‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 104 sur 256 · APPAREIL DE M. HOUZELOT · texte numérisé non relu

APPAREIL DE M. HOUZELOT

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tordre ensemble les fils de deux capuchons, qui serreraient ainsi les fragments l'un contre l'autre et les maintiendraient : tel est le procédé que j'essayerais.

» Le fil pourrait être remplacé par deux ressorts à boudin, l'un ■ en avant, l'autre en arrière. Deux fils métalliques, placés de même et munis de petites vis de rappel, seraient sans doute encore préférables; c'est ceque l'expérience seule peut décider (1 ). »

4" Appareil de M. Bouzelol. — Il se compose : 1° d'une tige métallique A A, dont la porli^n verticale offre une coulisse longitudinale, et la portion horizontale B supporte une petite plaque demi-circulaire G, qui présente la direction de l'arcade dentaire. A cette plaque sont attachés deux morceaux de liège : l'un, supérieur, D, très-mince, empêche les dents de la mâchoire supérieure de se mettre en contact avec le métal; l'autre, inférieur, E, beaucoup plus épais, est creusé en

FiG. 242. — Appareil de M. Hoiizelot.

gouttière pour recevoir les dents de la mâchoire inférieure; 2" d'une plaque rembourrée F, légèrement concave, qui doit prendre un point d'appui sous le menton. Celte plaque est reçue par un pédicule étroit dans la coulisse de la portion verticale de la lige ; elle est mobile dans cette coulisse et peut être fixée à la hauteur voulue au moyen d'un écrou G (fig. 242).

- (1) Société de chiiurgie, séance du 6 juillet 1859 (Gazelle des hôpitaux, 1859, n° 87).

H8 Ain>AUElLS DE l-RACTUUES.

Cet appareil est maintenu en place au moyen de quelques tours de bande peu serrés, qui vont, les uns du menton à l'occiput, et réciproquement, les autres passant sous le menton et se dirigeant vers le sommet de la tète. Il maintient solidement les fragments, mais, comme celui de Morel-Lavallée, il a l'inconvénient de laisser dans la bouche un corps étranger; de plus, il exerce sous le menton une pression qui peut être douloureuse et même escharifier les téguments.

Pour éviter ce dernier accident, on a placé l'appareil de

FiG. 243. — Appareil de M. Pe'an.

M. Houzelot sur un moule de cuir bien confectionné, et embrassant le menton et les parties voisines (fig. 243).

5° A^^oxeii de Malgaigno. — L'idée de fixer les dents à l'aide de ligature est certainement une des plus anciennes qui soient venues à l'esprit des chirurgiens qui avaient à traiter les fractures de la mâchoire inférieure. liippocrale, Celse, Pauld'Egine, etc., conseillent les fds d'or, d'argent, de soie, elc; mais les dents saines s'ébranlant très-vite, on a donc dû chercher à prendre en même temps un point d'appui plus solide.

Malgaigne a proposé l'appareil suivant : « Mon appared, ditil se compose d'une lame de fer doux et flexible qui puisse

APi>AREIL LIi MOllIiL-LAVALLÊlù 419

s'adapter à toutes les variétés de courbure de la face postérieure de l'arcade dentaire. De ses deux extrémités et de deux autres points intermédiaires, s'élèvent quatre petites tiges d'acier qui se replient à angle droit pour longer la face supérieure des dents et se replient une seconde fois en bas parallèlement à leur face antérieure. Cette sorte de gouttière à jour embrasse donc en quatre points l'arcade dentaire, et chaque tige étantmunie d'une vis de pression, on peut fixer les dents en quatre points contre la lame de fer qui fait fonction d'attelle postérieure. On garantirait l'émail par l'interposition d'une lame de plomb sur laquelle porteraient immédiatement les vis» (1).

Appareils pour les fractures du maxillaire supérieur.

Nous ne décrirons que les appareils de Morel-Lavallée et de Goiïres.

1° Appareils de Morel-Lamllée. — Dans le cas où une portion de l'arcade alvéolaire serait séparée du corps de l'os on pourrait se servir d'un moule de gutta-percha, comme celui'que nous avons vu employer par Morel-Lavallée, pour la fracture du maxilian-e mférieur. Cette manière de faire serait préférable au procède de de Graefe, indiqué dans Malgaigne (2).

S'il y avait enfoncement du corps de l'os, ou disjonction des deux os, on embrasserai! toute l'arcade alvéolaire dans un moule de gijlta-percha, et l'on pourrait refouler les fragments en arrière a 1 aide d une bandelette de diachylon, appliquée suf la lèvre supérieure, et passant au-dessus des oreilles pour aller se fixer par ses deux chefs à l'occiput (3).

Dans un cas où il existait une fracture simultanée des deux maxdlaires, Morel-Lavallée fit deux moules de gutta-percha îu il maintint appuyés l'un sur l'autre à l'aide d'une fronde Le noule embrassant l'arcade dentaire inférieure tient de lui-même • nais pour soutenir le moule de la mâchoire supérieure Morel- Lavalloe essaya en vain d'utiliser un ressort prenant son point 1 appui en arrière de la tête. Il eut alors l'idée d'appuyer le

(1) Loc. cit., t. 1, p. 393.

(2) Traité des fractures, etc., t. 1, p. 373

APPAREILS DE FllACTlRES.

moule sLniéricur sur celui de la mûclioirc inférieure ù l'aide de deux colonnes de gulla-percha, laissant entre elles une cuver- ,, ture suffisante pour permettre l'alimentation et l'expiration. Une épingle cliauffée enfoncée dans l'axe de ces colonnes, fut engagée à la façon d'un clou dans le moule inférieur, ce qui permit une immoïoilisalion suffisante des deux parties de l'appareil, i

2» Appareil de M. Goffres. — Il a été utilisé pour une ; fracture comminulive (1). 11 se compose de deux demi-cercles 4

FiG. îli,'— Appareil de M. Coffres,

croisés à angle droit, prenant appui sur l'occiput, les parties t à latérales de la tôle et le front à l'aide de lanières de caoutchouc. . - Une pelote sur laquelle existent deux vis est placée a 1 extrcmitéf frontale d'un de ces cercles; elle sert à maintenir deux tiges;S d'acier, un peu recourbées, pour passer sur les parties latérales^ du nez, et dont la partie inférieure, arrondie pour recevoir li^^i lèvre, pénètre dans la boucbe et présente une capsule métallique pouvant s'appliquer exactement sur le maxillaire fracture, gratt

(1) Bull, de Ihérap., 1 862, \. LXI1I, p. 218.

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