‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 59 sur 152 · VV · texte numérisé non relu

VV

Fig. 193.

Fig. 194.

FIg. 195.

en réaolle est rempli par une ou plusieurs allonges de bois (fig. 493), supportées dans leur partie moyenne par les deux plaquet de fer et assemblées sur les côtés à la manière des aUoDges d'une table.

Pour certaines fractures, on peut se servir seulement de la planchette jambière que Ton sépare aisément de la planchette crurale.

Les côtés de la planchette et des allonges, excepté en arrière, sont garnis de petites pointes à tète ronde, distantes de 0"',04 8.

Elles sont criblées de trous de 0'',04 de diamètre, disposés sur les deux côtés en lignes droites et parallèles transversalement, obliques longitudinalement. Ils sont à 0™,003 les uns des autres dans le premier sens, à O'^yOOi dans le second ; leur arrangement est tel, que les chevilles qui 8*y implanteront pourront

suivre les contours du membre vers lequel elles procéderont de 3 en 3 millimètres.

Deux rangées de trous creuséa sur la portion moyenne de la planchette jambière reçoivent des chevilles qui pourront tenir lieu de ê&melle,

A l'extrémité de cette planchette sont deux entailles de la largeur des chevilles , pour maintenir la flexion de Tappareil et empêcher les mouvements de latéralité.

3® De chevilles ; il y en a de trois aortes : les crurale$^ hautes de 0",25; les jambières, de 0",22; les supports, de 0",3S ; mais toutes se ressemblent par la forme, par le lurion, qui est toujours do 0"%04 de diamètre sur 0",02 de hauteur, afin de s'adapter indistinctement à tr^us les trous de l'appareil ; par les mortaises^ creusées à égale hauteur du turion ; par les /aces, qui sont de O'^.OS de large pour celles qui portent les mortaises et de O'^.OI 8 pour celles des côtés (fig. 494).

k" Un béquillon avec trous et mortaise, de 0*" ,35 de longueur, de 0"^ , 0 4 de largeur, de O"* , 0 1 d'épaisseur, pouvant se fixer à Fun des côtés de Textrémité pelvienne de la planchette crurale à Taide de deux chevilles crurales à turion suffisamment allongé, permet, dans quelques cas, de prolonger l'appareil jusqu'au-dessus de la hanche (fig. 495).

Fig. 196.

La figure 496 montre le membre fracturé étendu dans Teppareil, en extension continue, le tibia comprimé par la pointe métallique. — Des coussins très-épais , de coton , avec ou sans déccNipures profondes et multiples sur les bords, entourent les trois quarts du membre et le dépassent aux extrémités. «— Un étrier (modèle Gariel) est ^xé sur des chevilles de réflexion. -« U cheville fixée à Texlrémité de Tappareil, ehevilk-mppoHj

POLYDA(TYLE DE M. JULKS ROIX. 281

opère rextension continue puT I*enronlenienl dos laça qu'on arrête aox pitons du plateau. La contre-ox tension s'exerce à Tarcade rfM pubis, par la première ciioville crurale qui est, u cet effel, cylindrique et entourée d'un étui matelassé.

La figure 4 97 montre le inenthro dans la «leiiii-flo\ion. I)ei chevilles, plantées dans les Inms du phitoaii et cm li;'triséfs dans les entailles terminales de la planctiotio jainhiôre. n^tieiinent celle-ci au degré d'inclinaison que Ton désire. Dos chevillessupports placées derrière le pied, sur cotte m^mo planrhette. cl

Flir. 107.

garnies d'un coussin, tiennent lieu de semelle, si, d'ailleurs, ce qui est plus simple, on no préfère, comme ici, soutenir le pied avec une pièce de linge tendue entre ces mêmes chevilles, placées alors sur les côtés et servant en mémo temps à garantir le pied contre le poids des couvertures, dont les autres chevilles préserveront le reste du membre qu'elles dépassent. Cette disposition remplace les cerc^ux inséparables des autres appareils.

Application et mode d'action de Vapparêil potydactyle, — On place le membre sur les planches horizontales munies d'un cous* sin recouvert d*une toile cirée, on relève de chaque côté la toile cirée et le coussin, on place assez de chevilles sur les parties latérales pour maintenir le tout en place : l'appareil peut rester dans l'extension ou être porté dans la demi-flexion.

Le plateau qui supporte les planchettes leur donne une fixité qoe l'on ne saurait obtenir sur un matelas nécessairement inégal.

Les chevilles mobiles sont disposées autour du membre, de manière à en suivre les contours, en reproduire la forme, et font l'office des doigts, doigts rigides, à la vérité, mais que le coussin d'enveloppe transforme en pelotes élastiques.

son extrémité libre seulement, pourra être porlé dans F»

dans Tabduction, on avant, en arrière.

... ' 1 1 Dans cette subslilution des chevilles aux doigts, où il

'.!'•. fois convenable d'isoler chaque élément, d'en réunir |

:,i"^j ' ; ou même do les disposer en séries continues, le point

^ i^j:' est do ne jamais excéder le degré de pression exercé pa

1^ '.|' et les doigts de Topérateur. Il faut môme se rappela

*.i!î; * i'i que cette compression, momentanément supportée ave

^■'Jfi^- '"][ peut bientôt devenir intolérable, et do là l'obligation d'ï

I'' ;f,\ L cation bien calculée et la nécessité d'une surveillanc

' ". ^'M constante, plus facile ici qu'ailleurs, puisque les pari

t. %^'3 découvert, et les éléments de l'appareil isolés, puisqu'il

['■ "':n*V;f reculer de quelques millimètres une ou plusieurs chevi

[ i',' -j ' dissiper toute douleur et conjurer tout danger d'éirai

ri^'j' '] modi6cation simple que le malade peut pour ainsi dir

^ %!:»: do sa sensibilité, faire accomplir, en l'absence du cl

i'\. ■; par la première personne venue, ou, à la rigueur, acco

même.

Les chevilles, disposées autour du membre, peuvfl dans leur ensemble deux attelles^ avec cet avantage ca| brisées perpendiculairement à leur axe en fragmenti dants, elles se moulent sur les parties, en dessinent les Dans les appareils de ce genre, la contre-extension facile. On prend un point d'appui : 4° à l'arcade des

HT

qw fixent sobdemcsX »a (lu'.e^a. v^:.» ,cs ir-c^ >. na :*.:>;-

BorenDe, les deai tnrko» nKc-no:» ;*.-r u:.t- ?«-a e .: .j^c'.ie . ^i^rs

leigrands eflbrts de tra^ijcc. ir :rr... uk- ; rt:: ;. â.ir ^ v :.v\ ...i-

npport. Il a ravanuz^. « â<r rrx^i-i::; j- nr. :rc ;..».. v«-r*

directe oa paxaJieiea i'a\e eu rirs.r»:o .d :rÂv:..n qu: M-wr/o

dm la deôinfleiioa. Soo die \er.. dl. iie O'Ji Je h^u.tur

piéâtate. à revremité infeneure. un r.*i.hrr. ^

à la sapérieure. nn anneau q-: ;<Tnir: o^ '.^ \^

lue toorner a^ec la main >etile ««u .niti*

d*Bne tige ie fer . cm s'il faut \Kru et U'we. vn

nroolanl les lacs scr une cbe\::iesiip!or!.

OMnine sur un ireuil. Aa-de-sust.-: dU Oi»-

9008 de la fracture, chaque cFie\ii!t- [^.u; t'trx*

roovertieen un treuil isctié. i-u U-? mains liu

cfairar^ien seules mi ai:it*5 d'une* lue dt* fiT j ,,. lv<

engagée dans la nK4iai3e.enrju:frorii Wi^ la s

extoiseurs et contre- citensi'urs arrîti-s enfm ;:u c\oii lio l.«

ceinture.

Enfin, des l>ande5, jetées en arc sur plusieurs poiiiUdu membre et fixées au\ clousde ceinture, le rnntit-ndmnt dans U-s contractions spasmodiques. dans les miiUM*nient< m\o!ontain^> ijui 86 produisent pendant le sommeil.

ARTICLE VII

APPAREILS l^AVm'lliLE>.

On désigne sous ce nom des appareils composés de matières molles ou demi-liquides qui ont la propriété de se durcir aprw un lemps plus ou moins long, do manière â former un moule solide qui comprime le membre sur toute la surface, et maintient les fragments des os en rapport jusqu*à la complète jruèrist>n du malade.

Les appareilg immoriblex paraissent avoir été assez souvent appliqués par les chirurgiens anciens, et principalement los Arabes. Le plâtre, la chaux, Talbumine, la gomme, etc.. étaient conseillés pour maintenir en contact les diverses piètres qui lonstitnaient les appareils de fracture. Rhazès. Albucasis, nous ont donné des formules qui ne laissent aucun douic à cet ofïard. Hugues de Lucques, Théodoric, Lanfranc, Guy de Chauliac. inùtant la conduite de leurs devanciers, appliquaient également des appareils inamovibles. Nous n'insisterons pas sur ces faits,

la nature de ce livre ne nous permet pas d*entrer dans de longs détails historiques : rappelons seulement qu'Ambroise Paré préconisait un mélange composé de farine de froment, de plusieurs espèces de résine et de blanc d'œuf; que Moscati avait imaginé son étoupade constituée par des étoupes,et des compresses trempées dans du blanc d*œuf battu ; que Ledran ajoutait aux blancs d'œuf du vinaigre et une poudre, soit de bol d*Ârménie, soit d*amidon, soit de plâtre.

Les appareils inamovibles ont été con^eillés au commencement de ce siècle, depuis ils ont été modlHés et perfectionnés par MM. Seutin, Velpeau, Laugier, Malhijssen, Van de Loo, Richet, Merçhie, etc. ; nous étudierons les plus importants parmi le nombre très-considérable des appareils qui ont été imaginés.

§ 1. — Appareil de Larrey.

Il se compose d'un appareil de Scultet semblable à celui que nous avons décrit plus haut; il n'en diffère que par les attelles. Larrey les remplace par des fanons de paille, qu'il préfère aux attelles, à cause de leur flexibilité qui leur permet de mieux se prêter à la configuration du membre et d'exercer une compression uniforme ; ils préviendraient ainsi les excoriations de la peau et les eschares. Outre les coussins dont nous avons parlé, il emploie, pour les fractures de la jambe, une taïonm'ère semblable à celle que nous avons décrite dans l'appareil de Baudens. Pour les fractures du bras, il place la face postérieure du membre dans une gouttière de carton.

Le liquide agglutinatif consiste on un mélange d'eau-de-vie camphrée, d'extrait de Saturne et de blanc3 d'oeufs battus dans l'eau.

L'appareil inamovible au blanc d'œuf est appliqué de la même manière que celui de Scultet ou à dix-huit chefs ; toutes. les pièce? de linge qui constituent le bandage sont imprégnées de Kquide agglutinatif , les compresses placées au niveau de la fracture d'abord, puis les bandelettes séparées. Quand ces pièces du pansement sont mises en place, on pose la talonnière sous le tendon d'Achille, sa base correspondant au talon qui porte à peine ; deux coussins de balle d'avoine, dits de remplissage, sont apposés sur les parties latérales ; un aide arrange la tibiale, longue pièce de linge ayant la forme de l'appareil, dont les côtés sont accolés aux remplissages, tes fanons sont roulés dans le porte-attelle ; toute la portion qui est au-dessous du pied est repliée sous b faceinflMenre de cet organe, afin de le soutenir lorsque cela est

APPAREIL DE M. SEUTIIf. M5

nécessaire : on termine par l'application dos liens comme dans Tappareil à bandes séperÀes, enfin de Ja bande plantaire, lorsque la firecture siège à la jambe.

M. Larrey conseillait son appareil pour toute osp^^ce de fracture : les plaies, les contusions, n*étaient pas pour lui dosoontre-indicatioDs. lien ajournait cependant l'application lorsque l'irritation des muscles s*opposail à la réduction, ou lorsque In tuméfaction et rinflammation étaient Irop considérables. L'appareil devait rester appliciué pendant tout le U^mps jugé nécMsaire à la consolidation ; il ne le levait que lorsqu'il était mal mis, qu*il ne maintenait pas les fragments bien en rapport, on bien lorsqu'il se dévolop])ait des vers en trop grand nombre. Si le pus traversait le bandage, il était abstorgé, et quelques compresses étaient appliquées. Pour enlever Tapparoil, apr^s les avoir hamectées avec dn I eau tiède, il détachait les l>nndes une h une, s'il était possible; dans le cas contraire, il coupait couche par couche avec dos ciseaux, en ayant soin de nu }>as imprimer ao membre do fortes secousses.

I a. — Appareil de M. Scnila.

M. Sentin a modifié d'une manière très-heureuse l'appareil inamovible de Larrey. Son bandage se compose des mômes pièces d'appareil que celui des autres fractures; il n'en diffère que par les attelles, qui sont do carton, et par le liquide dont il convro les pièces de linge; son liquide est la colle d'amidon fraîchement préparée.

Dans les cas de fracture de la jambe, M. Scutin applique son appareil de la manière suivante : la réduction étant opérée , il place un premier plan de bandelettes de Scultet, met sur les côtés du tendon d'Achille, au-dessus du talon, un petit coussin allongé; ce premier bandage est enduit d'une couche d'amidon. Un second plan de bandelettes de Scultet est ensuite appliqué et enduit d'amidon comme le précédent. Deux longues plaques de carton épais et mouillé sont placées en arrière et do chaque côté de la jambe suivant toutu sa longueur ; elles sont taillées do façon que leur extrémité inférieure représente pour chacune une demisemelle, de telle sorte qu'étant recourbées au-dessous du i)ied, elles en tapissent toute la plante. Un troisième plan do bandelettes est ensuite appliqué par -dessus et largement enduit d'amidon.

Plus tard, M. Seutin a modifié son appareil. Ainsi il Ta simplifié : en effet, dans des cas exceptionnels il substitue à Tappa-

reil de ScuUet une bande roulée ; mais la modificalion la plus importante consiste dans des solutions de continuité qu*il fait à son moule, soit pour examiner les plaies qui peuvent accompagner les fractures, soit pour rendre l'appareil plus lâche, lorsque le gonflement lui fait craindre des accidents de compression, soit pour le serrer quand il est irop lâche. Ces dernières modifications constituent l'appareil dit amcwo-inamovible.

L*appareil amovo-inamovible de M. Seutin présente un premier avantage sur l'appareil de Larrey, de n'avoir pas besoin, pour être solide, que toutes les pièces qui le composent soient imbibées de liquide agglutinatif ; car après avoir placé les bandes ou les bandelettes autour du membre, il suffit de les recouvrir d'une couche d'amidon pour qu il possède, après la dessiccation, une dureté convenable : aussi les téguments sont-ils en contact avec la face non durcie des pièces de linge, inconvénient que l'on peut reprocher à l'appareil de Larrey.

M. Seutin applique son bandage pour toute espèce de fractures, même pour les fractures avec plaie : seulement il .laisse la plaie à découvert. Plusieurs moyens peuvent lui donner ce résultat : 4° Arrivé au niveau de la plaie, s'il se sert d'un bandage roulé, il élargit les tours de spire, de manière à laisser un vide au niveau de la solution de continuité ; s'il applique un appareil à bandes séparées, il replie les bandelettes en haut ou en bas, et les fixe avec un peu d'amidon. 2° Il couvre comme Larrey tout le membre avec son appareil, mais le foyer de la plaie est mis à découvert ; il fait avec des ciseaux une incision circulaire suffisamment grande ; le point où siège la plaie peut être facilement reconnu par la tache que le sang ou le pus imprime sur le linge. 3^ Enfin il taille sur une partie plus ou moins grande de l'appareil une languette égale en largeur à la plaie; cette languette est mobile à une de ses extrémités, et forme une espèce de soupape que l'on peut réappliquer quand il est nécessaire ; par ce moyen, la plaie peut être couverte et découverte à \'0ïonté. Si une attelle se trouvait sur le point que l'on veut mettre à découvert, elle serait également coupée.

L'appareil met de trente à quarante heures à sécher. M. Seutin en ajoute un provisoire, afin do prévenir sa déformation. Il emploie de préférence un ancien moule de fracture précédemment guérie.

Afin de prévenir les accidents de compression que le gonflement pourrait déterminer, M. Seutin coupe avec des ciseaux l'appareil dans toute sa longueur : s'il est serré convenablement, il fixe les deux parties au moyen d'une bande amidonnée ; s'il

APPAREILS DE M. BURGGRAEVE. 287

serre Irop lo membre, il laisse entre les deux parties de Tapparoil 00 iolenalle proporlionné au gonflement ; enfin lorsque le mémoire a diminué de volume, il enlève une bande plus ou moins large sur toute la longueur de rapparcil, et rapproche les deux côtés de mani&re à diminuer Tintervalle que la solution de continuité a laissé.

MM. King et Qiristophen ont proposé de rapprocher les valves de rappareîl amovo-inamovible avec des krandelottes de caoutchouc manies de boucles et que Ton serre au degré convenable.

De celte manière, disent-ils, Tappareil est converti on un moule assez élastique pour suivre les changements de volume du nienobre, et assez solide pour présenter encore une résistance suffisante.

Si l'ai^Mureil est pénible à supporter, et si sa douleur est causée par les plis des bandes ou la saillie des attelles, M. Seutin ramollit avec de Teau tiède le point qui presse sur la peau et fait disparaître les saillies.

Poor couper son appareil suivant sa longueur, ce que fait M. Seutin aussitôt qu*il est sec, il se sert de cisailles qu'il a fait fabriquer exclusivement pour cet objet. Les diverses pinces incisives de nos fabricants d'instruments remplissent parfoitement le même but.

11 est ainsi toujours facile do serrer ou de desserrer Tappareil ; car, en mouillant avpc un peu d*oau tiède la bande contentive, on peut la ramollir sans peine.

Lorsque les fractures sont obliques, et qu*il est besoin de faire leitension et ht contre-extension, il place sur les parties latérales de la jambe une longue bande de toile solide qu'il fixe au moyen d*nn bandage spiral amidonné. Nous avons déjà parlé de ces liens extensifs en décrivant Tapparoil de Raudens. Un poids attaché à Textrémilé des lacs en bas et en haut, à l'extrémité d'un drap fixé sur la branche des pubis et sur la lubérosité de l'ischion, sont lo3 puissances cxtensivos et contre-extensives.

t«. — AppereUs ooetet et M. ■■ratniefe.

Sous le nom A' appareils ouatés^ M. Dorggraeve décrit des ap« pareils inamovibles, de véritables moules formés d*ouate, de car** ton et de bandes roulées ; Tinterposition du coton entre le mem-» bre et les pièoes de pansement prévient toute possibilité de constriction ou d'étranglement, tout en assurant aux parties le d^ré de solidité et d'immobilité convenables. En effet, la ouate

APPAREILS OUATÉS DE M. UimiGIUi: VE. 289

permet d*exercer une compression ég:Hle, mais [uir son cliisiiciic

o//e rend celte compression permanente; elle mie lorsciuo lo

gonflement 8*eDipare de la partie contenue d<ins l'uppaml, et le

Sfiii lorsque la diminution de volume augmente Tespace qui existe

entre les tisBos et la coque inextensible : de sorte que, t\\iv\ i\m

soit le gonflement primitif ou ramaif^rissement , il ne se forme

jamais de vide qui oblige d*înciser la coque, soit pour élargir

r appareil, aoit pour le rétrécir.

La figura 499 représente un appareil ouaté de fracture de j aiDbe, avec la machine à extension appliquée. Cette Ti^Mire est une rédaction de la planclie IV du magnifique ouvrage de M . Burg- ^raeve.

« Lo mode d'application, dit M. 6ur';<;meve. est on re |>eut pi us simple. Ainsi, s*agit-ildps membres inférieurs, on entoure co dernier d*une couche de ouate, puis d^atlellcs de carlon ({uo l^onfixe préalablement par deux doloire-^ en spirale; do cette manière on n'a besoin d'autres aide.^ ((ue ceux chargés ûv main* ^•^nir le membre en position. On promle ensuite à Tapplication ^e la bande compressive, dont on égaiiso les doloires avec une mince coache de pète d'amidon.

> La onate doit être pure et finement cardée ; elle ne peut être gommée, parce que, danscetétat, elle est dépourvue d'élasticité. 1 Le carton ne doit pas être friable comme Test celui préparé au chlore, il fdQt qu'il soit tenace et se déchire facilement. Après ^'avoir fBQOnné en attelle, on le mouille, afm qu'il prenne exactement lafiMinedes parties. Un médecin militaire belge, M. D(^* change, a imaginé des attelles modeléos propres surtout aux hôpitaux et aux armées. Pour les rendre imperméables, il les endoit d*nne couche de couleur à l'huile. Comme ces attelles sont modelées sur le vivant, ellost s'adaptent aux membres de mêmes dimennoDS, il fout donc avoir dos attelles de différents numéros. Souvent, à la campagne, nous nous servons d'écorcos fraîches de peuplier on de saule: ces attelles ont l'avantage d'unir Téiasticilé à la solidité. La bande roulée doit être do forte toile, afin de pouvoir exercer une compression égale ; il n'est pasnéce«saire de l'encoller, la coque nodovantjamais être incisée. » On peut .avoir des coques toutes faites, de manière qu il n'y ait qu*à les mettre en place ou à les fermer au moyen do quelques liens ou d'une bande roulée. Ces coques conviennent surtout sur les champs de bataille (1^. »

(1) Burggraeve^ Appareils ounivs-, in-folio, lig, Bruxelles, 1858, p. 12.

Dans les fractures obliques, dans celles qui sont accompagnées d'un déplacement considérable, M. Burggraeve ajoute une machine destinée à produire Textension permanente. Dans les cas de ce genre, l'appareil ouaté s'applique comme dans les cas ordinaires, puis on place la machine avant que le bandage soit sec (fig. 4 99).

g li. — Appareil de M. Velpeaa ( appareil dextrlDé ).

M. Velpeau emploie, pour consolider son appareil, la solution de dextrine.

Les quantités de dextrine que M. Velpeau emploie pour confectionner ses appareils sont les suivantes : pour une fracture de cuisse, SOOgrammes ; pourune fracture de jambe, 300 grammes; pour une fracture de bras ou d'avant-bras, 200 grammes; pour envelopper une articulation, 7o à 100 grammes (4).

La solution de dextrine se prépare avec : dextrine, 4 00 parties; eau-de-vie camphrée, 60 parties; eau chaude, 50 parties. La dextrine est mise dans un vase; on ajoute peu à peu l 'eau-de-vie camphrée que Ton mêle intimement à la dextrine jusqu'à ce ^ ^. j'^que toute la poudre fasse, réunie à ce liquide, une masse assez / i^ ./Consistante, après quoi on verse le reste de Teau-de-vie, qui doit donner à cette pâte la consistance du miel ; puis on ajoute un peu d'eau chaude , dont on augmente petit à petit la quantité jusqu'à ce que le mélange ait l'aspect d'une bouillie un peu claire d'une belle couleur ambrée. On n'oubliera pas que la pâte doit toujours être agitée quand on ajoute de l'eau, afin que le mélange soit bien intime, et qu'il n'y ait pas de grumeaux qui nuisent à la solidité et à la régularité du bandage.

Une bande roulée est imbibée sur une de ses faces, celle qui doit être à l'extérieur du bandage, d'une couche mince de dextrine. Félix Darcet a imaginé pour cet objet un petit appareil analogue à «elui dont se servent les teinturiers pour plonger leurs étoffes dans le bain coloré ; mais il est abandonné. Le prociidé dont on fait habituellement usage est celui-ci : un aide piend le globe de la bande, le déroule d'une main, pendant que de l'autre il étale avec une petite éponge une couche mince de dextrine sur une des faces de la bande; le chirurgien roule la bande à mesure qu'elle est couverte de la substance agglutinative.

M. Velpeau recommande d'exprimer avec soîti l'excédant du mélange qui mouille inutilement la bande, afin que la dessiccation Boit aussi rapide que possible.

(1) Velpeau^ Leçom orales de clinique chirurgicale^ t. II, p. 470.

APPAREIL DEXTRINÈ. 291

On procède ensuite à Tapplication du bandage, qui se fait ictement de la même manière que le bandage s|)iral compressif. inmarquera que l'appareil devient Irès-dur par la dessiccation . lén. de prévenir rirritation des téguments, on recouvrira le ■bredans toute sa longueur d'une bande sèche destinée à em- 1er le contact de la bande dextrinée avec la peau. Quelquefois tA nécessaire d'appliquer des attelles sur le membre. Celles itM. Velpeau se sert sont de carton ; elles sont déchirées plutôt ^ooopées à leur extrénûté, et ramollies plutôt dans l'eau-der . camphrée que dans l'eau ; car on doit mettre l'appareil H les conditions les plus favorables pour la dessiccation ; et bporation de Teau se fait moins rapidement que celle do i-de-vic.

Udoxtrine se dissout beaucoup mieux dans l'eau- de-vie que \ l'eau ; cependant l'eau chaude serait suffisante pour obtenir ment un mélange convenable ; mais, je le répète, Teau-dc- Dphrée est préférable, carTévaporalionen est plus rapide. lire ou cinq heures suffisent pour la dessiccation do Tappamais, afin qu'il ne se déforme pas, on l'entoure d'attelles \ maintenues à l'aide d'un nombre suffisant de cordons. Le f est suspendu à l'aide de deux ou trois bandes. ni'il est nécessaire de faire l'extension, elle ne doit être I que pendant que l'appareil est mou ; dès qu'il est desséb devient impossible.

que la fracture est avec plaie, M. Velpeau laisse à nu les

D8 de continuité en écartant les tours de bande, jamais il

ope son appareil. Le gonflement, l'inflammation, ne sont

\ contre-indications ; la compression les fait disparaître. Si

Bnt il survenait des accidenls locaux graves, si la dimi-

jda membre rendait l'appareil trop lâche, on le lèverait en

BtaDt la bande, et on le réappliquerait s'il était nécessaire.

ûe cet appareil est très-dur, et qu'il pourrait couper les

jil8 la bande sèche doit toujours dépasser d'un centimètre

entimètre et demi la bande dextrinée.

' i s. — Appareil de M. Laurier ( papier et amidon } .

wmsiste en une série de bandelettes de papier taillées et dis- El comme les bandelettes de l'appareil de Scultet; elles '^^aent de la môme manière que ces dernières; elles sont aees d'une pâte d'amidon. Afin de donner à cet appareil une Ijnce suffisante, deux, trois et môme quatre couches de dettes sont superposées.

pas qu'il soit trop clair; car il imbiberait le papier, serait pas assez résistant et se déchirerait entre le chirurgien : par la même raison, l'appareil doit êi aussitôt qu'il est préparé. Pour prévenir le raccourc membre pendant que rapparcil est encore humide, .,^ danmer le malade à une immobilité «ibsolue, et exei

^ ll| sion sur le pied et la contre-extension sur le bassin

se sert quelquefois d'attelles provisoires.

§ 6. — Appareils de plACrc coulé.

L'appareil do plâtre coulé paraît avoir été ima

Arabes ; cette substance était employée seule ou mi

de la gomme et de la farine de riz, des blancs d'(

paraît, dit M. Malgaigno (1), qu'il était vulgaire d

;^ Egypte, lors de l'expédition française dans ce pays.

JN; jî." En 1819, Hubenlhal, inspecteur du service met

^ jl,.^' généralisa l'application do cette méthode : voici comi

F;i^' -'t son procédé d'application (2) : « Je fais d'abord, si

" '■* II". ccssairo, bien élentire le membre fracturé, soit par

r à extension, soit par les mains d'un aide, et je lâche

les extrémités des os déplacés dans leur situation m

,i. fait, je frotte le membre avec de Thuilo tiède, adi

.^4= l'adhérence des poils ; j'enduis ensuite la partie inf

membre d'une pâte faite avec parties égales de plâ

picr brouillard réduits en bouillie avec une quanl

Page 1