APPAREILS A EXTENSION DE M. BAVDENS
en ddiors oo en dedans, les liens extonsifs du pied seront dirigés en sens inverse do la courbure du membre.
La figure 4 80 représente l'appareil des Trartures de la jambe tout appliqué.
Il est important do faire ici uno remarque sur Tcxtension : nous avons vu qu'elle avait lieu sur la plante du pied, et Ton |>eut se demander pourquoi elle no serait pas pnititiuéi* sur les iKirtics latérales. Il faut remarquer qu*il faudrait ])ren(lre le |K)int (i*appui ping haut, sur la partie inférieure do la jambe, et quelquefois 'néme au niveau des fragments ; or, on sait que l'extension et lu contre-extension ne doivent s*exécuter autant que possible que sur le membre fracturé ; on remarquera encore ipie ces buiuli s tondues exerceraient une pression quelquefois Irès-douloureuso sur les malléoles.
Afin d'empêcher les draps et les couvertures de peser sur les ^^vteils et de déranger les fragments, une petite tige de fer cour- ^^ en arc de cercle est placée à la partie inférieure de TappanMl, ^t se trouve engagée dans deux petits trous percés sur les bords antérieure des parois latérales.
Enfin, il ne faut pas oublier que quelquefois le talon pre>se sur lo8 corps environnants, et devient souvent très-douloureux. Cest pourquoi on place la talonnière qui arrive jusqu'au niveau du ^ndon d'Achille, et en arrière on a soin de disposer le drap de ^nière que le talon n'ait au-dessous do lui rien qui puisi^o le gêner.
Baudens applique un appareil analogue aux fractures de Vavant-bras, à celle de Textrémité inférieure du radius ; le mécanisme est exactement le même : exten>ion, contre-extension ; il peut imprimi^r à la main au moyen des échancrures de la planchette inférieure la direction qu'il veut donner au membre ; et pour refouler les chairs dans Tespace interosseux, il place au niveau de la fracture et sur les deux faces du membre une petite compresse graduée qui est maintenue par un crois>ant élastique, à deux extrémités assez volumineuses |K)ur offrir un point d'appui solide. Il refoule parfaitement les chaire dans l'espace interossenx, et il met sur le membre un appareil qui no recouvre qi'nne très-faible surface, et qui est tellement facile à enlever, que l'on peut vérifier l'état du membre aussi souvent qu'il est nécessaire.
Baudens n'applique ses appareils que lorsque le gonflement a disparu ; il place de la glace en permanence sur le foyer de la f raclure.
L^appareil que nous venons de décrire peut être extrêmement
Utile dans les fVactores avec plaîes. En effet, le foyer de la fracture es: ou à découvert , ou seulement recouvert de bandelettes qu'il est très-facile de détacher ; de plus, les pansements peuvent être faits sans causer le moindre mouvement au membre, puisque l'extension est permanente pendant le pansement : avantage qu'il a sur l'appareil de Scultet ; car avec ce dernier bandage, on est obligé, pendant le pansement, de faire tenir le membre à de^ aides qui, quelle que soit leur intelligence, lui font loujoars éprouver quelques secousses. Il a sur Tappareil inamovible, qui, comme nous le verrons plus loin, ipaintient aussi le membre dans une extension permanente, l'avantage de pouvoir être enlevé trèsfacilement.
g 3.— Coussins.
Très-rarement on emploie les coussins comme moyens MChn sifs de contention ; oa oongoit que ceux-ci ne peuvent màintonir assez solidement une fracture pour s'oppoMr au dépUcement. Pott, Dupuytren, ont exécuté des appareils de fraoturoA aKclnsivement avec des coussins, mais la fracture se trouvait maintenue réduite par un mécani3ine tout spécial ; ces coussins dispo^ fés d'une eertaina façon constituent l'appareil à double pian incliné sur lequel nous allons nous arrêter.
g 4. — Appareils a double plan Incliné.
Les plans inclinés ont été préconisés par Pott, afin, disait-il, de prévenir la contraction spasmodique des muscles trop fortement et trop longtemps étendus. Il se proposait de maintenir constamment les membres dans la demi-flexion. Ces appareils sont destinés aux fractures de la cuisse ; car, dans les fhidures du membre supérieur, les muscles sont toujours dans la demiilesion.
Les plans inclinés sont constitués ou par des coussins on par des pupitres.
1" Plans inclinés à coussins. — Au moyen de coussins oonvenablement disposés, on fait deux plans : l'un supérieur, qnl correspond à la cuisse ; Tautre inférieur, qui corresponde la jambe. Le sommet de la pyramide formée par les coussins répond au çreqx poplité, la base repose sur le lit. Sur chacun de ces deux plans peuvent être appliqués deux petits appareils de Sonltet, avec les coussin^ et les attelles.
Le membre étant placé sur le plan IncHné, on eieree l'eiten-
ÂPPAEEIL8 A DOCBLI PLAN INCLINÉ. 2S9
skm et la Mntre-extenskm comme il a été dit plas haat ; on applique les appareils à bandes séparées.
Dupuytren a modifié an peu l'appareil de Toit : «•en disposant des coussins do tollo manière quo lo sié^^o no (vorto (iu*incomplétement sur le lit, afin que le poids du corps fusse extension sur le fragment supérieur: 2" en ajoutant deux ^ninds lacs con-
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tentifs, faits avec des draps plies en long. Les lacs sont attachés tous deux au lit, vis-à-vis du genou, Tun un |)eu ao-desauB, l'antre un peu au-dessous; le supérieur est porté en bas, descend au niveau de la jambe, se noue au-dessous du genou ; Tinférieur, qui croise le premier par ses deux extrémités, jusque audessus de l'articulation fémoro-tibiale. Ces doux liens, passant en avant du membre, sont fixés à la barre du lit, du côté opposé à celui où Ton avait attaché l'autre extrémité, et décrivent un grand arc de cercle qui embrasse le membre, Tappareil et le lit du malade (Qg. 4 84).
8* Appareils à pupHre, — Comme les coussins étaient susceptibles de se déranger, soit pur les mouvements du malade, soit aifoissés par le poids du membre, on les a remplacés par une espèce de pupitre dont on peut diminuer ou augmenter Fangle saillaBt qui correspond au jarret, au moyen d un lacs fixé aux deox plans du pupitre, ou de crans analogues à ceux d'une crémaillère placée au-dessous de Tappareil et dans lesquels vient s'engager te plan inférieur du pupitre.
Pelpech a imaginé un appareil à plan incliné très-ingénieux,
assez compliqué ; je ne crois pas devoir le décrire ici. Je renverrai à l'excellente description qu'en a donnée Gerdy (4).
Mayor a figuré un appareil à pupitre formé par une partie
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moyenne articulée à charnière et de deux planchettes, Tune fémorale, l'autre jambière, qui glissent à Faidede coulisses dans une planchette moyenne ; cette disposition permet d'allonger ou de raccourcir l'appareil suivant la longueur du membre brisé. Un écrou fixe chaque planchette mobile à la planchette moyenne ; sur les parties latérales des planchettes tibiale elr jambière se trouvent des anneaux dans lesquels on engage des liens qui fixent le membre sur l'appareil ; enfin chaque planchette est percée à chacun de ses angles d'un trou qui permet de suspendre l'appareil (fig. 4 8i).
Mais, ajoute Mayor, quelque commode que soit cet înstra-
Fig. 183.
ment, puisqu'il peut s'adapter presque à tous les cas de fractore, il pâlit cependant devant les gouttières de fil de fer, qui sont pins
(1) Troiié des pansements et de leurs appn}*etls, 2" édition^ t. I, p. 111.