‹ Manuel de petite chirurgie [electronic resource]Chapitre 107 sur 256 · APPAREIL DE M. PÉAN · texte numérisé non relu

APPAREIL DE M. PÉAN

2° Appareil de Rigaud {de Strasbourg). — Une griffe fut implantée dans le fragment olécrânien, et une vis fut enfoncée dans l'extrémité supérieure du cilbitus. Un lien fixé à la griffe prenait son point d'appui sur la vis et ramenait ainsi les surfaces osseuses en contact, ce qui permit la formation d'un cal osseux (1).

Cet appareil est évidemment compliqué, et d'une application dangereuse, surtout pour une fracture aussi bénigne que celle de l'olécrâne.

3° Appareil de M. Nélaton. — « Plusieurs compresses graduées, disposées en forme de coin, sont appliquées à la partie postérieure du coude, de manière que la base du coin corresponde au sommet de l'olécrâne (fig. 246). Ces compresses sont fixées en ce point par quelques tours de bande; on applique ensuite , sur l'avant-bras et le bras, une bande roulée sèche, puis, par dessus, une bande eiiduile de dextrine, ou des attelles de carton, ramollies dans l'eau, et fixées] à l'aide d'une bande amidonné, comme le fait Seutin (2). »

Cet appareil doit ôlre laissé en place pendant quarante ou cinquante jours ; toutefois, il faut le visiter de temps en temps, et imprimer quelques mouvements à l'articulation, pour éviter une trop grande roideur.

4° Appareil de M. Péan. — L'appareil proposé par ce chirurgien ne devrait être utilisé que dans les fractures de l'olécrâne compliquées de plaies; d'ailleurs, le même système est applicable, selon lui, ii toutes les fractures compliquées, nécessitant des lavages, des pansements journaliers, etc.

Deux attelles (fig, 247) sont disposées, l'une en avant, l'autre en arrière du bras et de l'avant-bras, placés dans une position moyenne. Aux extrémités de chacune de ces deux attelles (légèrement courbées pour ce cas particulier), est un coussin adhérent fait avec de la ouate, recouverte de taffetas gommé, le tout fixé avec du diachylon. Deux courroies et des coussins, toujours fabriqués d'ouate et entourés de tissu gommé complètent cet appareil.

Contre l'opinion de M. Péan, nous croyons ces appareils peu

(1) Comptes rendus de la Soc. de méd. de Strasbourg, flécembre 1869.

(2) Nélaton, loc. cit., t. II, p. 339.

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solides; d'ailleurs l'auteur les combine avec l'emploi de gouttières de fd de fer très-fin.

ni. - Appareil de M. Péan pour les fractures du coude compliqué( de plaie.

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