssin est placé dans faisselle, un bandage de corps renferî bras et la poitrine, rapproche le coude du tronc ; de celte rhumérus est transformé en un levier de premier genre 1 des bras, le supérieur, est porté en dehors pendant que sur est tiré en dedans: le coude est soulevé et porté foren avant par un autre bandage de corps plié en triangle l'on fixe sur fépaule du côté sain ; comme moyen auxim engagera le malade à se coucher à faux, c'est-à-dire de rte que le moignon de l'épaule déborde latéralement r.

— Bandage croisé des fraclares de la rofale : kiastre.

iaslre se compose d'une bande roulée dont les tours se

lycr. Traité dea maladies chirurgicales, 4^ édition^ t. 111^ Paris, 1831.

238 APPAREILS DE PlAGTUBES. '

croisent en X dans le creux du jarret ; ce bandage forme on M do chiffre dont les anneaux embrassent Bucceasiveaient le fngment supérieur et le fragment inférieur de la rotule. Ce bandage est assez puissant, mais il a rinconvénientde as rellcher fadement ; il a reçu plusieurs modiâcations fort importantes : • 4" On place sous le creux du jarret des compresses épaimii ou des lames de carton pour empêcher la compresskm des i blés fléchisseurs de la cuisse.

V 1. L. Petit a fait placer au-dessus du fragment sapériflt et au-dessous du fragment inférieur, des rouleaisix de linge, (h| morceaux d'emplâtres taillés en croissant, afin d*agir plus p# j samment sur les fragments.

3° Desault, afin de neutraliser l'action des muscles exti et pour prévenir Tengoi^ement de la partie inférienredameiriM^ appliquait, en outre, un bandage roulé depuis le talon ja pli de Taine. Une longue compresse fenétnte au niveau de bH iule, repliée en haut et en bas, est placée sur la partie i rieure du membre, pour maintenir le bandage croisé, esof les tours do bande qui répondent à la cuisse de remontariH d'abandonner le fragment supérieur, et ceux qui cor la jambe de descendre et d'abandonner le fragmrat iniil Desault avait d'abord employé deux bandes de linges, Tu trée inférieure, Fautre divisée en deux on trois baudelrttei,f qui constitue le bandage unissant' des plaies en travers ; l'a plus tard abandonné.

L'appareil de Desault se trouve complété par une atteSét due de la cuisse au talon et que maintient une seconde bande.

4* M. Velpeau emploie le huit de chiflVe, mais il BQlidifie| bandage avec la dexlrine. Il dispose son bandage de la i suivante : il couvre le genou d'un linge fin et sec, et après t mis le membre dans l'extension et rapproché les deux fn autant que possible, il place des compresses graduées au-< et au-dessous des fragments, et les maintient à Taide du hint]| chiffre ; puis il applique le bandage roulé et imbibé de da depuis le talon jusqu'au pli de l'aine. L'appareil est complété f une longue attelle de carton étendue du talon à la fesse, et qoi^ fixée à l'aide d un second plan de bandage dextrîné. Unel attelle de bois maintient l'appareil jusqu'à la dessiccatk» i bandage.

5° Au lieu de faire ce huit de chiffre avec une bande, 11. Gfl emploie de longues bandelettes agglutinativcs, qui s'appliqtf sur les compresses qui rapprochent les deux fragmenls de i rotule. Cet appareil est très-solide : il ne se relÀche pas <

FR/kCTUIE UfFÉlIBClE DU PÉRONÉ. 2S9

celui qui est construit avec des bandes do toile ; il permet de baisser la rotule à décoavert.

Is. - AppureU et la irmamrt «e l'ciiréaMlé îmtérîtmrt 4a péroaé.

L'appareil de Dapuytren, pour les fractures do rextrémité inférieure du péroné, se compose d* un coussin, d*uno attelle et de deux bandes : 4* le coussin doit être de toilo. plein aux deux tiers de balle d'avoine, long de 80 à 86 centimètres, large do 42 à 45, et épais de 8 à 40; 2* Tattelte est longue deiîO à 55 centimètres, large de 5 et épaisse de 5 à 8 millimètres : ello doit être de bois consistant et peu flexible ; 3° les deux bandes sont longues de 5 à 6 mètres et larges de 4 à 5 centimètres. Lu coussin, replié sur lui-même, doit avoir la forme d*un coin; il est placé le long du tibia , sur le coté interne de la jambe fracturée; la base, dirige en bas, correspond à la malléole interne qui ne doit pas être dépassée inférieurement ; son sommet, dirigé un baut, arrive jusqu'au niveau du condyle du tibia. L*attellc est appliquée sur le coussin, et elle se trouve disposée de telle manière qu'elle n*est qu'à un» faible distance du tibia à la partie supérieure du membre, tandis qu*à la partie inférieure elle se trouve éloignée de C à 8 centimètres au moins du boni interne du pied; enfin l'extrémité inférieure de rattelledoit dépasser le coussin inférieurement dans une étendue de 4 2 à 4 5 centimètres, par conséquent elle doit dépasser de 8 à 4 0 centimètres le bord interne du pied.

Lorsque les pièces d'aifpareil sont ainsi disposées, on les flxo autour do la jambe au-dessous du genou; Texlrémité inférieure deTattelle, laissant entre elle et le bord interne du pied un certain espace, va fournir un point d*appoi solide pour entraîner le pied de debors en dedans. Pour arriver à ce résultat, on fixe la seconde bande autour de Tattelle par quelques circulaires, puis on la porte vers le cou-de-pied et vers le talon alternativement, en embrassant Tattelle et chacune des parties indiquées dans des cercles qui viennent, en se rétrécissant à volonté, s'appuyer et se croiser en huit de chiffre sur l'attelle ; dès lors celle-ci se trouve transformée en un levierde premier genre : le point d'appui est à la base du coussin, un peu au-dessus de la malléole interne ; la puissance et la résistance sont aux extrémités (4 ).

Dupuytren appliquait cet appareil pouf toutes les fractures du

(1) Dupuytren^ Leçons orales <k clinique chirurgicale, 2' édition, t. I, p. 414.

2(|0 APPAUEILS OE FRACTCBES.

i>croné; mais M. Maisonneuve, dans on Irès-remarqaable

moire qu'il a publié sur cette espèce de fracture l*), a démo

Fig. 168.

qu'il convient spécialement aux fractures par divulsii

[\) Maisonneuve, Recherches sur la fracture du péroné ( générales de médecine^ février et avril 1840).

BANDAGES IINVAGLNÉS. 2U\

Jédiiio,dit iM. Maisonneuve, affecté pour l'appareil de Dupuylrcn TU (ilasieurs praliciens distingués ue me paraît pas suffisam- MDtéiabli. Certainement cet appareil n'est pas uiiledans loutes x/bctures du péroné ; nous avons même vu qu'il serait nuisible ils la fracture par arrachement. Certainement il n'est pasnécesire dans toutes les fractures par divulsion, surtout quand il n'y pas de tendance à la déviation du pied en dehors ; mais aussi dappareil ne peut le remplacer avec avantage quand cette com-

r an existe (4). »

Maisonneuve fait un reproche à l'appareil de Dupuy- 0, reproche applicable du reste à tous les appareils anciens istruits avec des bandes libres : c'est de se relâcher avec trop fiicilité, de nécessiter un renouvellement trop fréquent, et ifger trop impérieusement le repos des malades au lit ; sans r^eter donc, il pense qu'il sera presque toujours utile de le lUner avec les appareils inamovibles. Aussi, après avoir mis îed dans une direction convenable, c'est-à-dire dans l'adduc- I an peu forcée, le chirurgien enveloppera le pied, puis la be dune bande imbibée d'une solution de dextrine ; cette le sera appliquée, comme s'il s'agissait d'un bandage comiàî. Au-dessus de ce premier bandage il appliquera l'appareil lUnpaytren, dans le but de maintenir le pied dans la position nse jusqu'à l'entière dessiccation du bandage ; alors on pourra opprimer, les bandes ayant acquis par leur dessiccation une éur suffisante pour s'opposer à tout mouvement de la partie tide.

ARTICLE III

BANDAGES INVAGINKS.

M handage$ invaginés sont en usage pour guérir quelques tares des os courts avec écartement des fragments : telles celles de la rotule, de l'olécrâne, du calcanéum. Le bandage loyépour le pansement de ces fractures est celui que nous m déjà décrit sous le nom de bandage unissant des plaies nersales; je renvoie donc à la description de ce bandage.

( Maisonneuve^ Hechcrahes sur la fracture du ijéroné {Àrr/nte.'i a/es de médecine, fé\rier et umU 1840, p. 466).

2&2 APPAREILS D£ t'RAGTURËS.

ARTICLE IV

APPAREILS A BANDELKTTU.

g 1. * Appareil et Seoltot.

Vappareil de Scultet est colui qui est le plus souvent dans le Irailoment dos fractures ; il sert pour toutes 1( turos du membre inférieur, à lexception des fractures ( tulo, et pour toutes celles du membre supérieur complu plaie.

Il se com|X)So : 1" d*un drap fanon ou porte-attellc bandelettes séparées assez longues pour faire une fois < le tour du membre, larges de deux ou trois travers de ôm^ coussins et d'attelles aussi longues que le membre fractui lacs pour serrer l'appareil et le maintenir ; 5® de coi longuettes quelquefois appliquées au niveau de la fracl nombre, la longueur et la disposition de ces compresse! avec la nalure de la fracture ; elles seront plus épaisso nombreuses lorsque la fracture sera compliquée de plaie; semelle destinéa à empocher le renversement du pied, fractures do la jambe; 7° enfin, dans les fractures da inférieur, on assujettira le membre par un lacs fixé d< côté aux traverses latérales du lit.

Préparation de l'appareil. — Après avoir choisi undri qui puisse faire deux fois le tour de tout le membre, el aussi long quo lui ; après avoir pris un nombre de bandai paréos assez grand pour quo le membre puisse être ei dans tonte sa longueur, on procède à la confeclionden

On place :

4 ^ Los lacs à une distance de 8 à 1 0 centimètres les autres, trois pour les fractures de la jambo» cinq pour ( la cuisse.

2^ Par- dessus les lacs on pose lo drap fanon , auqtlel ( exactement la longueur du membre ; s'il était trop Ion] drait le replier. Commo Tappareil doit toujours être ap| la partie inférieure vers la partie supérieure, ot qu'il osti de telle sorte qu'il est impossible de le changer de bout, no l'habitude, afin de ne pas avoir besoin de déranger Tappa en distinguer les deux extrémités, de faire toujours le pli tie inférieure. Il vaut mieux qu'il soit plutôt en bas qu'< car, dans les fractures de la cuisse, l'appareil doit remo

▲rrABSIL Dl SCULTEr. 2&3

qu'à la racine du membra; par coniéquent, plus haul on dehors qa eo (le(lan> ; on est donc oblisé. si l'on no veul paa avoir lie bourrelets qui géneraieni considérablement W malade, de faire on p!i oblique de déliera en dedans. On l'on^joit tri*a-bion que ce plioepourrait pas é(rafiU convcnalleniunU s'il existait déjà un ) pli à la partie supérieure du drap Tanon : ttr. |M)ur no ^wiss

Livoir à replier l'eilrémilé du porle-alielle, tanlùlcn haut, tantôt

["flilns, noua avons choiai la partie inférieure, où ce pli no (tout

t^Jaaais gêner.

: D'après ce que nous venons de dire sur l'obliquité du drap D, il est facile de voir qu*un appareil do Tracture do cuisse

^ P^répourle côté droit ne pourra pas servir |iour le côté gauche, it réciproquement. Ils difléreront dans la direction du pli, qui

^ : du côté gauche, de haut en bas olde ^uucho à druitu; du F>'^ droit, de haut en bas et de droite ii gauche. Pour les frac-

' "res de la jambe, toute espèce de pli supérieur est inutile. 3* Sur le drap fanon on applique les bandelettes séparci^. On ~ i attention au volume du membre. En effet, la cuisse est Ixiau- |>p plus volumineuse que le genou, et le mollet que la |»iirlie

\ soin d'avoir aous la main

F ^ ' "^ ™ volumineuse que le genou, et \ '^^bieure de la jambe : aussi aura-t-on a WjIS^ bandelettes de diverses longueurs, alii

^'j^^oanoeiettes de diverses longueurs, alin qu*on puisse les placer ^^9 le point où elles deviennent nécessaires. La bandelette suprieure doit être appliquée la première, la seconde, appliquée .^^ite, doit la recouvrir d'un tiers environ, et ainsi de suite ||*^Q*à ce que l'on en ait placé un nombre suffisant pour couvrir ^Ut Je membre.

i** Au niveau do la fracture on applifiue onlinainMnent des ^^Hnpresses longuettes, larges de (|uatre travers de doigt. Ces ^mpresaes sont généralement au nombre de trois : la moyenne ^Oît ôtre au niveau de la fracture. Il est inutile de dire qu'elles ^vent être placées comme les i)andeleltC8, la 8U|)érieuro on ^aut et posée la première, la moyenne ensuite, recouvrant le liera inférieur de la première, etc. Ces compresses étant pliées on ieux suivant la largeur, on trouve d'un côté un pli, de Tautre les deux bords de la compresse; le pli doit toujours ètro dirigé Vers la partie libre, pour la compresse supériouro on haut, poiir Tinférieure en bas ; quant à la moyenne, sa dis()osition est indifférente.

Ainsi arrangé, on place les deux attelles qui doivent ètro appliquées sur les parties latérales du membre de cliaquo cAté de l'appareil, sur les bords longitudinaux du drap fanon, et sur les extrémités des bandelettes et des compresses longucltes; puis on enroule tontes les parties qui constituent l'appareil, les lacs

2'4^ APPAREILS DE FRAGTUHES.

le drap fanon, les bandelettes, les compresses autour des 2 en les dirigeant vers le centre.

L'appareil peut ôtre ainsi transiporté sans qa*il se déi quant aux trois coussins et à Tattelle antérieurej onpeat placer au centre entre les deux attelles latérales, ou bien i vent être mis en dehors ; on fixe le tout avec un lien. Il < d'avoir dans un hôpital quelques-uns de ces appareils pré l'avance, car il sont assez longs à arranger, et il fantqœl beaucoup de temps pour en rassembler les pièces.

Application de l'appareil. — Le bandage de Scultetseï sur le coussin qui doit supporter le membre, et on Fétalô roulant les attelles de chaque côté ; de celte manière Un pièces de linge sont dans une position convenable. Rien facile que de dérouler cet appareil, lorsque le malade n' encore couché; mais si le malade était dans son lit, soit q pareil n'ait pas été assez tôt préparé, soit qu'il faille le d il est un peu plus difficile de le mettre convenablement. I leur moyen consiste à soulever tout d'une pièce le meï malade, en ayant soin de faire pendant cette manœuvre 1 sion et la conire-extension, et de glisser entre le membre l'appareil entr'ouvert suffisamment pour que Tinlervalli trouve entre les deux attelles soit assez grand pour rec membre. Il ne faudrait pas trop ouvrir l'appareil, cari delettes auront d'autant plus de chance de se déran] l'intervalle sera plus considérable. On n'oubliera pas c jours le membre doit croiser perpendiculairement les lettes.

Lorsque tout sera convenablement disposé, un aide ft tension, un autre la contre-extension. Ainsi qu'il sera loin, cette manœuvre devra être continuée pendant toute de l'application do l'appareil. Un troisième aide seraplac vis du chirurgien, lequel se tiendra du côté de la fractu

Les compresses longuettes, les bandelettes, seront n avec une liqueur résolutive, eau-de-vie camphrée étendi Autant que possible, on évitera d'employer le sous-ac4 plomb, extrait de Saturne, car celui-ci, eu se déposant compresses, forme une espèce de vernis qui les empêche biber de liquide, quand on veut mouiller les linges une fois. Le liquide résolutif ne paraît pas avoir de propri^ grandes, de l'eau fraîche me semble suffisante; mais il jours mouiller les pièces do linge : elles s'appliquent l mieux.

On se sert souvent, pour humecter l'appareil, de coi

APPAREIL DE SGULTET. 2A5

)'(tt étend ensuite sur le membre au niveau de la fracture, n procède alors à rapplication de l'appareil. Les compresses nettes, puis les bandelettes, seront placées d'abord autour de iclure. Nous allons nous arrêter un instant sur la manière isposer les dernières. #

est inutile de dire qu'elles doivent être apposées des extré- B da membre vers sa racine ; car les règles que nous expose- , en parlant de la compression, doivent être observées tout i bien pour les appareils à bandes séparées que pour les ban- B spiraux ; d'ailleurs l'appareil doit être construit, ainsi que l'avons dit, de telle sorte que l'application des bandelettes a partie supérieure soit impossible.

» chirurgien saisit la bandelette inférieure du côté où il se B, l'enroule obliquement autour du membre, afin qu'elle ne pas de godets ; il exerce en môme temps une traction . forte pour que le membre puisse être comprimé d'une masuffisante. Arrivé au côté opposé, il la glisse, avec ses mains, aussi loin que possible, sons le côté du membre é vers l'aide, en ayant soin toutefois de ne pas imprimer wvements au membre blessé. Mais pendant cette manœuvre, ne doit pas rester inactif, car les tractions que fait le chian pour tendre la bande sur le membre blessé pourraient Iner Tautre bout : aussi l'aide doit-il, afin d'éviter cet incon- Dl, tirer l'extrémité qui est de son côié en sens contraire. iverait encore, si les pièces de l'appareil n'étaient pas conilement soutenues, qu'elles seraient entraînées par les doigts inirgien lorsqu'il veut engager la bandelette sous le membre. l'aide doit-il avoir la précaution de maintenir dans un état ision convenable toutes les pièces sur lesquelles les doigts irurgien pourraient exercer un certain mouvement de refou- :t. L'extrémité tournée vers l'aide doit être appliquée de la I manière ; elle croisera obliquement sur la partie antérieure )mbre celle qui a été posée précédemment ; elle sera soupar Taide et confiée au chirurgien qui l'appliquera lui- . Ce procédé a l'avantage de permettre de tendre égaleles deux extrémités ; mais il est plus difficile d'engager idelette au-dessous du membre : aussi, lorsque l'aide sera exercé, le chirurgien pourra lui confier l'application comde toutes les extrémités tournées de son côté. Les bouts de qui resteront de chaque côté seront relevés proprement, u'ils puissent être enveloppés par les bandelettes succèset qu'en même temps ils ne fassent pas de plis qui blessele malade. La seconde, la troisième bandelette, etc., seront

2&6 APPAREILS DE FRAGTCRE&

mises exaclement de la même manière, jusqu'à ce qu'ctl épuisées. Je ferai seulement remarquer que quelquefoû lilé du membre est trop grande pour que Ton puisse godels ; il serait alors nécessaire de faire des renverséi Jo dois signaler quelques modifications que peut préi appareil : ainsi les bandelettes seront appliquées au-de telles immédiates disposées autour des membres, afin

Fig. 169.

la cooptation dans tes fractures où Tobliquilé des fragnv la puissance musculaire s'opposent au contact immédiat* mités osseuses ; dans ce cas, les bandelettes seront pi qu'au niveau de la fracture. Arrivé la, on s assurera d tioi^des fragments ; l'extension, la contre- extension, soi comme précédemment ; et lorsque le chirurgien jugi aussi bien en rapport que possible, il appliquera sescc et ses petites attelles ; et par-dessus celles-ci, maintenv ou plusieurs aides, il apposera ses bandelettes aéparè compresses longuettes avaient été placées sur l'appareil pourraient soutenir les petites attelles, et les bandelette mises, comme il a été dit plus haut, de la base vers la membre, sans interruption.

Nous avons dit que les bandeleltos devaient être cl l'extrémité des membres vers leur racine ; cependant bre inférieur, les premières, après avoir été croisées st depied, seront conduites autour do la plante, do manié brasser le pied tout entier en formant un huit de chiffre

Lorsque Tappareil est ainsi disposé, 'on procède à Ta des attestes et des coussins , on enroule chaque attell longue en dehors dans le drap fanon, jusqu^à deux t

.APPAREIL DE SCULTET. 267

^oigt environ du membre; on placera ensuite entre rallello et '^ membre le coussin que Ton a rendu plus i'\ms au nivoau des (^pressions, pluâ mince au niveau ded saillies, en fiiisaul glisser la halle d'avoine qui rst renfermée dars le sac de toile. Le Iroiaième coussin est pofô sur la partie du membre opposée à celle qoi repose sur le lit, ot par-dessus la plus petite attelle. Ce coQBsin s'étend, dans les fractures du fémur, tantôt sur toute il longueur du membre, tantôt sur la cuisse seulement

Il arrive quelquefois que les coussins remontent iJushautquo les bandelettes dans les fractures de la cuisse, où il est besoin d'employer une très- longue attelle extiTne ; on envelopiiera alors I*exirémité du coussin d*une compresse éjuiisse. afin «{uo bi ballo d*avoine, en passant à travers la toile, ne cause point do déniangeaisons au malade. I^i m6mo précaution soni prise partout où le coossin sera immédiatement en contact avec In peau.

Lorsque tout est disposé do cette manicro, on prociHlti à la KBiture des rubans qui doivent tout soutenir. Les extrémités des Koift sont relevées de chaque côté, et serrées autour du membre, la nœud sera fait sur le bord d'une des attelles, soit do la moyenne, ioîi 4b Texteme. Mais comme, en faisant la boucle, le lien pourrail M desserrer, un aide appliquera le doigt sur le nœud simple . peadut que le chirurgien fera la boucle.

On conseille généralement de commencer par la ligature qui eorrespond à la fracture; ce précepte ne présente aucun inconvénient ; mais, en général, on noue le lien du milieu, puis ceux des extrémités, enfin on termine par les liens intermédiaires lorsqaMI en existe. Quoi qu'il en soit, le lion noué le premier est rsrement convenablement serré ; il est presque toujours nécessrire de le réappliqner.

Dans les fractures de la jambe, le pied doit être soutenu ; car il itftomberait la plupart du temps, et ferait saillir on avant Textiémité supérieure du fragment inférieur. On se servira donc, pour prévenir cet accident, de la semelle, à travers les deux mortaises de laquelle on passera une bande qui, Tembrassant en bat, viendra se nouer par ses deux extrémités sur Tapparoil. Mais lo plus souvent on fait usage de la bande plantaire : le plein de la bande eet appliqué sur la plante du pied , et les deux chefs, venant se croiser on avant de I articulation libio-tarsienne, sont fixés ivec des épingles sur le drap fanon, au niveau des attelles, amais sur les coussins.

L'appareil de Scultet présente l'avantage de pouvoir être serré t volonté au moyen des liens qui soutiennent les parties constinaDlee, mais surtout de pouvoir être levé et Tto^¥\>à!^ w&%

qu'il soit besoin de [faire éprouver au membre des mouvemenlS toujours nuisibles au travail de consolidation. Enfin, au moyen de cet appareil, il est assez facile de changer partiellement les bandelettes souillées par le pus, lorsque les fractures sont compliquées de plaies. Il suffit d'attacher une bandelette à Teitrémité de celle que Ton veut enlever, de tirer cette dernière : elle entraîne la première, qui occupe facilement sa place.

Ces différents avantages rendent Tappareil de Scultet d'un emploi trèS'fréquent ; car c'est celui qu'on doit préférer dans les fractures du membre inférieur, et c'est presque le seul qui puisse être mis en usage dans les fractures avec plaie, qui ont besoin d'être visitées tous les jours ou tous les deux jours.

g 8. - Appareils à dlx-hult chefs el de IVAlel-DIca.

Quand on veut appliquer cet appareil, on met, comme poor le précédent, sur l'oreiller où doit reposer le membre, des lacs, un drap fanon, et par-dessus celui-ci l'appareil à dix-huit chefs. Il se compose de trois pièces de linge aussi larges que le membre fracturé, assez longues pour faire une fois et demie le Umr. du membre, elles doivent être cependant de longueurs différentes : la plus longue doit être placée la première, la moyenne ensuite, enfin la plus petite sera la plus superficielle. Ces trois larges compresses serpnt réunies à la partie moyenne par une couture qui s'étendra sur toute leur longueur, puis elles seront fendues à leur extrémité chacune en trois chefs, jusqu'à une certaine distance de leur partie moyenne, où on laisse un plein traversé par la couture. 11 en résulte donc des deux côtés trois chefs pour chaque compresse, c'est-à-dire dix-huit chefs pour tout le bandage.

Après avoir réduit la fracture, pansé la plaie, s'il en existe une, on procède à l'application do l'appareil. Comme le bandage de Scultet, le bandage à dix-huit chefs est placé sous le membre ; les chefs qui le composent sont repliés en avant ; les moyens les premiers, les inférieurs ensuite, les supérieurs fos derniers : des coussins, des attelles, des lacs, comme dans celui de Scultet, complètent cet appareil.

Le bandage à dix-huit chefs aurait sur celui de Scultet l'avantage de ne pas se déranger aussi facilement ; mais il a deux inconvénients : le premier, qui est d'offrir des bandelettes beaucoup trop larges, et par conséquent d'exercer sur le membre une constriction peu régulière \ le second^ de ne (>as permettre

ÂPPAREnd A E&TENSION. 251

leur est fixé sur les échancrures des attelles, chacun des (sant dans la mortaise de Tattelle correspondante, et Boé sur récbancrure du même côté ; les deux liens doinoués ensemble.

que Ton pouvait faire l'exlension au moyen des bandes or les parties latérales du membre ; nous reviendrons modification, en décrivant l'appareil inamovible. ision ne doit pas être faite d'une manière brusque, car 1 procédant ainsi, on causerait au malade une douleur

lans la plupart des cas, on n'obtiendrait pas un résultat Dt ; cellle-ci doit donc être graduelle. Il serait même it de chercher à ramener brusquement dès les premiers nombre à sa longueur primitive, sMl existait une irri- •op grande.

11 csl facile de comprondro lo mécanisme de cet appareil. Oa sait f|uo la conlratlion musculaire tend ïl faire cbeVaucher te fryfîmcnla des os, el pur coiiséquenL ù raccourcir le membre; a ce résultai avait de la tendance à se produire lorsque VB^fà à nxlension est appliqué, il ne pourrait arriver sans déplacer II | aLtoIlcB- niaiscllofl ne peuvent être portées en haut, arrêté» par le lien contre-eittenseur (ixé sur le bassin ; elles ne pcmnwt pas non plus être portées en bos, car dans ce cas elles eninla^ mienl lopied.

A tin de maintenir solidement tes parties de T appareil, ^fB% pi é venir récartement de l'extrémilé supérieure de Tatlelle wl on place autour du bassin un bandage de corps maintenu sous-cuisses ; à la pariio inférieure, déjà soutenue par les lai's extenseurs, on peut ajouter deux petitoe mortai&esdans quelles s'engage un tenon fué sur les côtés ex^ismesdeg par des ciievilles. I.es lacs extenseurs peuvent, dans ce prendre un point d* appui solide sur cette barre tranâvei^ale oiïre encore T avantage de no pas permeUre le rapprocbeow des attelles et de prévenir ainsi la constriction du pied qui résulterait.

Quand il n'emploie pas la barre transversale, Gerdy u dépasser Tun dos cbefsdu tacs e?ctensif dans rune( » taises, Tautro dans celle de Tattelle du côté opposé, pois u ramener dans les êchancrures de chaque attelle ; de les i

kv

. cnstjn blo tâur celle de raltcUe externe, au bmi denfip] , im^scr ditns rattcllo interne ; de ics porter toutes . (lihur-i pour k^ nouer ensemble sur l attelle externe, ^ ► le faisait Desault : c'est afin dcxorcerune pression direcif . l'axe du membre et de perdre le moins de force possible. La ligure 171 représente Tapparcil à extension de Desaull

APPAims A EXTENSION. 251

L'inférieur esl Gxé sur les échancrures des altcllcs, chacun dos chefs passanl dans la mortaise de l'allcllc correspondante, et étant ramené sur l'échancrure du mémo côté ; les deux liens doivent être noués ensemble.

J*8iditque Ton pou\'ail faire Tcxlension au moyen dos bandes placées sur les parties latérales du membre; nous reviendrons nr cette modification, en décrivant Tapparei! inamovible.

L'extension ne doit pas être faite d'une manière brusque, car souvent en procédant ainsi, on causerait au malade une douleur

Fig. 170.

vive, et dans la plupart des cas, on n'obtiendrait pas un résultat satisfaisant ; celiie-ci doit donc être graduelle. Il serait même imprudent de chercher à ramener brusquement dès les premiers Jours le membre à sa longueur primitive, s'il existait une irritabilité trop grande.

25& APPAREILS DE FRACTDRE8.

3® D'un sous-cuisse qui s'applique sur le bassin etqui osi ^ k reitrérQilé supârieure de rattella externe (Bg. HS, B], ,

Au moyen de la vis, on exécute facilement rexteosiûn *l centre-extension : car eu tournant la vis de droite à gBuckJ fait remonter Técrou de manière à fixer la semelle ; puis en i nant en sens inverse , Técrou descend , entraîne avec 1 aemelle, et le pied se trouve fortement tendu, pendant qaelr pulsion donnée à Tattelle vers Le haut tend le sous-cuiese^' jettit le bassin et fait la contre-exteusion.

On a employé récemment^ pour le traitement des frâctarti I la cuisse } un appareil à extension continue, d*origine amérki et modifié par M. Cbarrière d'après les iadicalions de IL] professeur Nélaton et de M. Demarquay.

L'appareil de M. Demarquay consiste en une longue 0^ échancrée à sa partie supérieure, et présentant h la partie iiM ricure un plan métallique perpendiculaire à sa directiotLlcp^ horizontal, quand T appareil est appliqué, est solidement fi4 la partie inférieure de Tallelle et supporte un Ireuil autourduf viennent s'enrouler les lacs destinés à Textension, On comp tout de suite le mécanisme de Tappareil : la contre-estensisûj produite comme dans les appareils précédents, et les lac»i sifs viennent s'enrouler autour du treuiU On peut aussi i deslraclions plus ou moins considérables sur le membre fn

APPAIfilUI BYP0NARTHÊC1QU£S. 255

Diuis Tappareil américain, roxtcnsion était produite, non par

on treuil, mais par uno vis. M. lo profipssoiir Nélalon a employé

10 appareil tout à fait analogue ; seulement rattoUo externe,

^jours munie do son treuil, et Tattolle interne sont de métal,

disposées en gouttières et garnies de coussins. A la partie

^périeure de Tattelle externe peut s'adapter une loinlure et se

^^er des lacs contre-extenseurs. Le mécanisme est lo môme (|uc

Pf'écédemment.

ARTICLE VI

APPAIIEILS llYPONAlTllKClgiES.

^^ Ces appareVs ont pour caractère do laisser à découvert au ^^oins la moitié antérieure du membre fracturé et quelquefois le ^^^^embre tout entier, à Texception de la partie qui repose sur le C^lan de sustentation.

Pftrmi les appareils hyponarthéciques nous décrirons les ^^Mfdfférva, les6of(M, les couMîna, les doubles plans inclinés, les ^9parM(s àsuspensim, V appareil do* M. Gaillard (de Poitiers), ^^ €ifparml polydaclyle d^U, J. Roux (do Toulon).

I I. - GomUèrct.

\jBS gouUière» ont été longtemps employées pour contenir les Vnctores, surtout celle des membres inférieurs, mais elles ont

Fig. 173.

^tébien rarement mises en usage à Texclusion de tout autro appareil. Le membre enveloppé de son bandage est placé dans

256 APMREir^ DB PRAGTUREft.

la gouUièro qui fait alors le service des atlelles. Les goaUièrM

sont de bois, de fer-blanc, do cuivre.

M. Mayor a préconisé, dans cos derniers temps, des gouttières de 01 do fer ; colles-ci sont fort ingénieuses, très-légéns,

remplissent bien les indicatbns : ce sont preecpe ki I qui mmi cmploycos aujourd'hui.

Là figure 173 représente une gouttière de fil dfi

>AEEIL8 â nTENSION DE M. BAUDENS. Ml

ne antre gootti^ coudée dans laquelle on a placé le nl-bras; la jambe fûg. 'l7o), la cuisse peuvent èlre des gouttières analogues. Nous avons pensé que ces es suffisaient pour représenter la forme et les usages eils.

I s. - Boiiet.

*ent des gouttières en ce qu*elles présentent un fond faces latérales planes. Le membre est placé dans garni tout aotour de laine, de linge, etc. , de ma-

)uver immobilisé dans la position que lui a donnée le

i. Forster entoure le membre de sable mouillé. Nous

plus knn snr cet appareil.

) faire le fond de la botte en planches, J. L. Petit

louer des sangles sur un châssis; de cette manière,

osait sur unj^n beaucoup moins dur. M. Gariel a botte à compartiments mobiles à Taide de char-

[ue compartiment supporte un coussin de caoutchouc, décrit et figuré plus haut cet appareil. Nous ne

is arrêter à décrire les diverses espèces de boites, de J. L. Petit, qui a joui, pendant longtemps.

te faveur. Nous ne nous occuperons que de la botte

3ns.

Apparellft à exiensloii <e M. Baudeiis.

a imaginé, il y a quelques années, un appareil à exingénieux; il se compose : d'une boite de boisa ciel :ée d'un grand nombre de trous sur ses faces latérales )roi inférieure, qui forme son extrémité digitale ; de ifs et contre-eitensifs, qui se fixent sur la paroi digi- 3tte ; enfm, de lacs latéraux attachés sur les parois

►ns entrer dans quelques détails sur la description de s ; nous décrirons surtout ceux destinés à combattre 5S de la cuisse et de la jambe, et nous terminerons s mois sur ?on application aux fractures de Tavant-

;IL A EXTENSION DES FRACTURES DE LA CUISSE. Cot ap-

mpose : 1° d'une botte à ciel ouvert, plus longqe que luquel elle est destinée : elle a une paroi postérieure^

L/éf/(Af<Y. ^lAfimil) UNl>ft«S'

258 APPAREILS DE FRAGTDBES.

OU plancher, sur laquelle le onembre doit repofler, deux

Fijf. 176.

(érales. deux extrémités, une pelvienne, une autre

ÂPPABEILS A EXTENSION DE M. BAUDENS. %S9

La face postérieure est échancrée à la partie externe pour recevoir les liens de la contre-extension ; elle offre en haut peu de Bigear, afin de permettre au siège de reposer sur le lit.

La face externe est la plus longue ; elle est percée de trous arallèles, distants les uns des autres de 5 à 6 centimètres, ^interne, moins longue que la précédente, est également per- ^ de trous.

L'extrémité pelvienne est ouverte; la digitale, au contraire, vnble l'intervalle que laissent entre elles les trois faces de la Ite; elle est également percée de trous, et présente sur son rd supérieur quelques échancrures pour les liens de Texision.

Tous ces compartiments sont articulés au moyen de Chartres qui permettent, pour aider au pansement, de déployer les XMS de la boite ; deux petits crochets placés à l'extrémité digi- ) maintiennent toutes ces parties en rapport (fîg. 4 76) . ï' D'un large anneau représenté sur la figure 4 76 ; il est trèslis, de peau de daim rembourrée de crin ; il est engagé à la ine du membre, doit prendre son point d'appui sur la branche rendante du pubis, et être laidement ouvert, pour que le grand chanter et les os iliaques puissent se loger dans son contour, n que les parties molles ne soient pas exposées à une douloutte pression. Cet anneau est destiné à la contre-extension. A partie supérieure sont fixées deux cordes solides, qui se réQéissent sur l'échancrure de l'extrémité pelvienne du plancher, viennent le long de sa paroi postérieure gagner son extrémité [ilale pour y ôtre fixées.

3" D un matelas fait à l'instant même par le chirurgien, en ■Uant au centre d'un drap plié carrément un épais lit de crin, matelas est placé sur le plancher de la botte. Par sa souplesse son élasticité, il permet au membre de se mouler exactement lai, et prévient une pression souvent fort douloureuse. i^ D'un autre petit matelas de crin, désigné sous le nom de mnière; il doit être placé sur le précédent, sous le tendon chille, de manière à laisser libre le calcanéum. »^ De plusieurs petits coussins disposés en pyramide, et posous le jarret pour mettre la cuisse dans une légère flexion. * De lacs extenseurs sur le genou et sur le pied : nous ^viendrons tout à l'heure en décrivant l'application de l'apûl.

** D'une bande roulée s'étendant depuis les orteils jusqu'auus de la rotule.

' De lacs que nous désignerons sous le nom de laescoapta' r.

9« De coton cardé, d*un épais mucilage de gomme.

Application de l'appareil, — On place sur la face postéi do la botte, dont les parois sont déployées, le matelas de rriii quo Ton recouvre (Func alèze ; des aides en nombre suffisant soulèvent le membre malade, pendant quo d*aulreâ glissent l'appareil entre le mcmbro et le lit. L'anneau contrc-exlenseur est engagé dans le membre jusqu'à sa racine; les cordes dont noiB , avons déjà parlé sont attachées à la partie supérieure de l'aD- neau, passées dans l'échancure, et ramenées sous le planelicr i de la boite, jusqu^à l'extrémité digitale de celle-ci: des aidei f tiennent le membre demi-flécbi, la jambe assez élevée, poff j qu'on puisse appliquer le bandage spiral. On entoure tool te membre d'une couche de oualo assez épaisse, puis on y appliq* le bandage comme toute espèce de bandage spiral, desexUémités vers la racine du membre. Il présente cependant qoelqtf modiOca tiens pour maintenir les liens extenseurs. Ainsi, aprii avoir décrit autour du pied des tours de spire en nombre safisant pour l'envelopper et maintenir le coton, on couvre le !)•• dage d'une couche épaisse de gomme ; on place sur la planteà pied, dans son tiers moyen, les bandes extensives du ^ que Ton maintient fixées à l'aide de nouveaux tours de 8|ÉI également recouverts d'un vernis de gomme. On cootiwi l'application du bandage jusqu'au-dessus de la rotule; oo fi» les bandes extensives du genou de la même manière q* celles du pied , par quelques tours de spire recouverts * gomme.

Comme, les bandes du genou sont fixées à leur partie moyeu* afin d'avoir deux lacs de chaque côté, le supérieur est reir de haut en bas ; mais pour qu'il n'exerce pas de pression si les téguments, on place, dans le pli qu'il forme, un épais lindre de coton. Ce lacs est encore maintenu fixé par nouveaux tours de bandes couverts d'un vernis gommé. Te le reste de l'appareil est également solidifié à l'aide de gomme.

Lorsque l'appareil est ainsi disposé, on replie, sur les latérales, le drap, de manière à faire dos espèces de fauxfs après quoi on ferme la botte.

Quand le mélange qui doit faire une masse compacte de l'appareil est desséché, on pix)(*è<lo à l'extension ou à la extension.

Les deux cordes do l'anneau contre-extenseur sont coni on haut sur réchancrure de la face latérale externe de ta ramenées en bas et attachées aux trous de la partie digital

APPAREII.8 A WttNStOlî Tt« M. »«»«« . , ., ,

f ,„e cMé .« ,.l«i, car j;« s«>; «.., . le,.^^^^^^^^^ . i«8 Inférieure. Iravewanl les '«o»» •J^' \ ^.-uan- ■ -^-neur, sotit noués avec les im^

>fd supéne

échancrurcs doivent être disposées de telle sorte que les lacs puissent ramener le pied dans telle direction que le chirurgien juge convenable. Si le pied avait de la tendance à se porter en dedans, les lacs, et avec eux le pied, seraient portés en dehors, el réciprociuemcnt.

Quant aux lacs coaptateurs, ils doivent être placés le jour mémo do Tapplication de Tuppareil, de telle sorte que les hd^ ments puissent être ramenés en contact. L'explication de II figure 177 fera mieux comprendre Timporlance des lacs coaptoteurs et la manière dont ils doivent être disposés. :

La figure 477 représente, d'un côté un appareil de fracUnt | de la cuisse appliqué entièrement, de l'autre, on voit Je fémur. La ligne oblique, dirigée de haut en bas et de dedans en dehon, représente la fracture qui est dans l'appareil. Ainsi cette fracture siégeait dans le tiers supérieur du fémur, elle était Irtsoblique, le déplacement tendait à se faire dans le sens que allons indiquer.

Le fragment supérieur tendait à se porter en dehors : a-ton appliqué un lacs coaptateur très-large, qui embrasse toit le côté externe du membre, et va so nouer sur la face intem do la boîle : c'est le lacs le plus élevé dans la figure 177. Irnnt' diatement au-dessous, un autre lacs plus étroit tire le fragiMili inférieur en dehors ; il est placé en sens inverse du précédée^, et est noué, par conséquent, sur la face externe de la bdte.

Le troisième lacs, toujours en allant de haut en bas, ^i destiné à empêcher le fragment inférieur de se porter avant ; il embrasse la face postérieure du membre, et en passant à travers un des trous des deux faces laténlM de la boîte, se nouer à la partie antérieure de la cuisse,

Le plus inférieur, enfin, tire le fragment inférieur en deiM est placé de la même manière que le second, dont il peut " " considéré comme l'accessoire.

Les deux bourrelets qu'on aperçoit sur les parties latéralesà genou rendent assez mal la pyramide do coussins qui doit placée sous le jarret.

Cet appareil est facile à appliquer, et ne cause au aucune espèce de gêne. Il peut se rencontrer assez facil( car il suffit de trois planches percées et réunies à l'aide de nières pour le composer. S'il était trop long, l'espace entre le pied et la paroi digitale serait le seul inconvénient. fin, à laide des lacs coaptateurs, on remédie sans peine déplacements suivant la circonférence; à l'aide de l'exl aux déplacements suivant la longueur.

APPABEILS A EXTENSION DE M. BAUDENS. 263

Il serait assez difficile de placer les liens coaptateurs aatour do membre fracturé, si Ton n'avait soin d*ouvnr la botte, afin do lesglîs^r entre le coussin et le membre. Mais, ainsi que nous l'avons vu, chacune des parties de la botte est mobile au moyen de charnières, et il n*est besoin, pour rouvrir, que de détacher les petits crochets qui fixent les parois latérales à la paroi digitale; or, on peut le faire sans inconvénient |)our Textension, poisqae cette dernière paroi, également mobile, est fixée par les lieos extensifs.

En examinant la manière d*agir de cet appareil, on voit qu*il présente Tavantage de pouvoir être appliqué pour toute espèce de fracture, surtout les fractures avec plaie, le foyer du mal étant toujours découvert ; qu*il est impossible qu^avec un peu de soin on ne prévienne |>as toute espèce de raccourcissement, puisque Ton peut toujours faire l'extension et la contre-extension d*une manière permanente ; que l'extension peut être faite graduellement, si 1 irritabilité du malade s'opposait à ce qu'elle fût complète dès le premier jour ; que cette extension n'est jamais douloureuse, et qu'elle est passive et dans les limites normales. Enfin, il est toujours facile de panser la fracture sans faire éprouver au membre la moindre secousse, puisque l'extension et la contreextension peuvent rester en permanence pendant tout le pansement.

On a pu voir que Tappareil recouvre cemplétomenl la jambe, tandis que la cuisse était à découvert; mais il faut remarquer que la compression (pratiquée autour du genou pourrait, si Ton n'avait pas soin de comprimer tout le membre, déterminer un engorgement qui, ainsi que nous l'avons déjà dit fort souvent, se développerait au-dessous de la partie comprimée : aussi, dans les appareils de fracture de la jambe, M. Baudens ne laisse-t-il aucune partie du membre sans être enveloppée par le bandage.

II. Appaieil des FiACTURESDE LA JAHiB. — Cot appareil a la plus grande analogie avec celui que nous venons de décrire. Nous ne nous y arrêterons pas aussi longtemps ; nous nous contenterons de signaler les différences qui le caractérisent.

Il se compose d'une botte beaucoup moins longue, semblable à celle des fractures de la cuisse, mais dont les deux faces latérales sont de longueur égale, et dont le plancher, plus long que les autres faces, présente à son extrémité pelvienne deux échancrures pour établir Textension (fig. 478).

Le matelas de crin, la talonnière, sont les mêmes; mais, au lieu d'une bande roulée on so sert d'un appareil à bandes &épa-

Wi APPAREILS DE FRACTURES.

rées, sans drap fanon ni attelles, destiné à toute la jambe, et de

deux autres appareils plus petits qui servent à fixer tes lacs ei-'

tenseurs à la partie inférieure de la jambe et les lacs coBlre^

extenseurs au-dessous du genou. Du coton doit, comme daa^

Tappareil précédent, garantir le membre dans tonte sa circoa^

férenco.

Application de Vappareil, — On place sur la fac6 posténean de la botte le matelas de crin ; sur celui-ci Tappareil à bute .. séparées qui s'étend depuis les malléoles jusqu^au gen(m;|Hi une large compresse au niveau du tendon d'Achille, la til nière, et par-dessus celle-ci le petit appareil à bandes sépaite. '

Le pied est enveloppé de coton maintenu par un bandage ipiill; recouvert d*une couche de gomme de consistance de bouiffiB.

Fipr. 178.

On applique alors les lacs exlensifs du pied : co sont deux 11 bandes de forte loile neuve, placées à la voûte du pied pan ment à sa longueur; ces liens sont fixés à leur partie moi. par de nouveaux tours de spire rendus très-solides par une! velle couche de gomme. Ces lacs doivent ôlre assez longsjl être fixés à l'extrémité digitale do la botte.

On procède ensuite à l'application des lacs coutre-exlt èur le genou. Elle se fait de la môme manière que pour loi c'est-k-dîte qu'il h\xi avoir \i& §o\iv d'envelopper le geni*»

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