COMPRESSES
cation des compresses sèches ne présente aucune indication spéciale; ngus n'avons qu'une seule recommandation à faire dans l'application des compresses mouillées, c'est de les serrer légèrement entre les mains pour empêcher le liquide de mouiller les autres pièces de pansement, le lit ou les vêtements du malade.
2" Compresses graduées. — On donne le nom de compresse graduée à une compresse repliée plusieurs fois sur elle-même, de manière à faire une pyramide tronquée.
Pour faire une compresse graduée, on prend une compresse longuette assez fine ; on fait un premier pli, qui doit être la base (le la pyramide, puis un second plus petit, puis un troisième plus petit encore, jusqu'à ce que la largeur do la compresse soit épuisée. Le dernier pli est le plus étroit, et forme le sommet de •a pyramide ; la base doit avoir une largeur en rapport avec ï'osage qu'on veut faire de la compresse : il en est de même dé 'a hanteur. Pour maintenir en place les plis qui constituent cette pyramide, il faut la mouiller immédiatement, ou, ce qui est mieux, passer un fil d'espace en espace de la base au sommet sur toute la longueur de la compresse.
On peut faire encore une compresse graduée en superposant ^e petites compresses étroites. Il est bien entendu que celles-ci •loivent être d'autant plus étroites que l'on approche davantage (la sommet et qu'elles doivent toujours être maintenues par un fil.
On emploie les compresses graduées pour rapprocher les bords des solutions de continuité, comprimer les vaisseaux sur leur ^et, refouler les chairs dans l'espace interosseux lorsque l'avant- "fas est fracturé, chasser le pus des clapiers, etc.
3" Compresses fendues, — Les compresses fendues sont :
0. La croix de MaUCy compresse carrée simple, divisée à ses qoatre angles de manière à laisser ai| centre un espace entier de 2 ou 3 centimètres. Elle sert pour faire des pansements s\ir des parties saillantes, au sommet desquelles ^^ applique le centre de la compresse ^^ — ^
^ La demi-croix de Malte est celle ®^nt on n'a fendu que deux anglos du
^mc6lé[f\g.2i). Fig. 23. Fig. 24.
c. La compresse fendue proprement dite est une compressa guette divisée parallèlement à ses bords jusqu'au tiers ou la Nlié de sa longueur. Elle peut être fendue à deux ou trois chefs ; elle sert pour relever les chairs dans les amputations, pour forcer les bandages invaginés (voy. Bandages). Si la compresse est trés^gae, très-étroite, fendue à ses deux extrémités de manière
i\ ne laisser au milieu que quelques centiniôt res sans être coupés, on lui a donné le nom de fronde. Cette compresse est souvent percée d'un trou à son milieu.
La figure 25 représente une comprasse fendue à deux chefs, et la fi^re 26 u no -compresse fendue à trois chefs.
Fi{?. 25. Vi^. 26.
i° Compresse fenétrée. — La compresse fenôtrée est celle qui se trouve percée d'une grande quantité de petits irous faits, soit à Temporte-pièce, soit avec des ciseaux, soit en tirant dans les deux sens de la compresse un certain nombre de fils parallèles. On a réservé à cette espèce de compresse le nom de linge troué^ et l'on donne plutôt le nom de compresse fen(^lrée à une compresse percée d'un trou ou de plusieurs trous, dont la forme et la grandeur sont en rapport avec la plaie dont on veut garantir les bords.
On les emploie plus souvent enduites de ccrat, ou d'une autre pommade ou onguent.
5" BamUleile découpée. — On emploie encore dans les pansements des bandelettes de linge étroites, dont on a coupé les bords ]>ar de petites incisions perpendiculaires où obliques à la longueur (le la bandelette. C'est ce que l'on appelle bandclelte découpée (fig. 27). Elle doitôtre employée enduite de cérat, et placée à plat circulairement autour de la plaie, le bord dentelé en dehors et le bord entier en dedans ; celui-ci doit dépasser les bords de la plaie de quelques millimètres.
l%^ 27. Fijr. 28
Elle sert à empêcher les brins de charpie de s'accoler au? bords de la plaie, par conséquent à prévenir les déchirures qu pourraient s'opérer en enlevant le pansement. Cette bandelellc est peu employée.
6" Bandelcile à séton. — Si de chaque côté d'une longue bandelette étroite on enlève des fils parallèles à la longueur, on aufï la bandelette effilée ou mèche à séton (fig. 28). Celle-ci, dont H deux bords pont comme frangés, est introduite, enduite do cérat
KANDES. 17
dans un trajoi fistulcuXf alin d*eni|MVliC!* raccolcinnil «le* parois du trajet.
2" Handr^.
Les bandes sont des pièrost (\ft lingo étroites et dont hi longueur surpasse beaucoup la largeur.
Chaque bande a deux exlréniitési (|iio Ton nomme chffit. La partie inlermédiaireesl ap|)el»''e ji'.vin. I is landos d<»i\ent ôtre «le toile rendue souple par l'usage; les luindis d(» Wuuv niMif, (n»p dures, trop polissantes, difficiles à ;ip[>!i<|n(T, m* p{M»>ent fonncr un bandage d'une solidité convcnaMt». Illlrs doivent cire dépourvues d'ourlets, qui nuisent à l'application du handa;:o, eC'qui surtout Idessent les tissus snus-jarcnis. Les b;in«l»'S doivent iMre coupées en droit fd et surfilées autant que |)Ossibl»î. Lors4]u*oii pcul ajouter une bande à une autre, il f.iui que la coutun^ soît faite de telle manière qu'il n'exish» pas d'ourlets.
Une bande ne doit p;is «Hre trop lon«:ue, car son application serait trop fatigante pour le nudade. Une bande trop larf^e s'applique mal. surtout quand les organes n'ont pas partout le mî^me volume.
La larjreurque Ton doit donner aux h;indcs varie avec rueu<:e que Ton veut en fiùre : ainsi, larges d'un travers de doigt |H)ur les lèvres, les doigts, on peut leur en donner quatre quand on les applique sur le tronc ; mais la largeur « rdinuiro dcd bandes est de 4 à 0 centimètres. Leur longueur est aussi très-variable. On ne doit jamais employer de bandes plus longues que 1 5 mètres: encore celles-ci ne doivent être que rarement en usage.
Si les bandes n'étaient pas préalablement roulées, il serait impossible do les appliquer. Les ])andes roulées sont dites à un ou à deux globes. Dans le premier cas, un des chefs se trouve libre: l'autre est au centre du rouleau, appelé (jlobc • fig. 29). Dans le second cas, les deux chefs sont auVentre des deux rouleaux réunis par le plein de la bande (fig. 30..
rr^
Fif?. 29. ri^'. 'M).
Pour rouler une bande, le chirurgien replie plusieurs fois sur Im-inê«e un des chefs de la bande, de manière à en faire \m petit cylindre. Il saisit entre le pouce et l'index de la main droite l axe du cyUndre; le plein de la bande est appuyé sur le bord radial
du doigt indicâleiir de la main gauche, et y est maintenu fixé par le pouce du même côté ; l'annulaire et le petit doigt de la môme main maintiennent la bande solidement dans la paume de la main gauche. Alors les deux doigts de la main droite font rouler la bande sur son axe de droite à gauche, de telle sorte que le plein de la bande s'enroule successivement sur le pivot initial, et Ton continue jusqu'à ce que la bande soit épuisée (fig. 31). Si Ton veut
Fig. 31.
rouler la bande à deux globes, on agit de la même manière, les deux chefs de la bande servant de pivot initial, et l'on termine le premier globe quand on lui a donné une longueur suffisante. En général, il y a toujours dans ces dernières bandes un globe plus petit que l'autre.
Ainsi roulées, les bandes sont appliquées sèches ou mouillées, soit avec de Teau, soit avec des substances médicamenteuses résolutives, narcotiques, etc. Les bandes mouillées s'appliquent mieux que les bandes sèches ; elles ont la propriété de se resserrer après leur applicalion, mais elles ont l'inconvénient de ^effiler davantage. ^
On recouvre souvent les bandes d'une substance, dextrinèî'