APPAREIL DE PLATRE COULÉ
de oarton coarbé en gouttière et je remplis do cette pâle et d^un seul coup tout l'espaco compris entre le membre et le carton. Avant que la pâte soit devenue solide, je rends ù l'aide d^an couteau ou d'une spatule le bord de culte moitié inférieure du moule tout à fait uni, et j'y fais plusieurs trous [)our ({uo la nxHtié supérieure s'y lie plus intimement Je fais celle-ci en versant la pâte sur la face sui)éricuro du membre, mais toujours après avoir graissé lo bord de la moiiié inférieure. Dans le cas où il a des plaies, je pratique au moule autant d'ouvertures qu il y a de plaies.. . Ces deux moitiés sont unies par des bandes. .. » Elles peuvent, on le conçoit, être facilement séparées en cas de besoin. M. Malgaigne fait remarquer que dans cette descri{)lion on ne dit pas comment on empêche la bouillie de couler par les deux extrémités de la gouttière de carton, et il propose d'entourer )e membre d'une serviette suffisamment fine au-dessus et audessous des points où l'on veut arrêter l'appareil.
Dieffenbach (1/ a proposé l'appareil suivant. Une botte de bois, ayant la forme d'un carré long un peu plus long que la jambe, d'une largeur telle que le membre ne touche nulle pari fur les parties latérales, est complètement ouvert»^ par en haut el offre à la paroi qui regarde la cuisse une échancrure arrondie propre à recevoir et soutenir la partie supérieure de la jambe. Lescûiq pafois de celte boite sont unies par des crocliets de fer, 6n sorte qu'on peut les-assembler et les disjoindre avec la même facilité. Enfin, la paroi inférieure est percée, vers les quatre angles, de trous par lesquels on fait passer des cordes do manière à pouvoir tenir le membre dans la suspension ; si l'appareil doit foster appliqué sur le lit, on relire les cordes et Ton ferme les troasavec des bouchons.
Le plÂtre est convenablement gâché ; la fracture est réduite, elle membre, frotté d'huile pour empêcher l'adhérence du plâtre, est maintenu de telle sorte, qu'il ne touche en aucun point les parois de la botte. On coule la pâle avec précaution, de façon que la botte soit exactement remplie jusqu'à peu près au niveau de la face antérieure de la jambe, car on laisse une certaine largear de cette face libre et à découvert; par ce moyen, sans nuire à la solidité de l'appareil > on a l'avantage d'avoir toujours sous les yeux le siège de la fracture, d'en suivre les progrès et d'y appliquer les médicaments que l'on peut juger nécessaires.
Quand la pâte. a acquis la consistance qu'elle doit avoir, on
(i) Gazette médicale, 1832, p. 525.
29/l APPAREILS DE FRACTCRES.
(léiiioiUe la Lotie et on la retire en détail. Lorsque la consolidalj» est juj^ée accomplie, on enlève Tappareil en détruisant avec 11 fîouge et le maillet toute la portion supérieure de Tenvelopp, afin que le malade puisse en retirer son membre.
Nous n'insisterons pas davantage sur ces appareils, a\»qM| on ne peut refuser des avantages incontestables, tels que cilé du prix, facilité d*application, solidité permanente, pi égale sur tous les points. Par contre, il offre des incohvénifli sérieux qui emi)êcl)eront d'en généraliser Tusage : tels aoit I)oi(ls de l'appareil, qui est un obstacle aux moindres moavenMil la chaleur dégagée par le plâtre qui se solidifie, et souvent intense pour causer une douleur vive; Toxpansion du plâtre, <] en se concrétant, comprime trop fortement le membre, néoi site quelquefois la destruction complète de Tappareil. Ai a-t-on conseillé d'entourer le membre de compresses pliéeii plusieurs doubles, afin d'éviter la sensation trop vive de cbak et la pression immédiate. Le séjour prolongé du membre ' ce moule terreux, en retenant le produit de la transpiralil attendrit la peau, et donne même lieu à des excoriations terminons en signalant la dessiccation trop rapide et Tim] do briser le moule sans le maillet, inconvénient sérieux, lorsque la fracture est compliquée de plaie, ou lorsqu elle i^ pas complètement consolidée.
§ 7.— Appareils de MM. Mattaljsften et ¥aii de Loo.
MM. Malhijssen et Van de Loo ont proposé d'étendre du pU sur des pièces de linge ou de laine, de le mouiller au for •' mesure qu'on h s met sur le membre; ils obtiennent ainà appareil inamovible qui s'applique à peu près comme les aal appareils de fracture, et qui a sur les appareils amidonné!' dextrinés l'avantage de sécher assez rapidement pour qu'il nei pas nécessaire d'appliquer un appareil supplémentaire destii prévenir le déplacement des fragments.
Celte méthode extrêmement ingénieuse n'a peut-être pan accueillie avec tout l'intérêt qu'elle mérite, aussi croyons-H devoir l'exposer avec quelques détails.
Nous décrirons particulièrement quatre espèces d'appard •1° Vappareil à bandes roulées^ 2" Vappareil à bandelettet tf^ rées, 3° Vappareil bivalve. 4" Vappareil amovo-inamoMt^