‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 52 sur 152 · APPAREIL SPIRAL DE L^AYANT-BRAS. 2*J · texte numérisé non relu

APPAREIL SPIRAL DE L^AYANT-BRAS. 2*J

est seulement préférable d*aiTéter les doloires au poi^inei , de mettre les compresses graduées et les attelles directomeiil sur le membre, et de diriger le bandage spiral do bas en haut sur les attelles.

M. Dumesnii (1 ) conseille quelques modilicaiiojis aux appareils ordinaires des fractures de Favant-bras. Aprt's avoir roulé la bande, du carpe au pli du bras, au lieu do rontinuer à lui faire parcourir toute la circonférence du membre, il forme deux ou trois huit de chiffre sur le bord externe en embrassant rcxtrémité postérieure de Tune et de Fautre attelle, apri^s quoi il l'épuiso (*n

Fijç. 458.

revenant à des tours entiers : ces huit de chiffre ont pour but d'empêcher tout mouvement de bascule de l'extrémité humérale des attelles, quelle que soit la force appliquée de bas en haut à leur extrémité digitale (fig. 458).

Dans les fractures du radius, pour maintenir la main dans Tadduction forcée, il prend une petite bande longue de 75 centimètres environ, la plie en deux', glisse un des bouts entre la face dorsale de la main et Tattelle correspondante, Tautre entre la paume de Ta main et l'attelle qui lui est appliquée ; le plein de la bande se

(1) Gazette des kôpitmix, 21 décembre 4841.

225 APPAREILS DE PRACrUa£&

irouvani à cheval sur le métacarpien du pouce, il pousse lamii vers le cubitus, puis il tend le plein de la bande en tirant sorH extrémités. Avec le bout palmaire de cette bande, il contomel bord inférieur, puis la face libre de Taltelle palmaire; avecleiw dorsal il contourne le bord inférieur, puis la fîfce libre de YM dorsale, et réunit ces doux bouts par un nœud sur le tord npi

Fig. 159.

rieur do l'une ou do Tautro attelle. Dans les fractures da cdj tus, la dispoif^ilion de la petite bande est inverse, c'est-à-A que le plein porte sur le métacarpien du petit doigt ^daDslafrH ture des deux os, lo plein doit porter dans le sens oppoiél déplacement, qui a lieu le plus souvent d'ailleurs comme dauj fracture du radius (fig. 1 S9).

Sa. — Appareil pour les fractares de reitrémlie IvfCricv* dn radios.

Dupuytren posait sur le côté interne de Tavant-bras, panl lement an cubitus, une attelle de fer recouverte de basane (aUi cubitale). Cette attelle est recourbée en demi-arc à sa partie férieure, au niveau du poignet; sur la concavité de cedfl cercle, existent cinq boutons placés à égale distance.

« L'appareil ordinaire des fractures de Tavant-bras étant i » pliqué, on assujettit, à Taidc de quelques tours de bande, » d'un premier lacs, l'extrémité supérieure de la tigemétallil » contre le bord interne du cubitus ; on met, entre le côtéinW » du poignet et Tattelle cubitale, un cousain carré de 6 cerf » mètres d'étendue et de 3 centimètres d'épaisseur, pour t » éloigner Tun de Tautre. Au moyen d'un second lacs beavcel

PEACTOIIES DU RADIIJS. 227

I plus large et beaucoup plus doux que lo ptvmier, ot dont le * centre vient prendre un point d*appuî sur le don\i(*me oi du

> métacarpe, on ramène fortement la main en tMtor» (c'est-

> à-dire vers le bord cubital de la main), sur la convexité do la » courbure de raltello; puis on fixe les extrémités du lacs sur

> la concavité entre deux des iKRitons indi(|ués

> II est facile de comprendre que le coussin placé à la partie * inférieure du bord cubital du lavant-brus a pour l)ul d'é'oi;;iier 1» Tattello du cubitus, et par cela môme de faire cesser la cour- » bure marquée qu*il décrit, et d*a^ir plus efficacement sur la

> partie inférieure du radius fracturé, tandis que le lacs inférieur

> tend à porter la main en dehors sur le l)onl cubital de l'avant-

> bras, et, en agissant sur les ligaments externes de rartinila-

> lion radio -carpienne , de remettre les fra<;mcnts du radius B dans un rapport parfait (1). »

Cet appareil est asses embarrassant , il est pou employé; Tal telle coudée de Blandin est plus commode, remplit aussi bien les indications, et est d'un bien plus frcquont usa^'o.

Les appareils de Dupuytron et du Blandin sont destinés il remplir surtout une indication, ils remédient à T abduction de la main, mais no remédient pas aux déplacements en arrière; cette dernière indication se trouve parfaitement remplie par l'appareil de M. le professeur Nélaton.

Appareil de M, Nélaton (fig. 4 60). — On applique sur la face dorsale du carpe et sur le fragment inférieur du radius deux ou trois compresses graduées placées transversaloment. D'autres compresses graduées sont appliquées à la face palmaire do Tavantbras, parallèlement à Taxe du membre: celles-ci sont repliées à leur extrémité inférieure, de manière à présenter un bord assez épais qui doit être placé à 4 centimètre environ au-dessus de la saillie que forme le fragment supérieur ; deux attelles sont placées Tuue en avant, Tautro en arrière, et maintenues à Taidc d'un bandage roulé. Comme dans l'appareil des fractures do la partie moyenne de l'avant-bras, les attelles doivent (Hre assez larges pour que les tours de bande ne pressent pas sur les os ; une attelle trop large à la face palmaire pourrait comprimer douloureusement Téminonce thénar. Aussi M. Nélaton a-t-il conseillé d'échancrer cette attelle en dedans, afin de laisser libre celte saillie musculaire. On doit encore éviter que l'attelle pos-

(1) Diipuytrcn, Leçons orale.'} de clinique chirurgicale, 2« édition, 1839, t. I, p. 168.

térieure ne passe sur la saillie que fermenta la face dorsale du carpe le grand os et rextrémilé supérieure des 2* et 3' métacarpiens. Enfin, lorsque la déviation de la main est considérable, on peut ajouter à cet appareil Tattelle de Dupuytren.

Fig. 160.

Le bandage spiral dont on se sert pour les fractures contient par lui-même assez mal les fragments , il n*y a que les attelles qui, maintenant le membre d'une seule pièce, empochent le chevauchement. Comme tout bandage spiral, Fappareil se relâche assez vite, et il ne peut être serré sans qu*il soit besoin de le réappliquer en entier : aussi doit- il être rejeté pour les fractures du membre inférieur; car, quelle que soit la position que Ton donne au malade, il est fort difficile de le réappliquer sans déranger les deux fragments.

Pour que ce bandage soit efficace dans les fractures du membre supérieur, il faut que les deux fragments présentent assez de Ion* gueur pour que les attelles puissent les maintenir solidement en place. Il est aisé de voir qu'il n'atteint pas convenablement son but dans les fractures de l'extrémité supérieure do l'humérus, et surtout dans celles de l'extrémité inférieure du radius, puisqu'on a été obligé d'appliquer, pour cette dernière lésion, des âppa* reils de forme particulière.

APPAREnS k BANDES CR01SÊI». 229

ARTICLE 11

ArrAlKILS A ftA^DE» CKHSLKS.

Nous avoDS vu précédemmeiii commeiit on appliquait les bandages croisés, nous avons mémo décrit quelques- uns de ces bandages destinés à maintenir réduites certaines fractures : le cbeveslre, par exemple, que Ton applique pour les fractures de loi maxillaire inférieur (voy. p. 4 28). Nous nous occuperons, dans cet article, de quelques-uns des bandages conseillés pour les fractures de la clavicule ; du kiastre, bandage croisé des fractures de la rotule, et de Tappareil de la fracture du péroné.

1 1. — BaBëafca w&mt les fradorc* et la ctat I

Les bandages conseillés contre les fractures de la clavicule sont extrêmement nombreux, et cependant il n'en est peut-être aucun qui remplisse parfaitement toutes les indications. On sait, en eSet, que, dans les fractures obliques de la par lie moyenne de Tos, }e fragment externe est entraîné en bas par le poids du membre, en dedans par le muscle grand pectoral, et que le fragment interne est entraîné en haut par le muscle sterno-cléidomastoïdien. L'indication à remplir pour réduire la fracture est de soulever le fragment externe, do Técarter du tronc ; il faut encore tirer en arrière son extrémité scapulaire, aûn de prévenir un enfoncement au niveau de la solution de continuité, car le décubitus, en repoussant Fépaule en avant, fait basculer le fragment externe dont Texlrémité interne so porte en arrière.

Les bandages en huit postérieur des épaules, dont nous avons parlé plus haut (p. 4 36), attirent seulement Tépaule en arrière. Ils ne remédient donc qu'à une seule espèce de déplacement, et encore imparfaitement, à cause du relàchecbement rapide du bandage ; aussi lui a-t-on apporté quelques modifications. J. L. Petit rapprochait en arrière les circonvolutions à laide d'une compresse longuette plusieurs fois repliée sur elle-même ; Récamier, M. Guillon, conseillent do placer en arrière, entre les épaules, un coui^sin qu'ils fixent avec un mouchoir plié en cravate. Cest encore pour porter Tépaule en arrière qu'Heister avait imaginé sa croix de fer^ que Ton a inventé un grand nombre d'appareils bouclés, d'appareils mécani^ ques; nous n'insisterons pas sur ces divers moyens ingénieux, à

2âO APPAREILS DE FRACTURES.

la vérité, mais difficiles à supporter, et qui, d'ailleurs, ne sont pas suffisants pour remédier aux déplacements.

Bandage de M, Velpeau. — a On prend une bande de -10 à 42 mètres, le chef de cette bande est d'abord appliqué sous Faisselle du côté sain, on la conduit en diagonale sur le dos et l'épaulejusquesurla clavicule du côté malade, lamaindubleesë

Fig. 161.

est d*abord portée sur racromion de Tépaule saine comme poQ ^ embrasser cette dernière. Le coude ainsi relevé correspond aU devant de la pointe du sternum, et Tépaule malade se troav^ refoulée en haut, en arrière et en dehors, par raction de Tho^ mérus, qui, prenant son point d^aj^ui sur le côté de la poitrine, agit comme un levier do premier genre, ou par un mouvement de bascule. Pendant qu*un aide maintient les parties en place, le chirurgien abaisse la bande sur la face antérieure du bras, puis, en dehorft, au dessous du coude, pour la ramener en haut et en avant sous Taissello saine. Il recommence ainsi trois ou quatre fois, afin devoir autant de doloires en diagonale qui ooopMt nbliquement et la clavicule blessée, et le haut de la poitrine, et la

FRACTURES DE hk CLAVICULE. 231

pvtie moyenne du bras. Au lieu de ramener la bande &ur l*épaule iMe, on la porte ensuite horizontalement sur la face postérieure de la poitrine, pour la ramener sur la face externe du itts, da coude ou de Tavant-bras, en formant des circulaires 9*00 multiplie jusqu'à ce que la main qui est sur Tôpaule saine «i te moignon de Tépaule malade restent seuls à découvert. On ^cnoine par une ou deux diagonales nouvelles et par un nombre <ttDblable de circulaires horizontales.

> Une nouvelle bande bien imbibée de dextrine et appliquée doctement de la même façon par-^iessus la première, fait de ce «UMiage une espèce de sac inamovible, dans lequel le coude repose ^8 efforts et sans pouvoir se porter ni en dehors, ni en arrière, *^>enavant. Quelques remplissages, quelques compresses épaisses P«avent être placés au-dessous, dans la région sus-claviculaire, •^nlôtplus prèsdu sternum, d'autres fois plus près de Tacromion, ^lon qu'il parait convenable de comprimer plutôt tel point que ■^ autre. Il est bon aussi, pour éviter les excoriations de la peau, replacer un linge en double entre la poitrine et le bras {1 ). » , M. Velpeau conseille le même appareil pour les fractures de «xtrémité supérieure de l'humérus, il place alors dans Taisselle lu ooQssin semblable à celui de Desault, mais moins volumineux. M. Chassaignac (2) fléchit l'avant-bras sur le bras suivant un ^ie de 90 degrés, et le fixe dans cette position à Taide d'un bandage dextrine embrassant la main, lavant-bras et la moitié inféleure du bras, une couche mince de coton est placée entre ce banâge et les téguments,afin de prévenir l'excoriation de la peau. La âduction étant opérée, on la maintient par une bande dextrinéo tii décrit des circulaires obliques en passant sur l'épaule saine t sous le coude du côté malade, un coussin éloigne le coude du ïorax et un autre coussin placé sur la partie latérale et postéeare du cou fournit au bandage un point d'appui suffisamment ^ide.

Ce bandage soulève parfaitement Tépaule, mais il ne Tenlralnc •s suffisamment en arrière et en dehors ; à la vérité, il offre avantage de ne pas exercer une pression circulaire autour de la Mtrîne, laquelle est très- pénible et met obstacle aux fonctions ft la respiration.

Appareil de Deêault. — Cet appareil est parfaitement combiné

(1) Velpeau , Nouveaux éléments de médecine opératoire, t. I;

'880, in-8. Parte, i839.

(1) Gatette def hàpifmtse, Si nvri! 4B5B.

pour remplir toutes ou du moins presque toutes les indicaUons des fractures de la clavicule, mais il est pénible pour les malades et il ne donne pas toujours les résultats que Ton poarnûteii attendre, à cause de la mobilité du fragment interne, phénomène sur lequel M. A. Guérin (do Vannes) a appelé Tattention. Àosai, pour prévenir ces consolidations vicieuses, MA. Guérin a-lnl conseillé de tenir le bras du côlé sain dans Timmobilité absolue, et l'expérience est venue justifier sa manière de voir.

L'appareil de Desault se compose des pièces suivantes et s^applique ainsi que nous allons l'exposer :

Fiir. 1G2.

Pièces du bandage. — L'appareil de Desault pour les fradortl de la clavicule se compose : 4** d'un coussin disposé en fonn»* coin, plus large s upérieurementqu'inférieurement, large de 40 M timètres, épais de 6 centimètres à sa partie supérieure , et long pour descendre jusqu'au coude (fig. 4 62, A); 2® d'une de 4 ou 5 mètres de long et large de 5 centimètres pour fix» coussin ; 3° d'une seconde bande de 9 ou 4 0 mètres de long large de 6 centimètres pour fixer le bras ; 4° d'une troisième de même longueur que la seconde et de même largeur que lafK**

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