‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 72 sur 152 · PRÉCAUTIONS A PREM)RE · texte numérisé non relu

PRÉCAUTIONS A PREM)RE

' soutenir la tête, nno sous les reins, deux

■ les cuisses, une sous les mollets : puis

lans les anneaux une c^-nle, de manière

; ^ js diverses pièces et à constituer unt»

^ "^ i)le de supporter le malade (lig. 221).

jiac sont fixées par les deux extrémités aux qu'en leur imprimant, à Tnide des manivelles, e rotation dirigé en sens contraire, on force les * .rouler sur la surface de ces cylindres, ce qui di-

iîgueur, et par conséquent soulève le malade grajt sans secousses. Il est alors aii:é, soit en déplaçant le. soit en faisant avancer le nosophore, de placer le .u-dessus d'une baignoire, dans laquelle on le descend m, ou bien de le mettre sur un lit de rechange ou sur il occupait d'abord, et que Ton a eu le temps et la farefaire. Un encliquetage, convenablement adapté à cliaail, prévient les inconvénients qu'il y aurait, si accioent on venait à quitter la manivelle ou à cesser de la r. On conçoit aussi qu'en- modifiant convenablement la ju lo diamètre des cylindres, on peut varier la position ie, de môme qo'en substituant aux alèzes dont il a été un fond formé de sangles et d'un treillis fortement ur un cadre approprié, on obtient un plan horizontal à peu Bxible, et des lors convenable dans les cas de fractures. ireil, tel qu'il vient d'être décrit, s'applique fort aisé- X lits ordinaires, mais il cesse d'en êtrd ainsi lorsqu'il 5 lits usités dans les hôpitaux : les colonnes de fer qui rient le ciel s'opposent à l'emploi du cadre. Pour faire re, du moins en partie, cet inconvénient, l'auteur a eu dapter aux colonnes qui répondent à la tôte et aux pieds i traverses horizontales fixées au moyen de colliers ser- .88 vis à pression. Ces traverses servent de point d'appui es longitudinales armées de treuil.

I de M. Pouillien, — Ce lit, que l'on peut appeler articulé. )8ode deux parties : le plan sur lequel repose le malade, port. Le plan est un parallélogramme rectan^iulaire que ; comparer à celui d'un lit ordinaire qui supporte le somes matelas ; il est fait de trois parties égales, indépenu articulées transversalement, et que l'on meut à l'aide s assujetties au support.

ci est formé do deux montants réunis en haut par une à laquelle sont fixées trois poulies, dans la gorge dcspassent des cordes qui permettent do donner au plan

^kO APPAREILS DE FRACTURES,

rinclinaison que Ton veut. Le plan pouvant être mû en totalité ou en partie, on conçoit facilement tout l'avantage que présente ce nouvel appareil, puisqu'on a la facilité de soulever le lit ew entier, de panser le malade dans telle partie du corps que ces soit, et de pourvoir à d'autres besoins sans le déplacer.

Avant de procéder à l'application d'un appareil de fracture,* il faut en faire la réduction. Cetle opération présente trois temps, . qui sont : V extension ^ la contre-extension et la coaptation,

A . Extension, — On donne ce nom à la traction que l'on fait sur le fragment inférieur, pour rendre au membre sa longueur primitive et au fragment sa direction normale.

Les anciens employaient, pour réduire les fractures, des machines plus ou moins compliquées, des lacs que l'on faisait tirer par un plus ou moins grand nombre d'aides ; mais ces moyens sont tout à fait abandonnés.

Un aide vigoureux saisit le membre à pleine main, de manière à ne pas blesser le malade, et tire le fragment dans la direction normale du membre.

Pour rendre Tex tension aussi puissante que possible, on rdâchera les muscles; on engagera le malade à ne faire aucune résistance, cequi dans une foule de circonstances rendrait les efforts de l'aide impuissants. On doit, suivant certains auteurs, éviter de faire l'extension sur la partie du membre à laquelle appartient l'os brisé, mais bien sur celle qui s'articule immédiatement avec lui : ainsi, popr les fractures de la cuisse, Textension se fera sur la jambe ; pour les fractures de la jambe, on agira sur le pied, etc. Les chirurgiens craignent que les pressions que Fou est obligé d'exercer sur les muscles qui s'attachent^u fragment pour allonger le membre ne déterminent la contraction des muscles, et neutralisent par conséquent la force extensive. Par contre, d^autres praticiens craignent que l'extension pratiquée au delà de la jointure ne produise une distension fâcheuse d«3S liens articulaires.

Ces craintes sont de part et d'autre exagérées : on fera donc l'extension sur la région qui présentera le point d'appui le plus commode et le plus solide. Quoi qu'il en soit, l'extension sera pratiquée graduellement et sans secousses, afin d éviter la contraction spasmodique des muscles, qui pourraient même être déchirés dans des efforts trop violents. Enfin, le chirurgien doit, autant que possible, détourner l'attention du malade, en lui faisant toaU9 sorte de questions, et au besoin il sera plongé dans le sommdl anesthésique.

L'extension sera exercée dans deux sens, d'abord dans celui

PRÉCAUTIONS A PRENDRE. Vl\

f^u déplacement, afin do <Icga^or le lrai;mont infôriour ; puis fJans celui de la direction du membre.

Malgré tous ces soins. lursciLoTon a albia* à des nudades \igoareox, quand la fr.ieturo sié^c dans une région oii il existe beaucoup de muscles très- puissants, à la cuisse par i3\eni|>Ie, il arrive, quoique très-rarement, (]ue la réduction no peut >e fuiriK dans ce cas, on conseillait autrefois de pratiquer une large saignée, de manière à déterminer une s\ nco[Ks i"*iiâ aujounl'liui on préfère, avec raison, recourir au chlorofcrme.

Il ne suffît pas d'avoir donné au membre Tracturé toute sa kmgiieur. pour que les deux fragments soient parfaitement en rapport : cette manœuvre serait certainement suffisimte, s'il n*existait de déplacement (|ue suivant la longueur de Tes : mais pour remédier aux déplacements suivant la circonférence, il est souvent nécessaire do faire exécuter au fragment inférieur un léger mouvement de rotation. Fnlin, il est utile (félever ou d'àbiisser Texirémité inférieure du fragment inférieur, son extrémité supérieure étant entraînée en bas ou en haut.

B. Contre-extension. — Klle consiste dans Tellort exercé en «608 contraire de l'extension, fllin d*emp<Vlier le corps ou le ïnembrede céder à Teffort extensif. La contre extension est, ex- ^mement simple : il suflit ({ue Taide soit assez fort pour no pas se laisser entraîner par celui qui fait Textcnsion. Elle sera faite conformément aux principes que nous avons exposés en décrivant l'extension.

C. Cooptation, — Le chirurgien se charge toujours de la cocip- UUon. r/est lui qui surveille et diri;:e les efforts d'extension, joge si Textension est suffisante, facilite par des pressions latérales, exercées en sens inverse et sur les fragments, leur replacement complet. Mais on ne doit pas oublier que ce n*e8t qu'au moyen d'une extension bien faite que l'on peut espérer de réduire convenablement une fracture, et que, s'il ne pouvait compter sur l'aide chargé de l'extension, le chirurgien devrait l'exécuter lu i-

1 même.

Lorsque la fracture est réduite, il faut maintenir les fragments ^ on place ; ce temps du traitement constitue la contention, I Le repos, la situation et les appareils contentifs sont les moyens

à l'aide desquels on maintient les fractures réduites.

Le repos ne doit pas être prescrit d'une manière absolue ; il snffit que les fragments soient solidement maintenus en rapport et qu'il n'existe aucun mouvement dans le membre fracturé. Ainsi, pour les fractures du membre supérieur, les malades peuvent se lever, marcher, comme ils le faisaient avant Taccident ;

Page 1