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CHAPITRE VIII

APPAREILS ^Om LES AFFECTIONS ARTICUUIRES,

Trois ordres d'affections des articulations nécessitent l'emploi d'appareils ou de machines plus ou moins compliqués -, ce sont : 4 ° les luxations traumatiques ; 2° les déplacements décrits sous le nom de déviations ; 3° les affections connues sous le nom de tumeurs blanches sans déplacement des surfaces articulaiçes, ou compliquées de ces espèces de déplacements décrits sous le nom de luxation^ spontanées, de luxations pathologiques.

Nqu9 ]i*a,T0D9que peu de chose à dire des appareils destinés à combattre |^ (actions qui appartiennent aux deux premières catégoriejS. Les appareils plus ou moins compliqués décrits dans les auteurs anciens, et que, par habitude, on décrit et l'on figure encore dans quelques ouvrages modernes plutôt par tradition que par utilité, sont aujourd'hui abandonnés. Nous croyons donc devoir, dans un ouvrage élémentaire, les passer sous silence. On sait aujourd'hui que les luxations sont réduites à l'aide de divers procédés qui n'exigent quelquefois que la main du chirurgien ou de ses aides, et assez souvent l'application d'appareils fort sioiples, au moyen desquels on obtient une puissance plus grande dans les effets d'extension et de contre-extension, Nous avons

ànAMEUS POCR LES AFPErTIONS AlITICr L UlES. 3&3 (^jlétalié plus haut ces diver» ai^rciis. nous avons vu commit on fixait les ikMis e\ti*n.<eurs. pHVis «le lin^e ou ino«itles fvoy. p. 493 et suiv. : Rt>'.:s ..vv>ii> \u également quellûs étaient lil|ir6cautioos à preiKin* | >:ir {«r^v/nir ia pression trop douloumus des lieng cuntn<-e\ui;Mi» ; nous u aurons donc ]K)s à y meiiir.

Quant k cette part.i' «iii lûiiti n-ont iiiii ronsist*» à maintenir la iixatioii rériuile. nous n*a\oi'.s pas a tous vi\ occu^^er. Kn elVet, <luis la plupart des cas: elle est cxtr. mentent simple, il sut Ht fort io«?eni d^uite simple bande : dèsquo io> su: faces articulaires ont repris leur piosition noniuile, elUs ont [eu de tt>n<iance à stMié- Jilacer, et si quelquefois la luxation se reproduit, ce pliénomene tient à des conuilion-i toute> particiilitros ijui nl•ce^silent rtioploi de moyens qui varient a\er respt'icîc !.i luxation ou a\cc les complications i]ui l'accompagnent. Nous renvoyons donc le lecteur aux traités do palholo^iie ohirurgicale.

Les déiviations articulaires congénitales ne nous arrêteront pas non plus: contentons-nous de mentionner les profrrès que les orthopédistes ont fait faire à cette science, car les 0|)ération8 préliminaires qu'ils pratiquent avant d'appliquer Unirs appareils, souvent si compliqués, ne s«iuraient trouver place dans un ouvrage comme le nuire.

Il n'en est pas de môme de la troisième espèce d'affection. Cette partie de la thcrapeutii)ue des maladies articulaires, gnlco aux efforts persévérants de Bonnet (de Lyon) si prématurément enlevé à la science* a pris, depuis quelques années, une importance que Ton est loin do soupçonner.

Bonnet a montré qne le traitement des affections qui nous occupent exige trois indications distinctes : 4° le repos de l'articulation \ 2° V exercice élémentaire dt 8 fonctions des jointures,' 3" leur fonctionnement complet.

Loin de nous la pensée d'exposer ici môme suceinoteinent le traitement desaHëctions articulaires, notre but est de décrire des bandages et des appareils, d'exposer la manière de les appliquer et de faire connaître leur mode d'action. Nous n*avoiii donc pas, malgré ou plutôt à cause de Timportanco do ce sujet, à examiner quand il convient de réduire les luxations pathologiques ; comment il faut procéder à ces réductions ; quand il sera indiqué de subsliluor à l'immobilité absolue des mouvements destiné» à rendre plus ou moins complètement les fonctions à rarticulation ; nous supposerons l'indication nettement posée, et nous étudierons seulement les moyens k l'aide desquels on peut la remplir.

1° Repos des articulations. — Lefepos dos articulations con-

ZtlU APPAREILS POUR LES AFFECTIONS ARTICULAIRES. sisto, dit Bonnet, dans la suppression de toutes les fonctions élémontnires qu'elles peuvent exécuter. Dès lors, pas de moawment des surfaces articulaires les unes sur les autres, point de

|n-âS8Îon campe celles qu'entraîne la station verUcale, poiit j de conlractioiis volonlaires ou instinctives des muÊcles^ point! ciistcnsion ou do secousses des parties molles qui Bntoi rarliculation.

Le séjour au lit, la subslilulion ûb la position horizontale l| position verticale, réalisent une partie de ces ajnditions; il faut quelque chose de plus pour immobiliser UBe articulatioJ faut avoir recours àdosappareiis.

Les appareils inamovibles, surtout ceux dô M. SentiOt I

M- liurggraevo. dans lesquels une rotiche épaisse de coton les tissus contre la pression exercée par le bandage, danslesij les attelles de carton modelées sur les sailJîes ût le^déprosslofll membre assurent la solidité de TappareiL sont certainement d qui semblent remplir le mieux: les indications. Mais ces BppiH ne peuvent convenir ;i tous les cas : par exemple, ils n toujours paru ?ufiisants [jour immobiliser certaines a rti eu latil et, en [larticLilier, celle de la hctnche; daug tous les câs, Tdp^ tion de ces appareils est difficile, exige un temps fort long, k conséquent, est fatigante pour les malades. Bonnet leur des gouttières de til de fer recouvertes d'une couche épaassi raton. Ces gouttii^res doivent ^g mouler assez exactement

GOUTTItKES DE HONNKT. n'i')

ibnnedes membres; elles doivent ôlro. s'il est nûcessain>, munin de trépieds qui les em|MVIiont (W. sv. rcnvorsor en dcdiins ou en dehors ; œlles qui sont dt^slinres ii Tcpaulo ou à la hanche doiveot immobiliser sur le troiio les artii-ulalinna scapulo-huméralcs et coxo-fémorales. La figure iii roprésonic la <;nuttière de la bncbe;elleembra8se le bassin et les deux inr:nbres inférieurs; une échaDcnire postérieure iaissH l'anus et lo sacrum conipiôlcment à Mooovert, aGn que le séjour longtemps proloniiô (!:ins rapparcil s'entraîne ni écorchure ni routeur à la |hmu vn arrière du i)a^'sin; DM légère courbure au niveau dos genoux et di s hani'lus prévient rincommodité qui résulterait d'iinn position absoliinionl verticalo; enGn, un coussin placé sur les reins prévient la douleur que ressentent quelquefois les malades dans le point où la gouttière se termine.

Fit,'. 223.

A l'aide d'une gouttière do ce genre, les articulations coxofémorales sont parfaitement immobilisées, et au moyen d'une

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