BOÎTE DE M. GAILLARD
wgrosbout, 0"*,0U. Le premier morceau venu de planche et 9Mtfe chevilles de charpentier font Taffaire. U est bien entendu que ces dimensions sont des moyennes et
Fig. 187.
f l'on doit approprier Tappareil à la longueur du membre chez
ftsiqets de haute taille, chez les femmes, les enfants.
^ De trois coussins de balle d^avoine : un qui sert de sommier,
deux autres de garnitures latérales. En cas d'urgence, ou
i r0mp1acer ces coussins par de la filasse, du colon cardé, du
Id foin, de la mousse choisie.
I figure 4 88 représente les pièces de Tappareil de M. Gaillard,
I pour former la boite.
las, quelques compresses, des liens de fil, des coussins sup- Dtaires.
^ua coaptation étant opérée, le membre est légèrement soulevé |k le chirurgien. Un aide glisse sous la jambe la planche garnie 1^ aoiiiimer, une large compresse est étalée sur ce sommier en
276 APPAREILS DE FRACTUBES.
manière do Uipis. On abaisse lo membro qui repoae mollenMBt sur Tappareil. Alors on applique sur les doux côtés de la jud* les pelils coussins latéraux couverts chacun de sa compresie p«- Ipctrico. Les deux planchettes latérales sont appliquées i droi» et ù gaucho du membre; un aide les rapproche runedel'aBtt
Fi-. 188.
par une forte pression, les chevilles placées de chaque côl fixent les planchettes dans une position solide, et la jambe i trouve emboîtée (fig. 1 89).
Si l'on veut comprimer un peu plus, il est facile de rapp» cher les chevilles oppo::éos en fixant un lien do fil autour de" tctcs.
Le membre nialade se trouve ainsi maintenu d'une i très exacte en arrière et sur les côtés, depuis le geDOQJuKii^ plante du pied; il ne peut ni so dévier ni s'incUnor. Saiiil périeure, libre et dôcouvcrle, peut recevoir toute eafètài \^ mentations.
Une petite cravate 8mbras£e le cou-de-pied à la maniitt étrier, et va s enrouler autour du piton à vis oad'utfl '
BOtrE DB M. GAILLARD. S7?
iHafiie le pied à la planche d'une manière solide, et 8i Ton d^ ■htt le pilon, on peut exercer sur le pied une Iraclion oblique, ^lillears en prolongeant une des planchettes latérales on peut, m les fractures de Teitrémité inférieure de la jambe avec dé- Mènent du pied, empêcher la déviation en dedans ou en dehors. le malade est indocile, on place deux ou trois cravates qui ?eIoppent à la fois la planche, les planchellcs et le membre; s cravates peuvent maintenir une attelle et exercer une pres- B sar la face antérieure de la jambe, dans le cas où les frag- B(8 86 déplaceraient en avant. Enfin, au lieu de cerceau, on met le membre deux fils de fer courbés on demi-cercle et se fixant
Fig. 19e.
leurs extrémités dans les trous do lu plaucliottc eu dehors
îhevillos.
'appareil des fractures de cuisse présente la plus grande aua-
) avec celui que nous venons de décrire La planche hypo-
liécique est double, une des portions est placée sous la jambo ;
,re, la plus petite, est mise sous la cuisse, ces deux portions
articulées avec des charnières ou des lanières do cuir, do 9 que Ton peut tenir le membre dans la rectitude la plus abe ou lo placer sur un double plan incliné dont on peut, à e de coussins, graduer à volonté le degré d'inclinai:*on sui- . le besoin ; des planchettes assujetiies avec des chevilles plèteht Tâppareil (fig. 190). .
§ 9. — App«rctl poiydaetjle de M. laies Bonx.
é^ en 4849 M. J. Roux a publié, dors ta Revite mMico-chiicaie{^) un mémoire où il expose les avantages de son nouvel
I J. Rouz^ Remarques et observations sur les fradurcv du fémur, le médico^hirurgicaie, t. V, 1849, p. 87).
appareil. Sa méthode appliquée aux fractures du fémur a été depuis généralisée par lui, et a élé l'objet d'un mémoire très-intéressant lu à r Académie do médecine, et publié dans lUuion médicale (4). Cet appareil, que propose le sivant chirurgien de Toulon, nous parait, malgré le nombre de pièces qui le compose, appelé à rendre des services réels, aussi allons-nous lexposer avec quel* ques détails.
. Il se compose :
r D'un plateau de bois (fig. 4 91), long de 4 mètre, large de 0",30 à ses extrémités et de 0*", 3 8 dans sa partie moyenne élargie en vue d une plus grande stabilité. Son épaisseur, de 0"*,02
vers Textrémité antérieure, n'est plus que de 0'",04 à son extrémité postérieure. Ce plateau, vide dans sa partie centrale pour lui donner plus de légèreté, est garni sur ses bords, en avant seulement, de petites pointes à tête ronde. Les trous dont il est percé sont, sur les trois lignes du milieu, parallèles, séparés les uns des autres deO'",04 et servent à recevoir un treuil, des chevilles à lurion uniforme, et au besoin des cordes pour suspendre tout Tappareil. A son extrémité pelvienne se trouvent des charnières latérales de fer, à tête de compas, destinées à réunir le plateau à Texlrémité de la pièce qui doit supporter le membre.
"2° D'une planche de bois brisée en deux planchettes inégaleB, Vnne jambière^ Tautre crurale, articulées par une charnière de bois fixée par une double broche à écrou mobile. Cette planche se superpose au plateau, s'articule avec lui, en le dépassant de 0'°,04 vers son extrémité pelvienne (fig. 492).
La planchette jambière est longue de 0^,b2f large de 0"*,20 à son extrémité inférieure, épaisse de 0'",02. I^a planchette cru-
(1) Leçons sur les appareils à fracture et à compression {Union médicale, novembre 1868).