CHAPITRE III
RUBÉFACTION.
La rubéfaction est cette coloration rouge et douloureuse de la peau, avec un léger gonÛement, qui disparaît dès que la stimulation qui l'a produite cesse d'agir. ^
Lorsque les causes stimulantes sont énergiques ou qu elles se prolonoent pendant un certain temps, il se forme sous la peau des phîyctènes plus ou moins larges, remplies de sérosité : il y
a vésication. . .
On conçoit parfaitement que la plupart des moyens qui doivent produire la vésication peuvent déterminer la rubéfaction ; mais il en est quelques-uns qui sont exclusivement employés pour rubélier la peau : ce sont les sinapismes. Les frictions peuvent aussi déterminer la rubéfaction ; trop longtemps prolongées, elles feront saigner la peau, déchireront l'épiderme, mais jamais elles ne détermineront la vésicalion. Ajoutons encore 1 emploi des orties et celui de quelques appareils spéciaux, généralement
peu usités. , • i • r„„
Nous n'avons pas à étudier ici le mode d action des médicaments rubéfiants ; à cet égard, nous renverrons le lecteur a la thèse d'agrégation de M . M. Raynaud (4 ).
§ 1. — Frictions.
Les frictions sont assez rarement employées, cependant on les merauëlquefois en usage pour assouplir les articulations, pour Tendre aux imiscles une^.artie de leur action, ou bien pour rappeler la chaleur à la surface de la peau. On se sert pour ^^^^^^^^^^^^^ brosses plus ou moins rudes, de brosses de flanell , d mo. cea« de laine ou bien encore d'un linge sec et un P^"/ ^f' ^ .^^^ tissus sont promenés rapidement sur la surface de la peau, mais il faut avoir soin de ne pas déchirer 1 epiderme.
(1) Do la révulsion. Paris, 18GG.