LIENS
amidon, elc, propre à coller les différents tours de bande, et à faire ainsi un bandage d'une seule pièce. Noos parlerons plus loin de ces appareils, dits appareils inamovibles.
Outre les bandes de toile, on peut encore se servir de bandes de colon, de percale; mais elles sont trop peu résistantes. Les bandes de laine sont trop épaisses, trop extensibles, échauffent trop mégalement la peau, mais elles s'appliquent mieux sur les pallies. Ce qui rend leur usage peu fréquent chez nous, c'est qu'elles sont d'un prix beaucoup plus élevé que les bandes de loile, qu'elles se salissent très-vite et absorbent très-facilement les miasmes putrides. Les bandes de caoutchouc s'appliquent ausîi très -facilement; mais, outre qu'elles sont d'un prix trèsélevé, elles se distendent par la chaleur, se resserrent par le froid, et pressent ainsi nos tissus d'une manière très-inégale.
Les bandes de caoutchouc vulcanisé paraissent s'appliquer plus facilement que ces dernières et exercer une constriclion plus ré^Iière.
Les bandes de ruban de fil ou de coton sont mauvaises ; elles glissent facilement; elles ont surtout l'iricouvénient de blesser par leurs bords tranchants inextensibles. En Allemagne, on a remédié à cet inconvénient en faisant le ruban destiné à faire des bandes avec un fil plus fin, plus poreux, et passant entre les anses de fil qui vont d'un bord de la.bande à l'autre une petite soie de sanglier qu'on retire lorsque la bande est terminée ; ces rubans ont, au lieu d'une lisière dure, peu extensible, une série • de petites boucles qui laissent au tissu toute son élasticité. Ces bandesont l'avantage de ne pas s'effiler, coûtent moins cher que DOS bandes de toile, et s'appliquent aussi bien qu'elles. Il serait à désirerqu'elles fussent employées en France. Percy les nomme ^ndes bouclées.
§ 3. — Des liens, de» lacs* des nœuds.
<" Uens. — On donne le nom de liens aux pièces d'appareil destinées à fixer les pièces de pansement, à immobiliser certaines parties, les membres fnacturés par exemple, pour empocher toute wpèce de mouvement après l'application de l'appareil, pour prévenir les mouvements du malade, dans l'opération de la taille périnéale par exemple. On comprend que la résistance, le volume et b longueur des liens sont en rapport avec l'usage auquel ils sont destinés^Âinsi, pour maintenir les pièces de pansement appliquées ^ Qo doigt, il suffit d'un bout de fil qui fait plusieurs fois le Wàa doigt et dont les deux extrémités sont arrêtées par un
nœud. S'agit-il (le msiintenir en place les pièces d'un appareil de fracture, on se sert, comime nous le verrons plus lard, de rubans de fil. D'aulres fois, enûji, les liens sont conslitués par une cravate, une serviette, une alèze, un drap replié sur lui-môme, soit dans le sens do la longueur, soit dans le sens de la diagonale. C'est ainsi qu'après le pansement d'une fracture de la jambe, on maintient le membre immobile $ur le coussin en l'assujettissantavec un drap plié en cravate, dont le plein s'applique par sa partie moyenne sur la face antérieure du membre, et dont les deux extrémités sont fixées sur les bords latéraux du lit. C'est do la môme manière que l'on fixe le membre inférieur sur la pyramide de coussins qui forme. le double plan incliné employé quelquefois pour le traitement des fractures de la cuisse ( voy. Fractarea, Appareils à double plan incliné). Nous reviendrons d'ailleurs sur les moyens do fixité des appareils de fractures.
2° Lacs. — On donne le nom de lacs à un lien transformé en anneau; l'une de ses extrémités forme une boutonnière dans laquelle on fait passer l'autre extrémité du fil. Ce lacs prend aussi le nom de nœud coulant (fig. 40 et 41). On donne encore le nom de lacs à tout lien destiné à embrasser un organe pour exercer sur lui une traction plus ou moins forte: tels sont" les lacs exténsifs etcontre-extensifs, employés quelquefois pour la réduction d«î5 fractures et si souvent pour celle des luxations.
. 3° Nœuds. — Les liens et les lacs sont fixés au moyen de nœuds. Les plus fréquemment employés sont : le nœud simple
Vk- 32.
(fig. 32), le luvud double (fig, 33), la simple voseUe (fig. 34), b
n fMrf simpie et la simple rosette superposés jlig. 3.*i) . le wi ud stm-
p!e et la double rosette (fig. 3G), lo na'ud (/u chirurgien (fig. 37),
Fife'. 3G. li^r. ;i7.
le nœud d'emballeur (fig. 38), le mt'ut/ r/t? (/sscrrtïui (fig. 39; ,
Fi-. 38. Fig. 39.
conMitué par une simple iosello faite sur Fun des dmh tiu l:en
22 DES MÉDICAMENTS TOPIQLtS.
dans Tanse duquel on [.assô l'autre chef; le nœud coulant
Fig. 40. !. Fig. 41.
simple ou double ( fig. 40 et 44 ), le na?«d d'a/Zo^ige ( fig. 42)
Fig. 42.