‹ Manuel de petite chirurgieChapitre 71 sur 152 · DES PRÉCAUTIONS A PRENDRE AVANT ET PENDANT DES APPAREILS DE FBACTDRES · texte numérisé non relu

DES PRÉCAUTIONS A PRENDRE AVANT ET PENDANT DES APPAREILS DE FBACTDRES

Lortique les fractures siègent aux membres supérieon, bles.'^é peut facilement, en général, se rendre iuirmême da " de Taccident à Tendroit où il doit être pansé ; il aura soutenir son membre avec la main du côté sain on de le nir dans une écharpe. Mais pour les fractures du crâne, laissont souvent les malados sans connaissance par suite da commotion ou de la contusion du cerveau, il sufîitque le soit place sur un brancard et transporté au lieu où il dut traité. Il en est de mOme des fractures de la colonne vertébn f[ui presque toujours sont accompagnées de paralysie des bros inférieurs. Quant aux fractures des membres InférieBI elles nécessitent d'autres indications sur lesquelles nom insister.

La première chose à faire pour le chirurgien est de cooâtf la fracture. Si l'épaisseur des vêtements masquait asse»j que Ton ne pût la reconnaître, on les découdra ou on les i pera ; on coupera également les bottes, car en les retirant ai on évitera des efforts qui seraient très-douloureux pour lesi lades, et pourraient, en déplaçant les fragments, causer des chirures qui souvent compliqueraient la lésion.

La fracture constatée, on place le malade sur un braB( pour cela, un aide vigoureux prend le malade à bras-h pendant que celui-ci passe ses brus autour du cou de ceini doit le soulever ; le chirur^'ien saisit le membre fracturé eof (;ant une main sur le fragment inférieur, Taulre est appfif sur le fragment supérieur, la première tire le fragment inM dans la direction normale du membre ; la seconde, au conlrri soutient le fragment supérieur. Quand les membres sont tropi lumineux, la cuisse par exemple, il fait supporter le fragi supérieur par un autre aide, tandis que de ses deux mains il sur le fragment inférieur dans la direction du membre.

Un troisième aide supporte le membre sain. Au signal par le chirurgien, on soulève le malade, on place le

piiéc:aotions a pkendiie. .135

au-dessous de lui el on Ty dépose, en ayant soin, comme |)onr le soulever, ({u'il y ail un enstMiiMe parfait dans les n>ouv(Miit»nts des diflfércnts aides. Le membn» fracluré doit rep omt sur un oreiller que Ton a préalablement placé sur le brancard. Si lu lieu où se trouve le blessé n*est pas éloigné, on pcul le lruiis|»orler cooché ainsi sur Fon brancard : seulement on aura soin, lorsqu'on doit monter le.-^ escalier^, de fiurc passer les pieds du nialade les premiers, afin que le ])oids du corps ne vienne pas peser sur le membre fracturé. Si l'on devait descendre, la tête, au contraire, serait dirigée en bas. Si lu lieu où Ir malade doit être pansé était Irès-éloiirné, il serait bon do maintenir les fragments au moyen d*un appareil provisoire.

Pour coucher le malade, on prendra les mêmes précautions (jue pour le placer sur le brancard; le chirurgien devra toujours tenir le membre du blessé d'un côté du Ht. et un aide intelligent le recevra de Paulre et le placera comme il convient sur un appareil ^m aura pu être di8{)0sé à Tavance.

Nous ne nous arrêterons pas à décrire les diverses espèces de lits mécaniques qui ont été imaginés afin de rendre aussi commode que possible la position des malades. Après avoir indiqué les précautions à prendre pour rendre un lit ordinaire convenable au traitement des fractures, nous dirons un mot dt deux lits mécaniques imaginés dans ces derniers temps, celui de M. Rabiot et celui de M. Pouillien.

I. Lit ordinaire. — II no faut pas oublier que le lit doit être assez rarement refait; car on ne peut lever le malade sao8qu*iI résulte quelques mouvements dans le foyer de la fracture, et ceux-ci sont toujours nuisibles au travail de consolidation. Ces lits ne doivent pas être trop mous : aussi les lits de plume serontils complètement exclus ; les sommiers de crjn« présentant une grande élasticité et pouvant sans trop se déformer supporter le poids du corps, sont ce qu'il y a de mieux Le malade doit avoir la tète aussi basseque possible ; car Tormller sur lequel il placerait ."«a tôle, faisant roffice de plan incliné, permettrait au tronc de descendre, et par conséquent, si le fragment inférieur était fixé, le supérieur viendrait s'appuyer fortement sur loi ou môme descendrait pus bas.

Le lit ne doit pas avoir de dossier au pied, a6n que Too puisse faire facilemefit l'extension; et il lie doit pas noa plM a^roir une largeur trop considérable, pour qoe le chiroigien eA son aide puissent panser fecilement.

Lorsque la fracture siège à la cuisse, au bassin ou dans toute région qui nécessite Timmobilité absolue, nous conseillons de faire

336 APPAREILS DE FRAGTUUS.

Ifi lit (h' la manière suivante: Les matelas seront pSés « taU Pun à la tète, l'autre au pied du lit, de façoDqail eûsuol It's d(Mix matelas un intervalle suffisant pour doDDer \asa^ un bassin <fig. 219, r]. L'intervalle qui se trouve entre te* matelas sera recouvert d'une alèze de caootchooc vnkii fig. 217, d) et tendue convenablement par des lacsaaxfll

»r , ce

Fip. 217.

Figr. 218.

mités du lit. Cette alèze sera perforée à son centre. L'ii du matelas et le trou de falèze seront comblés par un bili caoutchouc (fig. 218, e); celui-ci étant insufDé à la ptao couche le malade., qui se trouve reposer sur on plan compll à i^abri du froid qui le frapperait sans l'interposition da b (fig. 24 9).

Lorsque les besoins naturels se font sentir, on retire Ta ballon obturateur qui, réduit à un petit volume, glisse sans] dans Tintervalle qui sépare les deux matelas, et Ton mil

Fi'jr. 219.

place un bassin qui, après avoir reçu les excrétions, est i avec la même facilité. Le malade peut alors être lavé, ea pansé s'il Y a lieu, sans que, pendant toute cette opération, dû faire le plus léger mouvement.

PRÊCAirriOMS A PRENDHK. 337

f^eballoD obturateur, romisen plan» v\ insiifllé. nH;il>lil Tap-

pneil tel qu'il a étédérrit ri-di'ssus.

Celte heureuse modification do ralc/.c |»4*iT(irée et du liallon ^orateur, qui appartient à M. le doeteur Ciuriel. a |)erfnis de ^é- ■Miser bien davanta<ro l'omploi de ce lit. Fn elTet . ee n^est fndans quelques cas de fièvre typliolde (fue Ton avait ima<;iné <fe ployer les matelas en double, afin d'enipt^cher la rompression ^ sacrum et do prévenir les esrlîares.

Récemment on a employé dans les hôpitaux des matelas (feau pQurprévenir les escharps chez les malades soumis pendant longiHDpg au décubitus dorsal .

Le matelas construit par M. (ialanto sur les indications de ^' Demarquay, remplace à moins de frais le lit hydrostaliciuede ^' le docteur Ârnott (de Londres). II est constitua par deux lames ^ caoutchouc vulcanisé soudéi^s Tune à Tautre par leurs bords. L'ttia y est introduite par une largo ouverture , se fermant QstantanémoDt à Faido d'un mécanisme des plus simples. Cette opération n'exige pas plus de deux à trois minutes. A Tun des •Bgles du matelas, se trouve un tube muni à son extrémité d'un ^net servant à le vider.

Ce matelas, convenablement rempli, présente environ 1 0 centimètres de hauteur. Sa capacité est de 25 à 26 litres. Uneouver- 'we circulaire d'environ 4 décimètre de diamètre, ménagée au c^tre, permet un libre cours aux déjections, dans les circon- ^ces où les malades no peuvent être déplacés.

L'appareil rempli d'eau est placé sur un lit ordinaire et couvert d*«ne alèze.

L'eau que Ton y introduit do t avoir une température de 28 à 30 degrés. Le plus ordinairement elle n'est pas renouvelée et conserve sa chaleur pendant plusieurs semaines ; cependant, dans ^'wtaines circon^tance8,on comprend qu'il soit utile de varier sa température.

Cet appareil a toujours donné d'excellents résultats dans les services où on l'a employé; il soutient bien les malades, pre- ^nt les eschares, et fait cesser les douleurs quand elles sont déjà formées.

H. Nosojihore Rabiot. — L'appareil désigné fous ce nom consiste en un châssis (fig. 220) formé de quatre pièces ou barres <lebois mobiles; trois d'entre elles sont assemblées à charnières, de manière à jwuvoir se replier les unes sur les autres, et dès lors occuper fort peu de place ; quant à la quatrième barre, elle est entièrement libre et s'unit à volonté aux trois autres à l'aide (te mortaises et de tenons. De cet assemblage résulte un parallé-

le lit (le la mnnièro suivante: Les '^ Vun à la UHo, l'antre au pie''

l«'s deux matelas un inter un hassin (fig. 24 9, c). T matelas sera recouverr 'A\ii. 217, d) et tenduf

. ■ ^/ rouché le malac

. ,,^/cae8, est pUis è\e

.;.'^rte deux cyWndres

.^ux boula s'appuient s

^ro qui sont parallèles

VJïfldres, ou plutôt ces deux I

mités du Ut du matelaF caoutchoi couche 1' il Tabri

(fig. 2 Lo»

ballodans

FiiT. 220.

«ment à Taido de manivelles, servent, aii

^f^lo dire, à soulever le malade, soit pour li ^^^tisfaire k certains besoins, soit pour le me ^a^ro son lit ou mémo lo transporter d'une plact

i^'LJiJ^.

Fi}r. 221.

MT transmettre au malade Faction de c^lte mach: jg^fO-dessous de lui un certain nombre de courro Cpir désigue sous le nom d'alèze, et dont l'ensemble n ■jjjilp'** Chacune de ces alèzes est glissée sowb lemala

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