‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 62 sur 152 · APPAREIL BIVALVE · texte numérisé non relu

APPAREIL BIVALVE

» De cette manière, il y a toujours une bandelctlc non plâtrée eotre deux bandelettes plâtrées, et vice versa, »

3® Appareil bivalve.

MM. Mathijssen et Van de Loo construisent ce bandago de deux façons différentes :

« 4® On coupe six bandelettes plâtrées, d'une largeur de 6 à 7 centimètres, et suflfisamment longues pour qu'elles puissent ITétendre depuis la partie supérieure de l'appareil que Ton S3 ■ropose d'appliquer, jusqu'à trois travers de doigt au-dessous k la plante des pieds, en supposant toujours que l'on opère sur p membre inférieur.

* ■ Puis on arrange à bandelettes séparées, sur un coussin ro- ■•Tètu d'une alèze, vingt-cinq à trente bandelettes plâtrées aussi |le la largeur de 6 à 7 centimètres, dont les plus longues

S vent être de 26, et les plus courtes de 16 centinnètres enon, pour une jambe d'homme. Sur ces bandelettes plâtrées, CD met des bandelettes ordinaires [non plâtrées) ; ensuite on place la jambe fracturée sur l'appareil, on applique les bandelettes ordinaires ; puis on prend une des six bandelettes longues dont il a été parlé d'abord, on la mouille bien, et on l'appliquo sur le côté externe du membre, depuis la partie supérieure de l'appareil jusqu'au-dessous de la plante du pied ; on en place une de la même manière du côté interne, en laissant entre ■celle-ci et la précédente un intervalle d'un ou deux travers de doigt ; ceci fait, on mouille et Ton applique les 25 à 30 bandelettes plâtrées qui sont rangées sur l'alèzo ; on finit le baniago en mouillant et en appliquant successivement les quatre der- 'Bières bandelettes longues au plâtre, savoir : deux du côté externe, et deux du côté interne, ayant soin de couvrir les deux premières. >

11 est entendu que dans le cas où les bandelettes plâtrées qui .composent l'appareil de Scultet présenteraient plus de longueur qu'il n'en faut pour s'appliquer sur la marge des valves, on devrait les couper à mesure de leur application, afin qu'elle no pussent empiéter sur l'espace resté libre entre les deux moit es du bandage.

« Pour rendre cet appareil inamovible, on comble Tespace resté libre entre les deux valves avec un peu de ouate, et Ton applique trois ou quatre bandelettes plâtrées en travers, ou bien une ou deux bandes de largeur convenable suivant la longueur

2d8 APPARULS DE FRACTURES.

de cet intervalle, en le masqaant complètement. Pour rétablie" )'arr.osibililé du t^nd-igc. il sofot d enlever ces bandelettes.

» Si l'app-^reil d^ it er.\e:opper tout le membre inférieur, iZ^ faut de plus une vingt^ino de bandelettes, dont les plus longLc^ auront 42, et les plus courtes 26 centimètres, ainsi que six ban — delettes longues, sétendanl depuis le genou jusqu'à la parties! supérieure de Tappareil. n

2^ Un autre bandage bicalre est préparé à l'aide du plaire. Void en quoi il consiste :

« On dispose deux couches de bandelettes de Scultet non plâtrées et superposées. On place sur celle-ci an morceau de vieille couverture de laine ou de flanelle, coupé suivant la longueur de la jambe, de manière à embrasser la moitié ou les deux tiers postérieurs de la cirronférence du membre. Cette pièce a été préalablement imprégnée de plâtre sur ses deux faces, et sur celle qui doit être en rapport avec la jambe on a disposé une couche de ouate fine. L'appareil étant ainsi préparé, on y dépose le membre après avoir mouillé convenablement les pièces plâtrées, et l'on applique le tout au moyen de la rangée superficielle de bandelettes séparées.

» Ce premier bandage complété, on applique sur la partie antérieure de la jambe une nouvelle couche de ouate, ou une corn* presse sans pliures, et par dessus une autre pièce de couverture ou de flanelle, également imprégnée de plâtre sur ses deux faces et convenablement mouillée, qui virnt recouvrir la partie antérieure de la jambe, el empiète de deux travers de doigt de chaque côté sur la coque postérieure. Le tout est ensuite assujetti au moyen delà rangée de bandelettes qui est restée sans emploi.

» Veut-on maintenant inspecter la partie antérieure de la Jambe, on n'a qu*à détacher les bandelettes, et Ton peut enlever la pièce de laine plâtrée qui protège cette région pour la réappliquer ensuite, quand on a inspecté le membre et pratiqué les pansements réclamés par Tétat des parties. »

4® Appareil amovo-inamovible.

Le moyen pour rendre lappareil amovo-inamovible est fort ingénieux, voici en quoi il consiste :

« Supposant que la section doive être pratiquée au «été externe de la jambe, par exemple en avant ou en arrière du péroné, la charnière devra par conséquent se trouver au côté interne, et s'étendre sur toute la hauteur du bandage. Tout étant disposé et la

APPAREIL AIIOVO-I.\AMOVIBLE« 299

J3mbe posée sur Tappareil, on commonco par appliquer h couche de bandelettes simples, comme cela se pralique ordinairement. * On ajuste ensuite les trois premières bandelettes pl&trécs qui embrassent toute la circonférence du bas de la jambe. Pour les trois bandelettes suivantes, on se comporte ditréremment. aGn d'obtenir d'emblée une charnière , c'est-à-dire un linge qui f€rve de pivot aux valves et permette ainsi de les ouvrir sans jamais compromettre la forme de la coque plâtrée. Au moment où on les applique, on a la précaution de les couper à leur passage sur cette charnière. Un intervalle d'un millimètre est 'aisséentre les deux chefs produits par cette section, et Ion con- IJnoe Tapplication de ces bandelettes sur le reste de la circonfôrence du membre. Les deux bandelettes qui viennent ensuite sont placées entières, c>st-à dire sans être coupées, de ^rie qu'elles feront plus tard TofTice de pentures. Enfin, on con- ^nue ainsi l'application alternée do trois bandelettes coupées et ^ deux bandelettes entières, de façon qu'après la section, on ^tient un appareil à charnière parfaitament amovo-inamovible, ^ appliquant exactement à tout le membre, et n'étant point ex- Pp^ à se déformer par suite des différents pansements ou des ^^sites que réclame 1 état du membre, i

Ce mode d'application des appareils plâtrés donne de bons

'^Bultats sans doute, mais il est assez compliqué ; le procédé

s^î-vantest au contraire d'une très-grande simplicité.

' « Pour rendre les bandages plâtrés parfaitement amovibles,

^^t M. Van de Loo, il suffît de tracer une rainure dans le plâtre

^^^core mouillé, immédiatement après l'application de chaque

appareil, et cela à Taide du bord d'une spatule, du dos d'un

*^^uteau, ou même d'une petite pièce de monnaie. Le sillon ainsi

^^acé suffit pour, constituer une charnière qui permettra les mou-

^^msDts les plus étendus aux valves que l'on déterminera ulié-

^^Qurement par la section du bandage. Pour le membre inférieur

^ïi peut, si l'on veut, tracer deux rainures latérales pour obtenir

^eux valves ; tandis qu'une seule suffira généralement pour le

Membre supérieur. »

Indépendamment des appareils généraux que l'on peut construire d'après les différents modes qui viennent d'être décrits, il en est de spéciaux, tels sont particulièrement les spicas de Taine et de l'épaule.

I. Spica de l'aine. — « On arrange sur un matelas dur et bien uni, préalablement garni d'une alèze, vingt-quatre à trente bandelettes plâtrées de 6 à 7 centimètres de largeur.

n Les huit à dix premières bandelettes doivent envelopper le bassin : elles forment le haut du bandage, et sont en partie roulées du côté opposé à la maladie.

» Les huit à dix suivantes sont destinées à proléger Tarticle coxo-fémoral, et doivent couvrir tout Tespace compris entre la rainure fessière et le pubis.

» Les huit à dix dernières envelopperont la partie supérieure de la «uisse.

» Pour soutenir toutes les bandelettes qui correspondent à la fesse, et les empêcher de se disjoindre, il suffît d'étendre perpendiculairement sous leurs chefs libres une ou deux bandes plâtrées, plus larges que celles qui entrent dans la composition du reste de l'appareil , et sur lesquelles ces chefs viennent se fixer.

» Toutes les bandelettes doivent se recouvrir dans la proportion des trois quarts ou des quatre cinquièmes de leur largeur.

» Sur l'appareil ainsi disposé, on étend des bandelettes non plâtrées, ou une simple compresse de linge vieux, et aussitôt on place le malade, en évitant de déranger les pièces du pansement.

» On applique d*abord les bandelettes simples ou la com-^ presse, puis on mouille largement les bandelettes plâtrées que Ton ajuste rapidement, et Ton n*a point à s'occuper de la partie de l'appareil sur laquelle le patient repose, car 1 eau Ta bientôt pénétl^âe en quantité suffisante pour souder le tout et constituer immédiatement un moule inflexible.»

II. Spica de l épaule. — «Après avoir appliqué le spica de l'épaule ordinaire, on applique une bande ou quelques bandelettes plâtrées autour du bras, jusqu'à Faisselle, puis on donne au membre supérieur la position qu'il doit garder par rapport au tronc. On continue ensuite le bandago, en passant au-dessous de Taisselle opposée, pour revenir sur Tépaule malade, mais on s'arrête an-devant de l'aisselle sans faire passer les bandes plâtrées sous cette région. De cette façon, au lieu de faire un huit de chiffre fermé, on le laisse ouvert en un point qui correspond à l'aisselle. On superpose ainsi plusieurs couches de bandelettes plâtrées qui se recouvrent et s'imbriquent jusqu'à ce que l'on ait construit un moule convenable (i ). »

(1) Mathyssen et Van de Loo, Sur remploi chùmrgical du bandage plâtré (Bruxelles, 1854^ Bulletin de P Académie royale de médecine de Belgique, t. XIII, n« h).

APPAREIL D£ STIC. 301

S •• ~ Apparf Ils de M. l^ifarirur, df Salni-Liiilllon (plAlrf fl amidon }.

M. Lafargue, do Saint- flmiliuii, a {)ruiK>si', i>our ub tenir la consolidation immédiate do rappaivil. de faire usa^'o d^m mastic composé d'amidon et de plùtre pulvérisé. Tiuir pr parer son mastic, M. Lafarguo prend : 1" de 1 empois encore iliaini, ayant la consistance du pus louable ; plus é|)ais, son ^aehaixe avec le plâtre deviendrait im[)ossiblo ; i" du ptc\lro raleiné et {)Mlvérisé récemment, car s'il est vieux, il a attiré l'humidité de Tair et durcit avec une exln^me lenteur. On met dans une assiette deux ou trois cuillerées de plâtre et avee é^'ale proportion de eoUo d'amidon, on les gâche onsemble s.ms aucune addition d eau : si le plâtre est gâché trop clair, e/est-à dire s'\\ eonlienl trop de colle d*anndon, il se coagule avec lenteur et n'acquiert pis une solidité suffisnnte; s'il est «zAclié tro{) serré, c'est-à-dire si la colle d*amidon est froide ou trop épaisse, il ?e durcit trop vile et devient difficile à employer. Si le plAiro est vieux, il fiuil «fâcher serré, c'est-à-dire se servir d'une colle d'amidon plus épaisse qu'à Tordinaire, mais toujours tiède. Il o^l in(lis|K)usal)lti de ne préparer ce mastic qu'en petite quantité à la fois, et seulement à mesure qa*on Tutilise.

i #.>- Appareil de H. Pellkan ( plâtre et dexlrine).

M. Pélikan (de Saint-Pétersbourg) a conseillé une méthode qui olTre la plus grande analogie avec celle que nous venons do déerire : il remplace l'amidon par la dextrine; il a l'avantage de préparer son appareil à froid.

« Je prends, dit-il, un quart do livre de plâtre bien calciné et une livre d'eau contenant une once de dextrine ; le plâtre s'ajoute par petite dose. Ce bandage devient dur en un quart d'heure. Si Ton vent ralentir la solidincation, on ajoute plus do dextrine ; si au contraire la solidiGcation doit s'opérer plus vile, la dose de plâtre est plus forte. »

% lO. — Appareil de M. lletaeC (plûtre et ffélatlnc ; appareil de stuc).

Les appareils de M. Richetsont composés avec un mélange do gélatine et de plâtre, dont la proi)ortion variable produit des effets différents quant à la durée de la dessiccation. Emploie-t-on, par exemple, une solution contenant I gramme de gélatine pour 4 000 grammes d'eau, la solidilication du plâtre est presque au&&v

rapide que lorsqu'on le gâche avec de l'eau ; mais en doublant la quantité de gélatine, le retard devient tout à coup Irés-sensible et va jusqu'à vingt ou vingt-cinq minutes, temps suffisant et au delà pour qu'on puisse appliquer un appareil sans se presser. La dose de gélatine que M. Richet met habituellement en usage dans ?a pratique est celle de 2 grammes pour 4 000 grammes d'eauordinaire. S'il veut obtenir un plus long retard dans la dessiccation, il augmente la proportion de gélatine. Avec 5 grammes de cette substance, le bandage met de trois à cinq heures à durcir, et dix à douze heures avec 10 grammes.

Voici, du reste, comment il convient de procéder à la préparation du bandage. La solution gélatineuse étant maintenue à une douce température de 20 à 25 degrés centigrades environ, on la mélange avec un égal volume de plâtre fin à mouler préalablement tamisé, c'est-à-dire qu'on met une cuillerée de plâtre pour une cuillerée de solution. On obtient ainsi une bouillie de consistance assez épaisse qu'on rend parfaitement homogène en la pétrissant pendant une minute au plus avec les mains ou plus simplement en la remuant avec la cuiller; la pâte de stuc est alors suffisamment préparée pour êire employée. Mais cette pâte est un peu dense, et il est difficile, en l'étendant sur du linge à mailles serrées, de la faire pénétrer dans les interstices du tissu de manière qu'elle s'y fixe et fasse corps avec lui. Aussi M. Richet préfère-t-il aux bandes ordinaires des bandes en tarlatane^ sorte de gaze grossière dont on se sert pour recouvrir les cataplasmes. A son défaut, la grosse mousseline remplit parfaitement le but. Au fur et à mesure qu'on étend la bouillie sur le tissu, on l'enroule sur un axe de bois ou un bouchon. Sitôt la bande imprégnée, on l'applique sans retard sur le membre préalablement recouvert d'une bande de toile sèche qu'on a bien soin de laisser dépasser d'un travers de doigt auxdeux extrémités, afin que la peau ne soit pas exposée à être froissée par lesbords durcis de l'appareil. On a également la précaution de protéger avec de la ouate les saillies osseuses, comme op. le fait pour les bandages dextrinés.

Un point d'une grande importance dans l'application de la pâte de stuc, c'est d'agir sans retard, puisqu'on sait qu'avec la solution à 2 grammes de gélatine, la dessiccation se fait en vingt à vingt-cinq minutes. Il importe, par conséquent, de tout préparer à l'avance; de pratiquer la réduction, d'assujettir le membre et de l'envelopper d*une bande sèche, de manière qu'on n'ait plus qu'à appliquer la préparation. M. Richet indique toutefois un moyen de retarder la dessiccation s'il est nécessaire, et voici comment : il 8*agit seulement de passer la main sur les circulaires

APPAREIL r.ÊLATINf: ALCOOLISA 303

déjà faits pour ramollir ft ôtondn* l;i pivp^intion qui tond à so figer, et si cela ne suffit ikis, on lr(Mn|u> Ii''l:i r.-incnl Us doi^ls dans de Icau tiètio ou dans le v.iso m so trotivo encore de la bouillie liquide, et on liquétie ain>i relie ({ni iniprè;:ne la bande qu on applique. La propriélé dont jouit cette prêiKiratinn de se redissoudre ain?i complétcnu'nl pendant les quin/e ou vin^t minutes qui suivent Tapplication deTappareil, permet de ne procéder qu avec méthode et régularité, d*exercer une surveillance efficace , et de remédier aux déviations que la fati^uo des aides ou rindocilité des malades pourraient avoir occasionnées dans la réduction primitive.

D^s qu^on a recouvert toute la longueur du membre qui doit être enfermée dans le bandage, on prend à pleines mains do la pâte destuc et Ton en étend une couche lé«;ère sur la surface du bandage, couche à laquelle on donne le |)oli avec une spatule ou la lame d'un couteau.

Si, an lieu d*emp1oyer une bande roulée, on croit plus convonable de se servir d*un appareil de Scultet, on prépare doux plans de bandelettes : un premier plan composé de bandelettes de toile ordinaire, et un second plan constitué par dos bandelettes do tarlatane. Le premier p'an de bandelettes sîu:hos ou protectrices étant appliqué, on imprègne le second plan, soit avec un large pinceau, soit simplement avec les mains ; on les imbrique ensuite selon les principes ordinaires.

Ainsi appliqués, les appareils de stuc acquièrent au bout do vingt-quatre heures Tapparonco du marbre poli, et joignent la légèreté à la ^lidité. Ils résistent parfaitement au contact des liquides. Par cette méthode on peut confectionner des bandages fenêtres qui permettent de surveiller les plaies et de les panser sans que ces bandages en soient altérés. On peut les laisser en place pendant tout le temps nécessaire à la consK)lidation ; mais, soit qu'on les renouvelle, soit qu'on les enlève déHnitivement, il est inutile de plonger le malade dans un bain pour débarrasser le membre de son enveloppe. Le stuc se coupe assez facilement à Taide d'un couteau.

8 M. * Appareil de M. L. Haiiion, de Fresnay (gélatlDé alcooUs«).

M. le docteur Hamon, de Fresnay, a proposé l'emploi d'un appareil amovo-inamovible confectionné avec là gélatine dissoute dans l'eau. On ajoute à cette solution une certaine quantité d'alcool pour faciliter Tévaporation de l'eau, et partant, la solidification du bandage.

iOk APPAREILS DE FBAGTURE&

Voici d'ailleurs la formule de sa solution :

r.élatiiio concassée 200 grammes.

Eau 150 -

Alcool 100 -

La solution de gélatine s'effectue à une douce chaleor. Ton n'ajoute l'alcool qu'au moment de se servir delaprépanIK Vu la rapide dessiccation de son appareil (une heure et ii> environ), l'auteur n'emploie ni les attelles dites de précaotiflB, celles de renforcement ; il lui a toujours suffi de deni cfld de bandelettes superposées et successivement gélatiniséeif obtenir un bandage qui ne tarde pas à acquérir une grand»! dite. Du reste, on peut augmenter le nombre des coochoi bandelettes sans inconvénient.

Pour transformer cet appareil solide en appareil aœo»^ movible, M. Hamon le coupe en deux valves, et pratiqQekTi porte-pièce, à un ou deux centimètres des bords de chacooB valves, une série d'œillets symétriques dans lesquels il pa^ lacet.

Si l'appareil devient trop lâche, il est très-facile d'fflalefl bandage, de renouveler les garnitures, d'en augmenter ré|l seur dans tel ou tel point, puis de le remettre en place. D encore plus simple de desserrer l'appareil, s'il en est beaw.

Pour préserver cet appareil contre l'humidité, M. Bamoni seillo denduire le bandage avec un vernis gras, qui.loûti rendant imperméable, ne lui fait rien perdre de sa soaptel de sa flexibilité. Nous devons ajouter que ce moyen n'e* conseillé à priori par l'auteur, il ne l'a pas encore expérimeod

§ 12. — Appareils de H. Garret (carton mouillé}.

M. Carret, chirurgien en chef de T Hôtel-Dieu de CbamUi! appliqué avec succès le bandage inamovible suivant :

11 prend un morceau de carton de la longueur du me4 d'une largeur un peu plus que suffisante pour en faire le Wl ramollit en le trempant quelques minutes dans l'eau. La m lion do la fracture étant faite, il dispose bien égalementlefll mouillé sous le membre, qu'il recouvre en entier, enappBï l'une après l'autre les deux moitiés du carton qui vienW croiser en avant, et, pendant qu'un aide tient le tout en fi

(1) Gazette des hôpitaiir^ 1863, p. 203.

APPAREir^ DE CARTON MOUILLÉ. 305

il fait par-dessus, avec une bande également mouillée, un bandajro roulé ordinaire.

Pour )es fraclures do l'avanl-bras, il place .Mir les faces anlérieure et (H)slérioure du membre une pyramide faite avec deux ou trois attelles de carton mouillé, puis applique sa laine de carton.

Pour la fracture de la rotule, il prend un carré de carton au milieu duquel il a pratiqué une ouverture de lexacte dimension de l'os et dans laquelle les fra;2ments rapprochés et logés ont été maintenus au moyen delà bande mouillée. 11 agit à peu près de même pour la fracture de Polécrâne.

A la cuisse, il échancre le cartc>n en dedans pour que, remontant en dehor.«, il couvre sufûsammcnt la hanche, et, dars ce cas, la bande, arrivée au pli inguinal, doit contourner le bassin par quelques doloires.

l/appareil appliqué, il place le membre dans un:^ position convenable jusqu'à ce que la dcs^iccation soit obtenue : ce qui demande un temps variable suivantia saison, Tépai^seurdu carton, et surtout suivant que cette dessiccation est abandonnée à eUe-mémeou que Ton emploie quehiue moyen arlificiel de caV rification. Si le blessé est indocile ou s*il doit élre tr»nsp( rté, il est bien de recouvrir l'appareil humide d*un morceau de carton

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