C. Spatule, — La spaluh (fig. 22) est une lame métallique
dont les deux extrémités sont légèrenr^ent relevées en sens contraire. L'une de ses extrémités est élargie, et présente sur le côté convexe une face plane qui sert à étaler certains topiques ; Tauire face, concave, ott're au milieu une arête, de chaque côté de laquelle sont deux faces planes : les deux bords, légèrement traochants, servent à enlever le pus ou les lopiques desséchés autour des plaies; la pointe est un peu mousse. L'autre extrémité est' plus étroite, plus épaisse, présente des dentelures sur la conca^
SO!IDE CAirCELÊe. 7
rite, et sert comme levier, à foolever des parliez Ojiseii«es enfon-
cée<, etc.
M. Cbarrière a fabriqué des spalttle< toul .1 fait pl,ito« et arrondies à leor extrémité sopérieQre fî? 3). L'extrémité qui tiert de levier daDS rinstmment que nou< \ étions de dtvrire, n est plut indispensable an chirurgien, puisqu'^ ihaouno des brandies démontées de la pince à {ansemenl peut .<ervirde le\ior. (!elte spatule, nnontée sur un manche de bistouri, sert d'alMisselangue.
D. Siylet. — Le êtiflet est une petite ti^rc de métal, longue de 1 3 à 4 8 centimètres, arn>ndie. assez flexible |tour prendre facilement la fonne des trajets que 1 on veut expWer ; le stylet d'argent, plus flexible que le stytet d acier, est préférable. 11 est terminé à l'une de ses extrémités par une petite tète arrondie : c'est le êlylet boutonné (flg. 4). L'autre extrémité présente, ou bien un large chas, dans lequel on peut introduire une meohe do linge que Ton VMt porter à travers les plaies, dans le séton par exemple : c'est lé stylft aiguillé (fig. 4); ou bien sur la moitié do la kwgoeur on tnmve une rainure, avec ou sans cul-de-sac, dans laquelle on peot glitter un bistouri : c'est le nbjlet cannelé (fig. .*>\ \q stylet à panaris .
Il arrive quelquefois que le stylet n*e8t pas assez long ; on peut alors le remplacer par un instrument composé de deux parties qui se visaeot bout à bout ; sa longueur est alors do 30 centimèlret environ : c*est la sonde de poitrine. Ce n'est qu'un stylet beaucoup plus long que les stylets ordinaires.
E. Porte-mèche. — Le porte-mèche (fig. 6) est une tige de même grosseur que le stylet. Elle ofl're à l'une de ses extrémités une bifurcation sur laquelle on place la partie moyenne de h mèche , dont on rabat les deux extrémité de chaque côté ; à Tautre extrémité existe une petite plaque arrondie dont Taxe est perpendiculaire à la tige.
F. Pinces à disséquer, rasoir. — Je crois inutile de décrire les rasoirs et les pinces à disséquer ou pinces à ressort. Ces deux espèces d'instruments sont d'un fréquent usage dans les pansements. Les pinces à disséquer (fig. 7) servent à saisir les objets très-petits ou trop délicats pour qu'on puisse employer les pinces à pansement. L'usage du rasoir (fig. 4 4) est d'enlever les poils aux environs des plaies et sur tous les points où l'on veut pratiquer une opération. Cet instrument sert quelquefois à faire des scariBcalîons (voy. Ventouses scarifiées).
G. Sonde cannelée. — La sonde cannelée (fig. M] est une tige métallique, longue de 45 à 4 8 centimètres, ayant l'une de ses
8 DES INSTRUMENTS
extrémités terminée en une plaque assez large, fendue sur sa longueur ; la tige est arrondie d'un côté; de l'autre elife présente une rainure comme le stylet cannelé, terminée ou non en cul-desac. La sonde cannelée sert d'instrument explorateur, mais plus souvent de conducteur au bistouri et aux ciseaux.
H. Porte^pierre. — Le fîorf6-pjV?Tfl(fig. 4 %) est un instrument destiné à faciliter Tapplication de l'azotate d'argent et à le préserver de l'humidité; il se compoèe : 4° d'un petit porle-crayon d'argent ou mieux de platine, fixé sur un manche ordinairement d'ébène, garni d'un pas de vis ; 2° d'un étui se vissant sur le manche, et dans lequel entre le porte-crayon avec son nitrate. Dans répaisseur du manche se trouve un autre petit étui également à vis et pouvant contenir un crayon de rechange.
M. Charrièi^ea dispoii l'extrémité de Tétui du porte-pierre de manière à lui permettre de se visser sur l'extrémité de la pince à verrou : on obtient aîn^ wie longueur suffisante pour cautériser dans les cavités les plus profondes, sans avoir un instrument trop long pour prendre place dans une trousse (fig. 4 3 et 24 ).
Nous décrirons les lancettes avec la saignée et la %)accinat\Qn; les sondes avec le calhétérisme, les bistouris avec les ineisions.
Les divers instruments dont nous venons de parler, sont ordinairement d'acier ou de fer. Cependant, pour les stylets, l<^s porte-mèches, les sondes cannelées, on emploie aussi l'argent et le {^tine. Dernièrement MM. Robert et CoiliDS de Paris, et M. Leiser de Vienne (Autriche), ont eu simultanément l'idée de fabriquer des instruments avec le bronze d'aluminium. D'après M. Morel-Lavallée {Société de chirurgie, 22 juillet 4 863). cet alliage remplacerait parfaitement l'argent, et même le fer, dans la construction d'un certain nombre d^instruments : les sty* lets, les sondes cannelées, les sondes de Belloc, les sondes uréthales, etc.
Les tubes fabriqués avec le bronze d'aluminium seraient préférables aux tubes d'argent pour faire des injections sulfureuses. Ils pourraient même servir pour les injections iodées, d'après M. Giraldès. Le perchlorure de fer ne peut être mis en contact avec l'alliage d'aluminium, la solution normale de perchlorure altérant le métal très-rapidement. Le bronze d'aluminium pei'* encore se substituer à l'acier ou au fer dans la fabrication des pinces à disséquer et des pinces à pansement. Enfin, MM. Robefl et Collins ont fait des bistouris avec l'alliage d'aluminium, la lam^ seule est d'acier.
CIIARPIF. <)
CIIAIMTKK III.
f»i> I IMl S.
Les linges 4|ui servent aux {>at:S(Mnoni> (iiÙM-nt ôtio de t(>i!i' de chanvre oti de lin, el mt^mo <lr mti.n. «Inm-usés et l»Kinrs«Io lessive: nous fNirlcrons plus tard do «inrliims .nitrcs siibst.inreH. brutes ou ti£sé<'8, utilisées {X)ur lis piinscint nts.
Les Imjros S'»nt employés àTélal i\v i harpie, di; roinpressrs. de bandes et de larges pièces. tolles|cpie alc/rs, draps f.iiiniis. bandages (le corps, mouchoirs, clc; ces dernier? seront dé rjis avec les bandages pleins.
I I. — Charirle.
La charpie est une substance sponciouno et ponph», prépar<V(. avec le linflte <!emi-usé, tantôtàTétat de lilameniR : ces! la chnr. pie bmte: d'antres fois, k Tétai de duvet pnlvéndeni : cVsl la charjth rûpre,
4" Charpie hrnlr. — La charpio brute est formée (h» (ilanionis retirés du linge qu'on a effilé. Lorsqu'elle est belle (»t fralcho, elle est souple, douce à toucher, élastirpie : chiKjue brin présente des ondulations très-variable-;, dues à la pression que les fds de la toile exercent les uns sur les atitros dans le tis«u: elle e>t hmss'''e dans tous les sens d'un duvet cotonneux. La bonnn charpie est exemple de nœuds, lon^Mie de r, à 10 centimètres; trop courte, elle devient durr^ au loucher, noueuse. l'Ile doit encore être récente; caren vi<Mllissant. elle s'alTaisso e» devient plus compacte, jaunit, prend une mauvaise odeur.
Les propriétés de la charpie sont d'exciter lécrôrement les plaies sans les irriter, de les échauffer, de les maintenir à une température constante, de les garantir du contact des agents extérieurs. Une autre propriété de la charpie est d'absorber les liquides. ]>ar conséquent le pus sécrété à la surface des plaies. D'après les expériences deGerdy, la charpie absorberait facilement l'eau et le vin, et difficilement l'huile; la charpio préparée avec lelingo neuf aurait une propriété absorbante pins considérable que celle ])réparéo avec le vieux linge.
L'absorption du pus par la charpie est difficile, cette substance ne s'imbibe que de la partie la plus liquide; on voit en efl'et les plumasseaux rester fccs à l'extérieur, quoique la face op[>o.eé<» soit en contact avec une plaie inondée de pus.
La charpie peut 6tre employée sèctie ou enduite de cérat ou de substances médicanienleuses grasses : alors elle ne s'attache ptas aux plaies, elle no les excite pas par elle-même, elle absorbe très-difficilement les fluides.
Percy a employé la charpie imprégnée de gaz ou de vapeurs, et paraît en avoir relire quelque avantage.
Ln charpie sert comme remplissage, soit pour combler les vides, soit comme moyen compressif; dans ces deux circonstances on peut employer une charpie plus grossière. On conçoil que, dans ces derniers cas, les succédanés de la charpie peuvent souvent lui être substitués sans inconvénient.
Pour préparer la charpie, on prend du linge demi-usé, Wanc de lessive, autant que po-'sible non blanchi à Teau de Javelle ou à la chaux ; on le déchire par petits morceaux de quatre à cinq travers do doigt, puis on les effile brin à brin. Lorsque le linge est trop usé, et qu'au lieu d'un seul brin on en prend deux, ceux-ci se cassent et forment à la partie inférieure du linge des nœuds qui rendent la charpie peu homogène : cette dernière est mauvaise et doit être rejetée lorsque ces nœuds sont en quantité notable.
2° Charpie râpée. — La charpie râpée est beaucoup plus fine que la brute ; elle adhère plus fortement aux plaies, les irrite davantage. La charpie brute doit toujours^lui être préférée, à moins qu'on ne veuille exciter la surface d'une plaie dont la vilalilé est très-faible.
La charpie râpée se prépare en grattant avec un couteau on linge convenablement tendu.
La charpie doit être conservée dans un endroit sec, parfaitement aéré ; elle ne doit pas être entassée. Il faut surtout se garder de la déposer dans des lieux ou près des lieux d'où émaneraient des miasmes putrides, ^qui seraient absorbés par la charpie, et lui feraient contracter des qualités nuisibles.
L'usage des linges de coton a rendu les linges de toile beaucoup plus rares, déplus la charpie exige beaucoup de temps pour être fabriquée ; aussi est-elle d'un prix assez élevé. On a donc dft cherchera la remplacer par d'autres substances qui sont désignées sous le nom de succédanés de la charpie. Tels sont :
A. Tissu- charpie. — Les chirurgiens du nord de l'Europe se servent d'un tissu particulier, tissu-charpie , inventé par \Qf Anglais : une de ses faces est gommée, sur l'autre le tissu est ^ nu et filamenteux ; quelquefois les deux faces sont villeuses. C^ tissu est disposé en longues pièces roulées qu'on taille selon î* besoin. Il absorbe le pus encore plus difficilement que la charpie
B. Colon, — Comme le coton est à très-bas prix, et qu'il e^
CRARPIE. 11
(nés-répandu, on s*est demandé s'il ne pou\'»it pus remplacer la charpie, et plusieurs fois les praticiens ont fait des tentatives poor le faire entrer complètement «lunst la pratique usuelle.
Depuis longtemps le docteur Anderson Ta employé à I liôpitaf de Glascow pour le pansement des brôlurcs un iieu étendues ; Larrey Ta également employé dans quelques autres pansements \ mais personne plus que M. Mayor n'a insisté sur les avanta<:cs que cette matière a sur la charpie. Je no nrarréterai ps à n'produire les arguments de Mayor ( I en faveur du coton, ni ce<i\ deGerdy(3). tendants à démontrer que M. Mayor en a souvent exagéré les avantages ; je dirai seulement que fré(|uemment le coton peut remplacer la charpie, surtout commo moyen de remplissage; qu'il peut être employé avec avantage dans le pansement dos ulcères atoniqucs, comme Roux Ta fait avec succès à Thôpital de la Charité ; que dans les brûlures superficielles et étendues, il doit être préféré à la charpie: mais que dans les plaies, il ne doit être employé qu'avec beaucoup de circonspection, car il les irrite, y détermine assez souvent de la chaleur, des picotements parfois intolérables; quelquefois même ces douleurs ^ont assez fortes poor que le malade demande avec instance le changement du mode de pansement. Gerdy (3) rap|)or(e un cas dans lequel une fômme amputée de la cuisse dans l'articulation coxo-fémorale est morte cinquante heures après un pimsement avec le coton, leipiel avait déterminé une douleur des plus intenses. Quoi qu'il en soit, ib coton peut étro utile dans certaines circonstances, mais il est loin de pouvoir remplacer la charpie dans tous les cas.
C. Filasse. — La filasse, brute ou blanchie au chlore, a été employée encore au lieu de charpie, mais elle a été bientôt abandonnée ; elle ne saurait être uCiliséo tout au plus ({ue comme remplissage.
D. Typha. — Le t y plia a été conseillé dans le pansement des brûlures, mais il est d'un emploi difficile, à cause de la l^èrelé des aigrettes ; il se colle sur la plaie, el il est souvent trèsdifficilo de l'enlever.
On emploie la charpie sous les formes les plus variées. Ce sont:
A. Plumasseaux, — On donne ce nom à des gftleaux de charpie de configuration et de grandeur en rapport avec la forme
(1) hnnflagpft et appareils à pnmemeniHy 2* (''dit., 1838. 2 vol. in-S pI atlas in-4 de 16 planches, p. 71.
(2) Traiié des haridnffes, 2'' ('-(lit., t. H, p. 48. f3> MyV/., p. 21.
et retendue de la plaie, formés par d66 brins parallèles et disposés longitudinalôment. Ils doivent toujours dépasser la plaie sur toute sa circonférence.
' Pour faire un plumasseau, on prend de la charpie brute de la main droite» et avec le pouce et Tindicateur de la main gauche on saisiltfb les brins qui dépassent, et ainsi de suite jusqu'à co que Ton ait fait un plumasseau d'une grandeur et d'une épaisseur convenables; la partie moyenne doit être plus épaisse que les bords. On obtient ainsi une masse molle, souple, aérée, pouvant facilement absorber les liquides. Les fils qui dépassent chaque bord des plumasseaux doivent être ébarbés avec des ciseaux, ou mieux repliés sur la face du plumasseau. qui ne doit pas être en contact avec la plaie. Il faut encore faire attention à ce qu'il n'y ait pas de nœuds, surtout sur les bords et sur la face interne.
Le plumasseau peut être appliqué à nu sur une plaie: dans ce cas, il absorbe assez bien le pus sécrété; ou bien enduit do cérat ou d'autres substances médicamenteuses, alors il n'absorbe presque pas.
Le gâteau de charpie n'est autre chose qu'un grand plumasseau. Comme il est beaucoup trop grand pour être tenu dans la main, on le prépare de la manière suivante :
On prend de la main droite une poignée de charpie brute, on approche la charpie d'une table ou d'une planchette à pansement, et avec la face palmaire des doigts de la main gauche on arrête les brins qui dépassent la poignée de charpie ; on retire la main droite et on laisse sur la*planchette des brins de charpie dont l'accumulation successive constitue le gâteau.
B. Boulettes, rouleaux. — Pour faire des bouletles ou des rouleaux de charpie, on roule dans la paume de la main de 1^ charpie, de manière à en faire une masse allongée dans le rouleau, arrondie dans la boulette. Si l'on veut absorber les liquides sécrétés, ils doivent être très-peu serrés ; si, au contraire, on veut établir un certain degré de compression, il faut les serrer davantage. On les emploie encore pour écarter les bords des solutions de continuité ; ils servent aussi de conducteurs aus substances médicamenteuses.
C. Bourdonnels. — Les bourdonnets ne sont autre chose que des bouletteffou des rouleaux plus serrés, que l'on introduit dans les plaies dont on veut empêcher la réunion, ou bien dans quelques cavités naturelles. On les introduit à l'aide d'un porte-mèche ou d'une pince à anneaux, après les avoir enduits d'un corps gras. Lorsqu'ils doivent pénétrer profondément, on attache à leur partie moyenne un ou plusieurs filg, afip de pouvoir le^ retirer facilç-
CHABPIE. 13
mest. Ge fil doit être souvent fixé au dehors, afin que le bonrdonnet oe disparaisse pas.
Leboardonnet est peu employé dans le pansement des pkiios, parce qu'il s'oppose à Fécoulement da pus.
H est plus souvent mis en usage dans les cas d héfflorrhagie : ii prend alors le nom de tampon,
D. Tente, — La tente n'est qu'un bourdonnet arrondi, et dont le fil est attaché à l'extrémité: elle est peu employée maintenant.
E. Mèche, — La mèche est un amas de longs fils parallèles que l'on introduit entre les lèvres des solutions de continuité pour en empêcher la réunion, ou pour faciliter la marche de la cicairisation des parties profondes vers les parties superficielle?. Les longs brins de charpie qui composent la mèche sont arrêtés à leur partie moyenne par un fil circulaire.
Pour introduire une mèche dans un trajet fistuleux, placez-lâ snr le porte-mèche de manière que le fil circulaire soit compris entre les branches de la fourche de l'instrument; faites attention, en l'appliquant sur la fourche, à ce que les deux bouts de celle-ci ne traversent pas la mèche. Ramenez les deux extrémités de la D«che contre la lige de l'instrument, tenez-les parfaitement tendues à Taide du doigt indicateur et du doigt médius de la main droite, le bouton du porte- mèche étant placé sur la face palmaire do la seconde phalange du pouce. Plongez son extrémité dans "npot rempli d'un corps gras, étendez le topique sur les deux ta de la mèche à l'aide du doigt indicateur de la main gaucho : présentez-la alors à l'orifice du trajet fistuleux et introduisez-la doucement en suivant la direction du trajet.
Dans les plaies qui résultent de l'opération de la fistule à l'anus. 1« doigt indicateur de la main gauche est préalablement introduit flans lanus et sert d'abord de conducteur ; de plus, il fait connaître 1 étendue de la plaie et indique jusqu'à quelle hauteur on doit fiiiœ pénétrer lai mèche; enfin il garantit les surfaces saignantes de tout frottement. Lorsque la mèche est sufiisaniment enfoncée, f'D retire le doigt, on place la mèche dans toute la longueur de ''^ plaie, et l'on retire doucement l'instrument on appuyant sur la "^èchedans le sens de la solution de continuité.
F. Pelote. — La |telote est un amas de charpie que l'on amoncelle dans un linge, dont on noue les bords de manière à en former une espèce de sac. La pelote se prépare quelquefois à l'avance ; niais souvent aussi on place préalablement le linge, on introduit 1j charpie brin à brin, et lorsqu'il y en a une quantité suffisante, on noue les bords du linge comme il a été dit plus haut.
Quand pn veut retirer la pelote, on procède d'une manière
lA DES LINGES.
inverse, c'est-à-dire on relire brin à brin loute la cbarpie, pui on enlève le linge. Par ce moyen, on peut facilement exercer I compression dans une cavité à orifice étroit, et retirer la pelot sans faire souffrir le malade, et sans causer des ébranlements qo pourraient rappeler une bémorrhagie.
On se sert encore de pelote pour exercer la compression sur 1 trajet des vaisseaux, quand on n'a pas à sa disposition de meil leurs moyens.
g a. — Plècf g de linsf .
Les linges de toile sont préférables aux autres ; ils doivent éln ass'^z fins et demi-usés. Si la toile était trop grosse ou trop neuve, elle serait dure, s'appliquerait mal sur les parties que Ton veul recouvrir, et irriterait les plaies. Les linges blancs de lessive soni les meilleurs ; nettoyés par Faction des sels que Ion a employés pour les laver, ils absorbent plus facilement. Les linges de colon peuvent être également mis en usage, surtout quand ils doivent servir d'enveloppes aux pièces de pansement, de bandes ou de remplissage, et généralement quand ils ne sont pas appliqués immédiatement sur des plaies.
Les linges qu'on emploie dans les pansements sont des empresses, des linges pleins, et fenêtres, des bandelettes découpées, effilées et à séton,
1* Compresses,
Les compresses sont des pièces de linge destinées à recouvrit les plaies, et surtout à maintenir les premières pièces d'appareil, les plumasseaux, par exemple : dans ce cas elles doivent être mises en place sans être traînées, sous peine de voir tout l'appareil dérangé. On les applique encore à nu pour empêcher le frottement entre deux surfaces dont on craint l'excoriation.
Elles sont de plusieurs aspects. Les unes sont constituées pai une simple pièce de linge ; dans les autres la pièce de linge subit des modifications en rapport avec l'usage auquel elle est destinée.
1° Compresses proprement dites. — Elles doivent être unies, sans plis et sans ourlets ; elles peuvent être simples ou pliées en plusieurs doublas : en général, les compresses sont repliées On leur donne diverses formes ; elles sont longues, carrées oi triangulaires. Lorsque la longueur de la compresse pliéeest tro« ou quatre fois plus grande que la largeur, c'est une compress longuette.
Les compresses sont employées sèches ou mouillées. L'appli