GARIEL
3mplel et à l'ybri du froid qui n du ballon.
FiG. 253. — Ballon de c.noiilchouc.
^ Lorsque les besoins naturels se font sentir, on dégonfle le ballon obturateur, qui, réduit à un petit volume, glisse sans peine dans l'intervalle qui sépare les deux matelas, et l'on met à sa place un bassin. Le malade peut encore être lavé, essuyé, pansé s'il y a lieu, sans qu'il ait à faire le plus léger mouvement.
Le ballon obturateur, remis en place et insufflé, rétablit l'appareil tel qu'il a été décrit ci-dessus.
Cet heureux emploi de l'alèze perforée et du ballon obturateur qui appartient à M. le docteur Gariel, a permis de généraliser bien davantage l'usage du lil ordinaire.
T)(lià M. Flccbellc avait iberclié à. réaliser ces avanla-^es en imaginant des matelas spéciaux fraclionnés en quatre parties ce qui permettait de les renouveler sans trop déranger le mabde Toutefois ces matelas étaient assez difficiles à manœuvrer et n'em-
JAMAI.N. — l'eiiie cliii-., 5c édil. *
Al'l'AltKlLS m l'HAGTUlîKS.
pêcluiient pas la formation d'escliares au sacrum, aussi leur emploi n'est-il nullement entré dans la pratique usuelle (I).
B. — Récemmenton a employé des matelas d'eau pour prévenir la formation des escliares chez les malades soumis à un décubilus longtemps prolongé.
Le matelas construit par M. Galante sur les indications de M. Demarquay remplace à moins de frais le lit hydrostatique d'Arnott, de Londres (2). Il est constitué par deux lames de caoutchouc vulcanisé soudées l'une à l'autre par leurs bords, et maintenues par des rangées de capiton?. L'eau y est introduite par une large ouverture, se fermant instantanénient à l'aide d'un mécanisme des plus simples. Celle opération n'exige pas plus de deux à trois minutes. A l'un des angles du matelas, se trouve un tube muni à son extrémité d'un robinet (iig. 2.ï5).
FIG. 255. — Malelas hydrostatique de .M. Giilantc.
Ce matelas, convenablement rempli, présente environ 10 centimètres de hauteur. Sa capacité varie de 23 à 50 litres. Le plus souvent une ouverture circulaire d'environ 1 décimètre de diamètre, ménagée au centre, permet un libre cours aux déjections, dans les cas où les malades ne peuvent être déplacés.
L'appareil rempli d'eau est placé sur un lit ordinaire et couvert d'une alèze. L'eau que l'on y introduit doit avoir une température de 28 à 30 degrés. Le plus ordinairement elle n'est pas renouvelée et conserve sa chaleur pendant plusieurs semaines; cependant, dans certaines circonstances, on comprend qu'il soit utile de varier sa température.
(1) Bouvier, Ihdh tkl'Acad. do mi'd/'cine, 1853, t. \IH, p. 586.
(2) Gaz.méd.dc Paris, 1832. p. 720, et Gaiijot, loc. cit., t. I, p. /i76.
LiiS MÉCANIQUES.
Cet appareil a toujours donné d'excellents résultats dans les services où on l'a employé ; il soutient bien les malades/ prévient les escliares, et arrête leurs progrès quand elles sont déjà formées.
I Nous devons ajouter, toutefois, que l'appareil hydroslaliquede I M. Galante ne difiëre que fort peu des matelas et des coussins liy- [ drostatiques deW. Hooper (1 ), vulgarisés par César Hawkins(2); ces derniers mômes seraient peut-être plus facilement utilisables dans les lits ordinaires, de grandeurs si dilTérentes.
II. Lits mécaniques. — Ils sont très-nombreux, et nous n'examinerons ici que ceux qui sont d'un emploi journalier, renvoyant le lecteur à l'ouvrage si souvent cité de M. Gaujotpour avoir plus de détails (3).
A. Nosophore Rabiot. — L'appareil désigné sous ce nom consiste en un châssis (fig. 256) formé de quatre pièces ou barres
FlO. 250. — Nosoplioi'o Rnhiol.
de bois mobiles ; trois d'entre elles sont assemblées à charnières, de manière à pouvoir se replier les unes sur les autres, .et dès lors occuper fort peu de place ; quant à la quatrième barre, elle est entièrement libre et s'unit à volonté aux trois autres h l'aide de mortaises et de tenons. De cet assemblage résulte un parallélogramme allongé qui cnloure le lit où est couché le malade. Ce cadre, soutenu par quatre pieds à roulettes, est plus
(1) Gaujot, loc. cil., p.
(2) The Lancet, 1846.
(3) Loc. cit., p. 453-476.
APPAREILS DK FKACTUUES.
élevé que les dossiers de la couchelle, et supporte deux cylindres munis chacun d'un treuil et dont les deux bouts s'appuient sur les barres formant les côtés du cadre qui sont parallèles à l'axe longitudinal du lit. Ces deux cylindres, ou plutôt ces deux treuils, mis en mouvement à l'aide de manivelles, servent, ainsi que nous allons le dire, à soulever le malade, soit pour lui permettre de satisfaire à ses besoins, soit pour le mettre au l)ain, refaire son lit ou même le transporter d'une place à une autre.
Pour transmettre au malade l'action de cette machine, on place au-dessous de lui un certain nombre de courroies que l'auteur désigne sous le nom d'alèze, et dont l'ensemble constitue le support. Chacune de ces alèzes est glissée sous le malade, une
Lj
FiG. 257. — Hamac du nosophore Rabiot.
sous l'oreiller pour soutenir la tête, une sous les reins, deux, sous le siège, une sous les cuisses, une sous les mollets; puison passe de chaque côté dans les anneaux une corde, de manière à former un tout de ces diverses pièces et à constituer une espèce de hamac capable de supporter le malade (fig. 237).
Les cordes du hamac sont fixées par leurs deux extrémités aux , cylindres, en sorte qu'en imprimant à ceux-ci un mouvement de' rotation dirigé en sens contraire, on force les courroies à s'enrouler sur la surface de ces cylindres, ce qui diminue leur Ion-gueur, et par conséquent soulève graduellement le malade et; sans secousses (fig. 238). Il est alors aisé, soit en déplaçant la', couchette, soit en faisant avancer le nosophore, de placer le? malade au-dessus d'une baignoire dans laquelle on le descend! peu à peu, ou bien de le mettre sur un lit de rechange ou sur celui qu'il occupait d'abord, et que l'on a eu le temps et la facilité de refaire. Un encliquetage, convenablement adapté à chaque treuil, prévient les inconvénients qu'il y aurait, si accidentelle- ment ou venait à quitter la manivelle ou à cesser de la mainte-nir. On conçoit aussi qu'en modifiant convenablement la rotation i